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Kinsey 6. Journal des années 80
Lestrade Didier
DENOEL
21,80 €
Épuisé
EAN :9782207252192
1981. Didier Lestrade a 23 ans. Il commence un journal intime qu'il tiendra jusqu'en 1986. Commencé alors que le sida vient d'apparaître en Californie, ce journal se termine au moment où l'épidémie arrive à Paris. Ce sont les années du Palace, du 7, du Trap et de la rue Sainte-Anne. Les années Erasure, Bronski Beat ou Defunkt. Les années d'une certaine insouciance pour les homosexuels mais les débuts d'une lutte pour leur affirmation. Didier Lestrade est alors au c?ur de ce milieu. Magazine, la revue qu'il anime, donne la parole aux acteurs de la scène homosexuelle underground de l'époque. " Mag partait d'un constat politique où le misérabilisme n'avait pas la moindre place, il n'y avait jamais d'espace consacré à la dureté de la vie homosexuelle, la réalité sociale. Nous vivions dans un monde imaginaire où tout le monde était brillant, bien foutu, avec des bites énormes. Nous prenions à la lettre les dessins de Tom of Finland. " Ce livre est la chronique de ces rencontres, de ces expériences, de cette vie dans le Paris du début des années 80. Une vie qui fut celle de beaucoup. Une vie tranchée par le sida.
Un cheikh est souvent un chef de tribu ou un notable vers lequel le groupe se tourne pour recueillir des conseils. Mais dans une société industrielle comme la nôtre, dans le milieu homosexuel où la crise identitaire est parvenue à son sommet, peut-il en exister encore? Oui. A sa manière, Didier Lestrade en est un. Après plus de vingt ans d'activisme, ce journaliste, homosexuel et séropositif, a quitté la capitale pour s'installer sur une colline où, depuis quatre ans, il accueille ses amis venus lui raconter la vie en train de continuer à Paris sans lui. Et observe le monde en suivant les traces du cultissime Walden d'Henry David Thoreau. Isolement, autarcie, décroissance, slow culture, ébullition de l'Internet, pornographie, silence et contemplation de la nature pourraient être les mots clefs résumant les sujets abordés dans cet ouvrage. Poésie, trahison, rejet et émerveillement, soulagement et colère aussi, tant ce "journal de campagne" offre des pistes amoureuses et morales permettant d'affronter l'évolution d'une génération qui manque singulièrement de sagesse. Ce livre n'est donc pas seulement la révélation de la face cachée de l'homosexualité moderne, c'est un récit personnel et polémique qui prend à témoin la société. C'est le message d'un cheikh d'aujourd'hui qui veut croire que son expérience peut servir. Un livre qui annonce une nouvelle vie.
La communauté gay est depuis longtemps perçue comme une minorité engagée à gauche, tolérante et progressiste. Figure éminente et dérangeante de la communauté gay, Didier Lestrade affirme que ce n'est plus le cas. Il montre, dans ce livre bref et polémique, que le racisme gagne du terrain chez les gays, en France mais aussi en Europe. On oublie ainsi souvent que Pim Fortuyn, le leader de l'extrême droite aux Pays-Bas, était ouvertement gay. Et, à la différence de son père, Marine Le Pen s'est bien décidée à "draguer" les homosexuels qui, parfois, se laissent séduire par son discours. Mais ce n'est pas tout. La France découvre l'égoïsme et l'absence de scrupule de certaines personnalités gays, comme Frédéric Mitterrand et François-Marie Banier dont les "frasques" (pour rester poli) sont révélées à l'opinion publique. Pour Didier Lestrade, cette élite gay (souvent au "placard"), obsédée par ses privilèges, son prestige et son argent, témoigne aussi de la droitisation des gays, symptôme d'un individualisme et d'un consumérisme forcenés qui gagnent la communauté. La charge est rude, elle appuie là où ça fait mal. Un livre fort, emporté, drôle, personnel.
Résumé : En 1989, Didier Lestrade, entouré de Pascal Loubet et de Luc Coulavin, crée Act Up-Paris, sur le modèle d'Act Up-New York. Il raconte ici les dix premières années durant lesquelles l'association de lutte contre le sida va construire et porter un discours politique à travers des campagnes de communication extrêmes, parfois violentes, toujours efficaces. Il explique comment elle a réussi à rendre visibles les séropositifs et la communauté gay, tout en s'impliquant fortement dans l'élaboration des traitements. Contrairement à d'autres ouvrages sur le sujet, l'auteur délaisse le côté théorique et réhumanise le récit du combat mené contre la mort et la maladie en racontant ses sentiments, ses espoirs, ses doutes et ceux des militants qui l'entourent. Un texte d'une actualité toujours aussi brûlante, dont l'émotion et l'intelligence prennent à la gorge au fil des pages, à l'heure où beaucoup de jeunes pensent les années sida derrière eux.
Lestrade Didier ; Pialoux Gilles ; Kazatchkine Mic
Le sida a eu 30 ans en 2011. Mais le sida a changé. L'épidémie a changé. Depuis son évocation dans les journaux en 1981, la pandémie que l'on a commencé par appeler "le cancer gay" est devenue l'objet de tous les fantasmes, de toutes les craintes mais aussi de toutes les luttes de par le monde, qu'elles soient homo- ou hétérosexuelles, scientifiques, amoureuses ou militantes. Il est déjà difficile de réaliser que trois décennies se sont écoulées depuis les premiers cas d'une maladie alors inconnue. Malgré les nouveaux éléments à son sujet, de nombreux clichés subsistent, parfois même parmi ceux qui sont les mieux informés, ceux qui sont directement concernés. En 30 ans, le sida a su provoquer une révolution médicale sans précédent dans les relations entre la recherche et les malades, entre les médecins et les patients, entre les médias et le bénévolat associatif. Il est temps de raconter son histoire. Ses histoires. À travers leurs témoignages croisés, les auteurs questionnent notre responsabilité, individuelle et étatique, et nous invitent à nous servir au mieux des nouveaux outils mis à notre disposition pour enrayer la maladie.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.