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L'ordre quantique
Lestocart Louis-José ; Diner Simon
L'HARMATTAN
40,50 €
Épuisé
EAN :9782343023052
Pourquoi, pour un théoricien d'une esthétique de la Complexité, parler du quantique ? Peut-être parce que Complexité et quantique sont reliés. Historiquement, la Complexité ressort du livre de Schrödinger Qu'est-ce que la vie ? (1944). Le même Schrödinger - créateur d'une fameuse équation d'onde (1926) et d'un non moins célèbre paradoxe du "Chat" (1935) - combat, avec Einstein, de Broglie et Bohm, l'Interprétation de Copenhague de la Mécanique quantique (celle de Bohr, d'Heisenberg, de Born, Dirac et Pauli) faisant force de loi, par l'idée de variables cachées, indices d'une incomplétude de cette théorie. L'Interprétation l'emporte par la notion de particules intriquées. Enoncée par Bohr dès 1935, elle se vérifie, dans les années 1980, par des expériences, dont celles d'Aspect, décidant d'une nouvelle théorie de l'Information et de techniques novatrices (cryptographie, téléportation et informatique quantiques). L'Ordre quantique conte en un certain détail, des années 1920 à nos jours, le succès croissant de cette doxa. La Complexité y est aussi présente via la décohérence de Zurek (transition du quantique au classique, entendons là dynamique), transitions de phases et brisures de symétrie de Landau (1937), entropie thermodynamique et complexité algorithmique. Motifs retrouvés dans le cerveau où complexité et quantique se mêlent pour générer perception et processus cognitifs.
Kapoula Zoï ; Lestocart Louis-José ; Allouche Jean
Art et science sont de vieux complices. L'art et la mathématique, par exemple, n'ont pas attendu le XXIe siècle pour se nourrir l'un l'autre. Depuis les architectures peintes de Piero della Francesca jusqu'au paysage mathématique de René Thom, les échanges continuent. Ils s'intensifient même et c'est plutôt notre regard qui les dissocie. Informatique, algorithmie, cognition offrent de nouveaux champs et paradigmes aux artistes contemporains. Mais à l'inverse, le scientifique trouve dans l'art et l'esthétique de nouveaux terrains susceptibles d'être soumis à l'expérimentation, à la réflexion. Dépassant la question de la beauté, l'esthétique, science de l'expression et de l'expressivité, touche à l'oeuvre d'art, mais aussi aux créations de la nature et aux comportements humains. Ce livre, issu d'une recherche pluridisciplinaire, cherche à en dresser un état des lieux en France. Il interroge en particulier les rapports de l'art au thème de la Complexité, une pensée issue des travaux sur les systèmes complexes dynamiques (Ashby, Atlan). Une grande place y est laissée aux créateurs et à leurs expérimentations sensibles sur le temps et l'évolution. Des philosophes nous font entendre l'esthétique dans ses complexités, tels cet hommage d'un penseur à un ami mathématicien de renom ou ces promenades sémiotiques dans les jardins de Versailles. Enfin, les neurosciences, dans leur diversité et leur foisonnement actuels, questionnent la créativité, la perception, la représentation, en livrant les résultats des dernières explorations physiologiques. Un ouvrage unique, réunissant chercheurs et créateurs de multiples horizons, à même d'apporter de nouvelles interprétations sur l'art et l'esthétique.
Ce livre part d'un constat - la tutelle du réductionnisme issu du cognitivisme (années 1960-1970) - et du désir d'affirmer une complexité scientifique, philosophique et artistique, via la théorie des systèmes dynamiques. Deux parties d'abord. L'une philosophique : unité de la conscience et problème des attentats à l'aune leibnizienne ; l'autre artistique : installations sonores et visuelles, mouvements horizontaux, question du Je et de l'altérité, images composites (vidéo et cinéma expérimental), espaces topologiques cinématographiques et musique dans ses rapports avec le cerveau. Après un historique des systèmes dynamiques, la part scientifique traite, elle, de neurosciences non-linéaires, de biodynamique, de mesure de la complexité et de l'(anti-)entropie dans l'ontogenèse. En une vue transversale, ce livre opte pour une "métadisplinarité" et défend un cognitivisme non-linéaire.
D'où naissent les formes ? Et, au-delà, qu'est-ce que l'acte de percevoir, de penser, d'écrire ou de créer et surtout d'interpréter ? La science, depuis Aristote et Leibniz, s'est beaucoup penchée sur la question de la naissance des formes (Goethe, Darcy Thompson, Turing, Thom, Prigogine, Crutchfield). Ces études ont été à la fois à l'origine de nouvelles techniques et de nouvelles pensées - comme la science des systèmes, l'auto-organisation -, et de nouvelles valeurs fondamentales (rétroaction, récursivité, downward causation). Ces découvertes prenant leur essor à la fois dans le champ mathématique, physique, informatique, biologique et épistémologique, ont cependant très tôt côtoyé des préoccupations esthétiques. Tout au long de l'histoire du XXe siècle, des artistes aussi différents que Duchamp, Kandinsky, Valéry, Schwitters, Cage, Rauschenberg, jusqu'à des artistes plus récents, se sont nourris à ces découvertes ou, même, quelques fois, les ont anticipées. C'est cette histoire qui veut être contée ici. Elle s'entend via la Complexité et ses formes d'émergences. L'enjeu étant de tracer l'idée d'une inséparabilité, au moins épistémologique, entre Art et Science : Unitas multiplex selon Valéry.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.