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Travail et précarité. Les "working poor" en Europe
Lestrade Brigitte
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296544239
Depuis la fin des trente glorieuses, la pauvreté s'accroît, la pauvreté des enfants, des familles monoparentales, des personnes âgées. Plus récemment, la pauvreté a pris un nouveau visage, celui des "working poor", ces salariés qui ont un emploi, mais qui ne parviennent pas à vivre du fruit de leur travail. Ce phénomène, peu étudié jusqu'à présent en Europe, concerne actuellement des dizaines de millions de travailleurs dans tous les pays européens, et leur nombre augmente sans cesse. Comment expliquer ce phénomène ? Certains avancent la tertiarisation du marché du travail et son cortège d'emplois de service sans qualification et mal payés, d'autres citent la dérégulation du marché de l'emploi, favorisant la précarisation du statut de salarié avec le développement de l'intérim, des CDD et du travail à temps partiel, d'autres encore incriminent l'instabilité des ménages ou l'insuffisance, voire l'absence de salaire minimum garanti. Il s'agit d'un problème complexe, qui représente un défi pour les sociétés européennes : l'écart entre les riches et les pauvres s'accroît, imposant des tensions extrêmes au tissu social. Les gouvernements le savent qui tentent de lutter tant par des mesures financières que par l'extension des offres de formation aux populations défavorisées. Mais leurs politiques sont-elles adaptées ? Les auteurs de cet ouvrage s'interrogent : quelles aides proposer aux salariés pauvres ? Le SMIG est-il efficace ? L'emploi est-il la meilleure protection contre la pauvreté ? Ou bien l'introduction d'une allocation universelle ? Comment assurer un écart raisonnable entre rémunération du travail et salaire de substitution ? Quel rôle pour les syndicats, les associations ? Autant de questions redoutables et beaucoup d'autres auxquelles nos gouvernements devront trouver des réponses.
Le marché du travail est en pleine mutation. Le travail dit normal perd du terrain, supplanté de façon croissante par une variété de formes d'emploi atypique. Que ce soit le travail à temps partiel, le contrat à durée déterminée, la fausse indépendance, le travail temporaire ou une combinaison de plusieurs de ces formes, les pays industrialisés assistent actuellement à une prolifération d'emplois qui allient la précarité du statut des salariés aux besoins de flexibilité dans l'organisation des entreprises. L'Allemagne ne fait pas exception, sauf pour ce qui est du travail temporaire. Avec 0,7 % de la population active travaillant dans l'intérim, l'Allemagne a le taux d'intérimaires le plus bas des pays industrialisés comparables, trois à cinq fois inférieur à celui de la France ou de la Grande-Bretagne. C'est à l'analyse de cette spécificité allemande que s'attachera cette étude, spécificité qui plonge ses racines dans la genèse de l'intérim et qui met en perspective la conception allemande du travail. La société outre-Rhin privilégie le travail permanent ; le code du travail en témoigne. Comment parvient-elle à concilier ce besoin de stabilité avec le recours croissant de l'économie à l'éphémère ? Les compromis trouvés montrent que le fameux consensus social à l'allemande n'a pas dit son dernier mot.
Pour dresser le bilan des mutations du travail en Europe, 27 chercheurs syndicalistes et responsables politiques se sont réunis. De l'Atlantique à l'Oural, de la Mer du Nord à la Méditerranée, huit pays européens (Allemagne, Belgique, Bulgarie, Grande-Bretagne, Grèce, France, Roumanie, Russie) sont passés au peigne fin. En dépit de l'éloignement géographique et du régime économique - anciennement ou nouvellement capitaliste - le travail à temps partiel (en particulier pour les jeunes et les femmes), le travail intérimaire, les petits boulots, le travail à domicile informatisé, le faux travail indépendant, etc. constituent le quotidien pour une immense majorité d'Européens. Quelle place notre société fait-elle au travail ? Que de clichés ne sont-ils pas véhiculés sur le sujet : intellectualisation du travail, indépendance économique, souplesse des horaires de travail, imagination, création, etc. Comme toujours, la guerre économique oppose le capital et le travail. En cette fin de siècle, le second n'est plus, selon la formule consacrée, qu'une " variable d'ajustement ". Bradé, il se soumet au bon vouloir d'une logique économique sur laquelle il n'a pas de prise.
Ce dossier est composé de cinq articles et d'une note de lecture, qui brossent le tableau des changements intervenus dans plusieurs secteurs de la protection sociale, tes que l'Assurance maladie, l'Assurance retraite, la dépendance, l'accueil des jeunes enfants mais aussi des suets moins souvent explorés comme les dépenses publiques en faveur de l'éducation ou l'intégration des travailleurs handicapés dans l'entreprise.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.