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Allemagne d'aujourd'hui N° 210, Octobre-décembre 2014 : L'Allemagne sociale à l'épreuve de la crise
Lestrade Brigitte ; Salles Anne
PU SEPTENTRION
14,00 €
Épuisé
EAN :9782757408544
Alors qu'elle passait pour "l'homme malade" de l'Europe il y a une dizaine d'années, l'Allemagne a rebondi face à la crise et l'emporte aujourd'hui en termes d'excédents commerciaux, de baisse du chômage, de réduction des déficits budgétaires, etc. Elle ne passe pourtant pas pour un modèle aux yeux de nombre de ses pays voisins parce que son rebond semble n'avoir été possible qu'au prix d'une augmentation de la précarité et d'une politique de stabilité monétaire qui obère la croissance, un reproche qui lui est en particulier fait par la France. Le dossier explore les différentes facettes de la situation sociale en Allemagne au lendemain d'une crise qui a laissé des traces dans une société ébranlée par des fractures antérieures et qui la place devant de nouveaux défis : remise en question de l'Etat social, mais aussi adaptation à de nouvelles réalités et enfin opportunités que représentent les dernières évolutions sur le plan économique et social.
Le marché du travail est en pleine mutation. Le travail dit normal perd du terrain, supplanté de façon croissante par une variété de formes d'emploi atypique. Que ce soit le travail à temps partiel, le contrat à durée déterminée, la fausse indépendance, le travail temporaire ou une combinaison de plusieurs de ces formes, les pays industrialisés assistent actuellement à une prolifération d'emplois qui allient la précarité du statut des salariés aux besoins de flexibilité dans l'organisation des entreprises. L'Allemagne ne fait pas exception, sauf pour ce qui est du travail temporaire. Avec 0,7 % de la population active travaillant dans l'intérim, l'Allemagne a le taux d'intérimaires le plus bas des pays industrialisés comparables, trois à cinq fois inférieur à celui de la France ou de la Grande-Bretagne. C'est à l'analyse de cette spécificité allemande que s'attachera cette étude, spécificité qui plonge ses racines dans la genèse de l'intérim et qui met en perspective la conception allemande du travail. La société outre-Rhin privilégie le travail permanent ; le code du travail en témoigne. Comment parvient-elle à concilier ce besoin de stabilité avec le recours croissant de l'économie à l'éphémère ? Les compromis trouvés montrent que le fameux consensus social à l'allemande n'a pas dit son dernier mot.
Du ciel nuageux de grande envergure à la finesse des étamines d'une fleur, la peinture au couteau offre une grande liberté de création. Avec les réalisations en pas-à-pas de Nelly Lestrade, découvrez comment jouer sur la position du couteau pour obtenir des effets variés. Apprenez à superposer les plans, juxtaposer les couleurs et déstructurer les contours, pour laisser libre cours à votre imagination. Créez un dégradé de couleurs sur le fond. Déposez un glacis vert sur l'eau et suggérez des branches de saules pleureurs. Réalisez les nymphéas et placez une pointe de rose sous la fleur pour suggérer son reflet dans l'eau. Travaillez l'arrière-plan en ajoutant des touffes d'herbes et de nouvelles fleurs.
Vu de l'extérieur, la transition énergétique allemande fait figure de succès, ce qu'a rappelé volontiers Angela Merkel. Qu'en est-il au juste ? La transition allemande s'articule autour de trois objectifs : la sortie du nucléaire, son remplacement par les énergies renouvelables, une diminution de la consommation d'énergie, en particulier d'électricité. Pour autant, la transition énergétique n'est pas satisfaisante. Tout d'abord parce qu'elle s'accompagne d'un maintien à un niveau élevé de la production d'électricité à base de charbon et surtout de lignite. A cela s'ajoute un problème inhérent au fonctionnement des subventions allouées aux énergies renouvelables : plus le coût de production des énergies renouvelables est élevé, plus les subventions le sont aussi, et ce, indépendamment de l'efficacité des sources énergétiques.
Depuis la fin des trente glorieuses, la pauvreté s'accroît, la pauvreté des enfants, des familles monoparentales, des personnes âgées. Plus récemment, la pauvreté a pris un nouveau visage, celui des "working poor", ces salariés qui ont un emploi, mais qui ne parviennent pas à vivre du fruit de leur travail. Ce phénomène, peu étudié jusqu'à présent en Europe, concerne actuellement des dizaines de millions de travailleurs dans tous les pays européens, et leur nombre augmente sans cesse. Comment expliquer ce phénomène ? Certains avancent la tertiarisation du marché du travail et son cortège d'emplois de service sans qualification et mal payés, d'autres citent la dérégulation du marché de l'emploi, favorisant la précarisation du statut de salarié avec le développement de l'intérim, des CDD et du travail à temps partiel, d'autres encore incriminent l'instabilité des ménages ou l'insuffisance, voire l'absence de salaire minimum garanti. Il s'agit d'un problème complexe, qui représente un défi pour les sociétés européennes : l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, imposant des tensions extrêmes au tissu social. Les gouvernements le savent qui tentent de lutter tant par des mesures financières que par l'extension des offres de formation aux populations défavorisées. Mais leurs politiques sont-elles adaptées ? Les auteurs de cet ouvrage s'interrogent : quelles aides proposer aux salariés pauvres ? Le SMIG est-il efficace ? L'emploi est-il la meilleure protection contre la pauvreté ? Ou bien l'introduction d'une allocation universelle ? Comment assurer un écart raisonnable entre rémunération du travail et salaire de substitution ? Quel rôle pour les syndicats, les associations ? Autant de questions redoutables et beaucoup d'autres auxquelles nos gouvernements devront trouver des réponses.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.