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Les fruits retrouvés, patrimoine d'avenir. Histoire et diversité des espèces anciennes du Sud-Ouest
Leterme Evelyne ; Lespinasse Jean-Marie
ROUERGUE
54,00 €
Épuisé
EAN :9782812621291
Les variétés fruitières locales, oubliées, parfois méprisées pendant plusieurs décennies, aux calibres moins homogènes et aux épidermes moins parfaits que ceux auxquels s'est accoutumé le consommateur, représentent un trésor, un patrimoine lentement constitué au cours des siècles, grâce aux soins patients des paysans. Les recherches du Conservatoire d'Aquitaine ont permis d'inventorier une part de l'énorme création variétale qui eut lieu au fil des siècles, notamment dans le Sud-Ouest. Une première phase de travail a permis de rassembler le matériel végétal dans le premier verger conservatoire des Landes et d'y découvrir les familles et les synonymies variétales. Aujourd'hui, après une évaluation plus approfondie de ce patrimoine génétique, en particulier au niveau des modes de fructification et de son comportement vis-à-vis des parasites, nous savons qu'il peut jouer un rôle fondamental dans la création de variétés nouvelles, riches en parfums et adaptées à une culture respectueuse de l'environnement. Dans cet ouvrage, chaque variété est présentée grâce à : un historique de la plante dans son milieu, une présentation de l'arbre (son port et ses ramifications), son mode de fructification (sa branche fruitière et ses organes fructifères), sa phénologie (son débourrement, sa floraison, la maturité de ses fruits), une description du fruit (forme, coloration, maturité, sa chair et sa qualité, sa conservation), les comportements connus de la variété vis-à-vis des maladies, de sa régularité de production, de son adaptation à un terroir... Les caractères facilitant la reconnaissance variétale sont représentés par l'image : des photos accompagnent la description selon trois éléments indissociables, l'arbre, la branche fruitière et le fruit. Un dessin précise la particularité variétale de la ramification et de la fructification. Avec Les Fruits retrouvés, patrimoine de demain, c'est un inventaire inédit et exceptionnel de 660 variétés fruitières décrites, accompagnées de près de 1600 photos et 318 dessins scientifiques, qui est offert au public.
Aujourd'hui, le "numérique" est partout. Du transport à l'alimentation en passant par la santé ou le logement, difficile de trouver une sphère d'activité qui échappe encore à son emprise. Du moins dans les pays du Nord. Au Sud, les progrès de la numérisation restent plus inégaux. Ils n'en posent pas moins question. D'abord, parce que les technologies numériques reposent sur une exploitation massive des ressources de la nature – ce qu'on appelle l'"extractivisme" – et une fuite en avant écologique dont le Sud est la première victime à l'échelle mondiale. Ensuite, parce que leur déploiement profite avant tout à une poignée de multinationales qui concentrent un pouvoir inédit grâce à l'exploitation de quantités toujours croissantes de "données". Enfin, parce que la gouvernance et l'infrastructure globales du numérique sont aujourd'hui dominées par le Nord et le secteur privé, avec à la clé de nouvelles formes de dépendance et d'exploitation. Mais les résistances s'organisent. Des Etats cherchent à promouvoir leur "industrialisation numérique" ou plus largement leur "souveraineté technologique". En parallèle, des mouvements sociaux défendent un usage démocratique, écologique et émancipateur du numérique, face aux instrumentalisations du capitalisme de plateforme, mais aussi de la surveillance étatique.
