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The end
Lestrade Didier
DENOEL
23,35 €
Épuisé
EAN :9782207254240
Le sida ne fait plus peur. Ce constat peut sembler incroyable pourtant, depuis l'arrivée des multithérapies en 1996, la prise de risque dans les relations sexuelles s'est imposée jusqu'à devenir un style de vie : le bareback. Une sexualité libérée passe désormais par le sida. Le préservatif est devenu un repoussoir. Résultat : une nouvelle vague de l'épidémie touche les pays riches. La prévention en direction des homosexuels est en train d'échouer, à la faveur notamment du développement du business du sexe et de la multiplication des rencontres sur le web. Cet abandon de l'orthodoxie d'une sexualité protégée est l'un des symptômes les plus significatifs de la perte de repères qui affecte les gays. Consumérisme forcené, individualisme aliénant, futilité permanente ne sont que des échappatoires au désespoir et au repli où les homosexuels sont acculés. Au-delà des atteintes du sida, ce dépérissement touche également à l'essence de l'homosexualité. La pornographie, la house music, l'esprit communautaire, la drague, les sentiments amoureux sont pollués par un état d'esprit délétère qui valorise la dépression. Les associations de lutte contre le sida semblent désarmées face à l'apologie de la contamination. Bien qu'elles aient pris conscience avec retard des problèmes posés par le bareback, elles seules sont susceptibles de pallier la démission des pouvoirs publics sur le sujet. L'espoir est mince. La place des gays au sein de la société est donc menacée. Une fin éventuelle qui aurait des conséquences désastreuses pour une communauté déjà fragilisée par l'épidémie depuis plus de vingt ans. Jusqu'à présent, pratiquement personne n'a osé s'élever contre les dérives mortifères à l'?uvre dans l'homosexualité au nom d'une prétendue liberté d'écrire et d'agir. Ce livre est une défense des valeurs qui devraient fonder les relations entre les gays. Alors que les contaminations reprennent, un débat doit s'ouvrir au plus vite. Il en va du futur des homosexuels. Avec le bareback, l'amour, le sexe et l'épidémiologie sont à nouveau liés.
La communauté gay est depuis longtemps perçue comme une minorité engagée à gauche, tolérante et progressiste. Figure éminente et dérangeante de la communauté gay, Didier Lestrade affirme que ce n'est plus le cas. Il montre, dans ce livre bref et polémique, que le racisme gagne du terrain chez les gays, en France mais aussi en Europe. On oublie ainsi souvent que Pim Fortuyn, le leader de l'extrême droite aux Pays-Bas, était ouvertement gay. Et, à la différence de son père, Marine Le Pen s'est bien décidée à "draguer" les homosexuels qui, parfois, se laissent séduire par son discours. Mais ce n'est pas tout. La France découvre l'égoïsme et l'absence de scrupule de certaines personnalités gays, comme Frédéric Mitterrand et François-Marie Banier dont les "frasques" (pour rester poli) sont révélées à l'opinion publique. Pour Didier Lestrade, cette élite gay (souvent au "placard"), obsédée par ses privilèges, son prestige et son argent, témoigne aussi de la droitisation des gays, symptôme d'un individualisme et d'un consumérisme forcenés qui gagnent la communauté. La charge est rude, elle appuie là où ça fait mal. Un livre fort, emporté, drôle, personnel.
Résumé : Tandis que Fabrice termine le tome 3 de Journal, une certaine reconnaissance de son travail lui fait rencontrer artistes et intellectuels qui structurent son émancipation politique. Mais n'est-elle pas encore pour certains privilégiés ? Les slogans progressistes cosmétiques peuvent-ils augmenter le territoire concret des rencontres entre hommes quand celui-ci a toujours la même surface au sol ?
