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La biodiversité amie du verger
Leterme Evelyne
ROUERGUE
29,90 €
Épuisé
EAN :9782812606441
Extrait Extrait de l'introduction Le verger a pris des apparences bien différentes au cours de l'histoire. Toutefois, lorsqu'on évoque ce mot, apparaissent généralement à l'esprit deux types bien marqués, plus proches de la représentation symbolique que de la réalité : d'un côté les vergers modernes très denses et très équipés, de l'autre le verger de pommiers à cidre avec ses arbres à hautes tiges de l'ouest de la France. Toutes les autres formes ont universellement disparu de notre mémoire. Pourtant, durant la plus grande partie de l'histoire rurale, le «verger» était intégré aux autres productions agricoles. Dans toutes les exploitations, les arbres fruitiers étaient intimement liés aux cultures, à l'élevage, mêlés aux vignobles, présents dans les jardins, associés à tous les paysages. Ils se trouvaient aussi dans les lieux non agricoles, dans les parcs des demeures, des châteaux, des abbayes... Le système «verger» du dernier quart du XXe siècle est devenu en quelque sorte «restrictif», oblitérant les paysages autrefois révélés par la présence des grands arbres fruitiers dans l'ensemble des cultures. Toutes les espèces étaient représentées, profusément variées et nombreuses, que ce soit les plus communes, celles qui produisent des fruits à pépins (pommiers, poiriers), à noyaux (cerisiers, pêchers, pruniers, abricotiers) ou à fruits secs (châtaigniers, noisetiers, noyers). Mais on en rencontrait bien d'autres, comme les cognassiers, les néfliers communs, ou encore, dans les régions du Sud, les amandiers, figuiers, citrus, mûriers, oliviers, néfliers du Japon... sans oublier les fruitiers lianes - vignes, et plus récemment actinidia -, et ailleurs dans le monde les innombrables fruitiers tropicaux. Tous ont en commun d'avoir été adoptés par l'homme, adaptés à ses besoins et soumis à son imagination créatrice agricole. Pendant la très longue période de son utilisation humaine jusqu'à celle qui est apparue au début du XXe siècle, l'arbre fruitier, intimement intégré au paysage rural, produit des fruits avec des interventions humaines très limitées, voire quasiment inexistantes après sa plantation, à quelques exceptions près (et je pense à la vigne sur laquelle elles étaient fréquentes). La taille des arbres fruitiers des campagnes y était limitée aux premières années de leur vie. Seuls les arbres des châteaux, taillés en palmettes, ont fait l'objet de soins d'autant plus attentifs qu'ils devaient subir des opérations de tailles sévères très régulières. Les parasites étaient généralement acceptés ou subis et ne faisaient pas l'objet d'une lutte systématique, probablement en raison de niveaux d'attaques bien moindres, d'absence de mesures de lutte et d'une majorité de variétés peu sensibles. Ce n'est véritablement qu'après la Première Guerre mondiale, et de plus en plus ensuite, que le recours à des molécules chimiques a fait son apparition pour limiter les pertes de fruits liées au parasitisme en expansion. Conséquence inattendue et pourtant évidente avec le recul, les parasites se sont adaptés bien plus vite que les végétaux et les hommes avec leur panoplie de produits. Ce sont dans certains cas les produits eux-mêmes qui ont entraîné la prolifération des parasites soit par sensibilisation des plantes à de nouvelles formes de parasitisme soit par adaptation des parasites par mutation.
Leterme Evelyne ; Bernhard René ; Lespinasse Jean-
Résumé : Dans cette nouvelle version revue et augmentée, Evelyne ? Leterme nous confirme que le greffage des arbres fruitiers est assez aisé lorsque l'on prend soin de respecter un minimum de règles, en particulier le choix de la technique en fonction de l'état végétatif et de la période de l'année, sans oublier la précision des gestes. Mais le scion obtenu, aussi beau soit-il, nécessite des soins que l'on oublie parfois de lui accorder avec suffisamment d'attention et de rigueur. Cet ouvrage, agrémenté de 167 photos couleur et de nombreux dessins, décrit et met à la portée de tous les différentes techniques de greffage ainsi que les opérations d'entretien des arbres qui permettent d'atteindre l'objectif final de ces travaux ? : obtenir le plus rapidement possible de jolis fruits dans son verger.