Extrait Extrait de l'introduction Le verger a pris des apparences bien différentes au cours de l'histoire. Toutefois, lorsqu'on évoque ce mot, apparaissent généralement à l'esprit deux types bien marqués, plus proches de la représentation symbolique que de la réalité : d'un côté les vergers modernes très denses et très équipés, de l'autre le verger de pommiers à cidre avec ses arbres à hautes tiges de l'ouest de la France. Toutes les autres formes ont universellement disparu de notre mémoire. Pourtant, durant la plus grande partie de l'histoire rurale, le «verger» était intégré aux autres productions agricoles. Dans toutes les exploitations, les arbres fruitiers étaient intimement liés aux cultures, à l'élevage, mêlés aux vignobles, présents dans les jardins, associés à tous les paysages. Ils se trouvaient aussi dans les lieux non agricoles, dans les parcs des demeures, des châteaux, des abbayes... Le système «verger» du dernier quart du XXe siècle est devenu en quelque sorte «restrictif», oblitérant les paysages autrefois révélés par la présence des grands arbres fruitiers dans l'ensemble des cultures. Toutes les espèces étaient représentées, profusément variées et nombreuses, que ce soit les plus communes, celles qui produisent des fruits à pépins (pommiers, poiriers), à noyaux (cerisiers, pêchers, pruniers, abricotiers) ou à fruits secs (châtaigniers, noisetiers, noyers). Mais on en rencontrait bien d'autres, comme les cognassiers, les néfliers communs, ou encore, dans les régions du Sud, les amandiers, figuiers, citrus, mûriers, oliviers, néfliers du Japon... sans oublier les fruitiers lianes - vignes, et plus récemment actinidia -, et ailleurs dans le monde les innombrables fruitiers tropicaux. Tous ont en commun d'avoir été adoptés par l'homme, adaptés à ses besoins et soumis à son imagination créatrice agricole. Pendant la très longue période de son utilisation humaine jusqu'à celle qui est apparue au début du XXe siècle, l'arbre fruitier, intimement intégré au paysage rural, produit des fruits avec des interventions humaines très limitées, voire quasiment inexistantes après sa plantation, à quelques exceptions près (et je pense à la vigne sur laquelle elles étaient fréquentes). La taille des arbres fruitiers des campagnes y était limitée aux premières années de leur vie. Seuls les arbres des châteaux, taillés en palmettes, ont fait l'objet de soins d'autant plus attentifs qu'ils devaient subir des opérations de tailles sévères très régulières. Les parasites étaient généralement acceptés ou subis et ne faisaient pas l'objet d'une lutte systématique, probablement en raison de niveaux d'attaques bien moindres, d'absence de mesures de lutte et d'une majorité de variétés peu sensibles. Ce n'est véritablement qu'après la Première Guerre mondiale, et de plus en plus ensuite, que le recours à des molécules chimiques a fait son apparition pour limiter les pertes de fruits liées au parasitisme en expansion. Conséquence inattendue et pourtant évidente avec le recul, les parasites se sont adaptés bien plus vite que les végétaux et les hommes avec leur panoplie de produits. Ce sont dans certains cas les produits eux-mêmes qui ont entraîné la prolifération des parasites soit par sensibilisation des plantes à de nouvelles formes de parasitisme soit par adaptation des parasites par mutation.
Résumé : Forte de ce qu'elle a appris des paysans auprès desquels elle prospecte des variétés anciennes depuis plus de trente ans et de sa pratique de l'arboriculture, Evelyne Leterme dessine dans ce livre ce que pourrait être un verger d'avenir, à haute valeur biologique et s'appuyant sur la diversité génétique. Regarder le vivant sans rien préjuger, c'est la règle qu'elle a faite sienne, c'est l'exigence qui nourrit ce plaidoyer pour une arboriculture qui aborde l'arbre dans sa globalité, en lien avec la vie du sol et celle de son environnement proche, de l'entomofaune aux oiseaux et chauve-souris jusqu'aux micro-organismes utiles. Riche d'exemples et de conseils pratiques agrémentés de nombreuses photographies et schémas, ce livre relate plusieurs expériences réussies autour des haies fruitières et des associations de plantes, autant de promesses pour une pratique novatrice. Un livre précurseur signé par une lauréate de la Fondation de la vocation qui, en créant le Conservatoire végétal d'Aquitaine en 1980, s'est inscrite dans un mouvement d'avant-garde.
L'"avenir du travail" est le sujet du moment dans le petit monde de la "gouvernance mondiale". Toutes les organisations internationales, ou presque, en ont fait une priorité, sans parler des think tanks et autres cabinets de conseil. Leur point commun ? : penser cet avenir sous l'angle étroit de la "quatrième révolution industrielle" – avec ses robots, ses imprimantes 3D et ses plateformes numériques – pour mieux vendre des (dé)régulations du travail. Mais de quel travail parle-t-on exactement ? A qui ces discours et analyses sont-ils destinés ? Dans quels buts ? Aujourd'hui, les trois quarts des travailleur·euses de la planète font partie de ce qu'on peut appeler le "Sud global". Leur écrasante majorité sans accès à un emploi formel ni aux protections qui lui sont encore liées. Les imprimantes 3D et les algorithmes sont le cadet de leurs soucis. Ce sont pourtant les grand·es absent·es du débat sur l'"avenir du travail". Il est urgent de faire la critique de ce "débat" pensé et organisé par les multinationales et les Etats, avant tout du point de vue de celles et ceux qu'ils s'obstinent à marginaliser. Ce livre donne la parole à des activistes, syndicalistes et universitaires qui sont en première ligne pour penser et agir sur l'"avenir du travail" dans les périphéries de l'économie mondiale.