Résumé : 1981. Didier Lestrade a 23 ans. Il commence un journal intime qu'il tiendra jusqu'en 1986. Commencé alors que le sida vient d'apparaître en Californie, ce journal se termine au moment où l'épidémie arrive à Paris. Ce sont les années du Palace, du 7, du Trap et de la rue Sainte-Anne. Les années Erasure, Bronski Beat ou Defunkt. Les années d'une certaine insouciance pour les homosexuels mais les débuts d'une lutte pour leur affirmation. Didier Lestrade est alors au c?ur de ce milieu. Magazine, la revue qu'il anime, donne la parole aux acteurs de la scène homosexuelle underground de l'époque. " Mag partait d'un constat politique où le misérabilisme n'avait pas la moindre place, il n'y avait jamais d'espace consacré à la dureté de la vie homosexuelle, la réalité sociale. Nous vivions dans un monde imaginaire où tout le monde était brillant, bien foutu, avec des bites énormes. Nous prenions à la lettre les dessins de Tom of Finland. " Ce livre est la chronique de ces rencontres, de ces expériences, de cette vie dans le Paris du début des années 80. Une vie qui fut celle de beaucoup. Une vie tranchée par le sida.
En 1989, Didier Lestrade, avec Pascal Loubet et Luc Coulavin, crée Act Up-Paris, sur le modèle d'Act Up-New York. Il raconte ici dix années durant lesquelles l'association de lutte contre le sida a construit et porté un discours politique à travers des campagnes de communication choc, terriblement ef?caces. Il décrit comment Act Up a réussi à rendre visibles les séropositifs et la communauté gay, à pointer le cynisme de l'industrie pharmaceutique, tout en s'impliquant dans l'élaboration des traitements. Ce sont des formes de militantisme inédites que l'association a inventées, devenues depuis des modèles pour nombre de mobilisations.L'auteur propose un récit intime d'un combat collectif mené contre la maladie, la mort et l'inaction de l'État. Ce texte, riche d'une mémoire puissante et empreint d'espoir, est d'une actualité brûlante. Alors qu'en ce début des années 2020, près de trente-huit millions de personnes vivent encore avec le VIH dans le monde et que les campagnes de dépistage sont limitées, la voix d'Act Up-Paris retrouve toute sa force.Table des matières : Été 2017..., par Didier LestradePréface, par Larry KramerAvant-propos, par Didier LestradePremière partieAvant Act Up-ParisLa genèseUn nouveau type d'associationIl n'y a pas de mauvaise publicitéLa famille choisieL'apprentissage de la confusionLa RHLe théâtreLa charte graphiqueLe complexe d'inférioritéL'autodérision et la surenchèreLe détournement de l'imageUne grande association avec un petit budgetLe bruit et la fureurLa cohérenceUn héritage américainL'overdosePoursuivre la révolteLa commission médicaleLes Principes de DenverUn pouvoir dans le pouvoirGolden AgeLe puzzleUne parole d'expertLe retard françaisLes traitements alternatifsUn séropositif à l'ANRSLa plus belle réussite d'Act UpLe début d'une coalition interassociativeLe déclicPénétrer dans la rechercheLe protocole compassionnelLes femmes dans la rechercheL'affaire saquinavirTAGEnfin, AidesLe cauchemar de BudapestPremière grande victoireNathalie DagronLa consécrationTraiter tôt, traiter fortUne année d'insoucianceUn climat dépressionnaireLe précipiceLe coup basLe renouveauLe déclin américainLe schismeDeuxième partie10 ansLa Journée mondiale du sida1990L'affaire SomervilleLa montée en puissancePremièreGay Pride1991Le divorceL'outingÀ l'assaut de l'AFLSVoyage à FlorenceJoëlle BouchetUne belle victoireTo sat ShivahLife goes on, you know1992La journée de CleewsLa chambre haute1993Contre RocheContre GuibertLa consécration1994To sat Shivah (bis)La guerre de successionUn enterrement politiqueUn beau 1er décembre1995Le relapseSida is entertainmentLe prophèteLove parade1996Pays de merdeUne AG peu glorieuse1997Le mouvement socialNSLGUn îlot lynchien1998Vers une autodissolutionUne légère gêne1999Un outing avortéSo you think you're fierce ?Instant karmaPostface à la première éditionPostfaceUne histoire presque oubliéeLe retour des pandémiesAct Up aujourd'huiRemerciements.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.