En observant bien les variétés d?arbres fruitiers, on découvre qu?elles sont toutes différentes et que chacune d?entre elles possède un type de ramification puis de fructification particulier. Cette organisation naturelle, libre est la plus harmonieuse et la plus efficace en matière d?édification de l?arbre puis d?induction de la fructification (rapidité de la mise à fruit et équilibre entre croissance annuelle et fructification). La volonté de faire rentrer de force la variété dans une forme géométrique détruit sa façon naturelle et particulière de ramifier et de fructifier. Elle oblige l?homme à maintenir chaque année, artificiellement, un équilibre précaire entre les lieux où s?expriment la croissance et les lieux où se développent la fructification qui se dissocient au lieu de collaborer. Plus sévère est la taille, plus dominant est « l?arbre » alors que la formation de la fleur, son induction puis son évolution vers le fruit, seront incertains et incomplets. Si nous respectons cette construction naturelle de l?arbre puis son mode de fructification, nous n?imposerons plus de tailles artificielles de formation puis de fructification. Nous interviendrons comme des éducateurs, en favorisant les caractéristiques de chaque variété. Cette vision doit provoquer en nous un contrôlede nos « réflexes sécateurs » que nous avons acquis par atavisme. Vouloir ramener systématiquement le fruit sur le centre de l?arbre ou arrêter l?arbre en hauteur avec le sécateur sont autant de pratiques, d?interventions instinctives et destructrices, non respectueuses de la nature et qui n?ont aucune signification physiologique. Dans cet ouvrage, 15 espèces différentes sont traitées. Ne plus tailler les arbres fruitiers pour obtenir en priorité une forme géométrique et structurée mais les accompagner dans leur développement naturel pour obtenir une mise à fruit rapide et de bonne qualité est le but que se sont assignés 24 auteurs et collaborateurs qui se sont regroupés pour traiter chacun d?une espèce particulière sur laquelle leur expérience est irremplaçable.
La crise du covid a rappelé l'importance et la fragilité des systèmes sanitaires nationaux et internationaux. Elle a également mis en lumière les profondes inégalités mondiales en la matière. Et si l'on suit l'OMS en définissant la santé non pas uniquement comme l'absence de maladie. mais comme un état de complet bien-être physique. mental et social. alors les fractures entre pays. mais aussi entre classes, genres et identités ethno-raciales apparaissent encore plus abyssales. Au-delà de l'accès à la santé. c'est aussi dans sa production même que s'observent les déséquilibres et les relations de pouvoir entre et au sein des pays. La lutte autour des brevets, par exemple. montre à quel point les savoirs médicaux sont encore trop souvent produits et appropriés par une poignée de sociétés privées du Nord pour répondre aux "besoins" de santé... du Nord. Et l'analyse des "chaînes mondiales du care" révèlent l'étendue du pillage opéré par les pays riches dans les "ressources humaines sanitaires" du Sud. Face à ces injustices, les appels à une "décolonisation de la santé mondiale" se multiplient, non sans soulever leur propre lot de débats et de luttes de pouvoir. Reste un enjeu fondamental : comment élaborer d'authentiques "politiques publiques sanitaires mondiales" permettant de réduire les inégalités. de démocratiser les savoirs et de sortir la santé des logiques marchandes dans lesquelles elle est enfermée aujourd'hui.