Deux mois de stage dans un journal local, sur une île paradisiaque de Norvège, c'est une façon sympa de passer son été.Mais Engel a une grande gueule et une fâcheuse tendance à se faire des ennemis.Et comme elle n'est pas du genre à écrire de gentils articles sur la kermesse du coin, elle va mettre son nez et son appareil photo un peu partout... au risque de foncer tête baissée dans ce gui pourrait être sa première et dernière enquête.Un polar nordique haletant.Née en 1976, Ingelin R
Eben est un adolescent d'aujourd'hui, à la peau sombre et aux yeux bleus. Ces yeux bleus, il découvre un jour qu'il sont la marque de l'Histoire coloniale de son pays, la Namibie, et notamment des massacres et des viols perpétrés par les Allemands au début du XXe siècle contre sa tribu, les Hereros. Un nouveau récit historique d'Elise Fontenaille sur un génocide très peu connu en Europe, qui en annonçait d'autres. En parallèle, l'auteur publie Le blue book, version pour les adultes, chez Calmann-Levy.
C?est la véridique histoire d?un adolescent américain, Colton Harris-Moore, que nous raconte cette fois-ci Elise Fontenaille. Cela s?est passé récemment sur l?île Orcas, entre Vancouver et Seattle. Colton vit là depuis toujours dans un mobil home avec sa mère, une serveuse de bar alcoolique qui adore son fils et a toujours été fière de son intelligence et de sa débrouillardise. Car tout jeune, plutôt que d?aller à l?école, Colton a préféré pêcher, chasser? mais aussi voler, d?abord des glaces ou des pizzas dans les congélateurs des voisins, puis en grandissant des voitures, des bateaux? et finalement des petits avions, les Cessna, très utilisés sur cet archipel, qu?il a appris à conduire sur des jeux de simulation. Car à quatorze ans, après s?être enfui d?un foyer pour jeunes délinquants, Colton a décidé de vivre libre dans la forêt, comme un Indien, un homme sauvage. Il tient deuxans ainsi, se réfugiant dans les maisons de vacances, détournant des numéros de cartes bleues et se faisant livrer à domicile, insaisissable car ne restant jamais plus de quelques heures au même endroit. Au point qu?il devient l?ennemi public numéro 1 de la région? Recherché par le FBI, sa tête est mise à prix 10 000 dollars et les gens du coin s?organisent en milices pour l?arrêter? Mais dans le même temps, Colton est un héros de légende pour des dizaines de milliers de jeunes qui ont créé une page facebook pour le soutenir, vendent des tee-shirts avec sa gueule d?ange dessus? Colton a finalement été arrêté en juillet 2010.
Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et incompris de ses parents. Dès l arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces « mauvaises fréquentations ». Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam: depuis longtemps il a pris l habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu il est d exprimer sa souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir « libérer son sang » pour se sentir mieux. « Tant que je saigne, je suis vivant », dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même. Samy, à l inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s afficher ensemble au collège et tant pis si on les traite de « lopettes satanistes ». Résistant à la colère paternelle, Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s embrasser. L amour entre les deux garçons est si puissant qu on pourrait espérer qu il libère Dam de sa souffrance. Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du roman trouve enfin son explication: faire l amour pour la première fois... ou mourir. Résumer ce livre est une entreprise frustrante car il contient bien plus que ces mots clefs si tendance dans le roman ado: gothiques, homosexualité, scarifications. C est un roman exceptionnel par sa justesse d écriture, son émotion, et la fin vous laissera pantois. Pour l anecdote, l auteur n a envoyé ce livre à des éditeurs que parce qu une de ses amis l a forcée à le faire.... Elle ne croyait pas qu il puisse intéresser quelqu un!