Après avoir été repéré par un agent recruteur, Kounandi quitte son Mali natal à 13 ans pour jouer au football en France. Il rêve déjà de devenir l?un de ces footballeurs africains que s?arrachent les grands clubs européens. Mais il va vite découvrir l?envers du décor: pour un seul élu, des centaines d?autres victimes de ce trafic de jeunes joueurs. Jugé pas assez prometteur, il se trouve rapidement abandonné dans la banlieue parisienne sans argent ni papiers? Un roman inspiré de faits réels: de centaines de jeunes africains débarquent chaque année en Europe, victimes de filières pas toujours honnêtes.
Damien est un garçon trop sensible, méprisé par ses copains de classe depuis toujours et incompris de ses parents. Dès l arrivée dans son nouveau collège, il se retrouve par miracle sous la protection de la bande de gothiques et de son leader, Samy, un garçon lumineux, intelligent et doux, en dépit de son look radical. Très vite, Damien devient Dam, adopte piercings et vêtements noirs et, surtout, trouve auprès de Samy un véritable ami, et peut-être plus, au point de déclencher des représailles chez son père, contre ces « mauvaises fréquentations ». Au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre la profondeur de la souffrance de Dam: depuis longtemps il a pris l habitude de se scarifier les cuisses, incapable qu il est d exprimer sa souffrance et sa solitude. Il lui faut chaque soir « libérer son sang » pour se sentir mieux. « Tant que je saigne, je suis vivant », dit-il. Car Dam a peur, de tout le monde et surtout de lui-même. Samy, à l inverse, est un garçon bien dans sa tête et dans son corps, et sait dire très naturellement son attirance pour Dam. Les deux garçons finissent par s afficher ensemble au collège et tant pis si on les traite de « lopettes satanistes ». Résistant à la colère paternelle, Dam retrouve Samy en cachette, pour parler, écouter de la musique et s embrasser. L amour entre les deux garçons est si puissant qu on pourrait espérer qu il libère Dam de sa souffrance. Le jour de son anniversaire, les deux garçons se retrouvent dans sa chambre et le titre du roman trouve enfin son explication: faire l amour pour la première fois... ou mourir. Résumer ce livre est une entreprise frustrante car il contient bien plus que ces mots clefs si tendance dans le roman ado: gothiques, homosexualité, scarifications. C est un roman exceptionnel par sa justesse d écriture, son émotion, et la fin vous laissera pantois. Pour l anecdote, l auteur n a envoyé ce livre à des éditeurs que parce qu une de ses amis l a forcée à le faire.... Elle ne croyait pas qu il puisse intéresser quelqu un!
Eben est un adolescent d'aujourd'hui, à la peau sombre et aux yeux bleus. Ces yeux bleus, il découvre un jour qu'il sont la marque de l'Histoire coloniale de son pays, la Namibie, et notamment des massacres et des viols perpétrés par les Allemands au début du XXe siècle contre sa tribu, les Hereros. Un nouveau récit historique d'Elise Fontenaille sur un génocide très peu connu en Europe, qui en annonçait d'autres. En parallèle, l'auteur publie Le blue book, version pour les adultes, chez Calmann-Levy.
Ils sont quatre, tassés dans un van, avec 2500 kilomètres de highway devant eux, depuis Vancouver jusqu'à Santa Fe. Il y a Mina, une petite brune mignonne qui photographie tout ce qu'elle voit. Moon, un grand Indien baraqué, le genre qui plaît aux filles. Blondie, une Chinoise teinte en blonde, comme Marilyn Monroe. Et Herb, qui a fui son ghetto de riches, les cendres de son grand-père sous le bras. Le van file au travers des forêts et des déserts. Un décor de western ou de road-movie, à part que c'est la vraie vie. Avec des rencontres, des rires, le souvenir des morts... et des coups de foudre! Biographie de l'auteur Née en 1960, Élise Fontenaille écrit des romans pour les adultes, dont le dernier, Unica (Livre de Poche), a reçu le Grand Prix de la SF 2008 et le Prix Rosny. Chasseur d'orages est son premier roman pour adolescents.