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Entendre l'esthétique dans ses complexités
Lestocart Louis-José
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296065543
D'où naissent les formes ? Et, au-delà, qu'est-ce que l'acte de percevoir, de penser, d'écrire ou de créer et surtout d'interpréter ? La science, depuis Aristote et Leibniz, s'est beaucoup penchée sur la question de la naissance des formes (Goethe, Darcy Thompson, Turing, Thom, Prigogine, Crutchfield). Ces études ont été à la fois à l'origine de nouvelles techniques et de nouvelles pensées - comme la science des systèmes, l'auto-organisation -, et de nouvelles valeurs fondamentales (rétroaction, récursivité, downward causation). Ces découvertes prenant leur essor à la fois dans le champ mathématique, physique, informatique, biologique et épistémologique, ont cependant très tôt côtoyé des préoccupations esthétiques. Tout au long de l'histoire du XXe siècle, des artistes aussi différents que Duchamp, Kandinsky, Valéry, Schwitters, Cage, Rauschenberg, jusqu'à des artistes plus récents, se sont nourris à ces découvertes ou, même, quelques fois, les ont anticipées. C'est cette histoire qui veut être contée ici. Elle s'entend via la Complexité et ses formes d'émergences. L'enjeu étant de tracer l'idée d'une inséparabilité, au moins épistémologique, entre Art et Science : Unitas multiplex selon Valéry.
Pasolini serait-il baroque ? Ses thèmes (dédoublement, leitmotivs du Narcisse et du miroir, théâtralité, mise en abîme, réflexivité...), démontrent une complexité inattendue au sein d'une oeuvre tendant vers l'infini, et nécessairement inachevée, en un questionnement à la fois existentiel et sacré.
Pourquoi, pour un théoricien d'une esthétique de la Complexité, parler du quantique ? Peut-être parce que Complexité et quantique sont reliés. Historiquement, la Complexité ressort du livre de Schrödinger Qu'est-ce que la vie ? (1944). Le même Schrödinger - créateur d'une fameuse équation d'onde (1926) et d'un non moins célèbre paradoxe du "Chat" (1935) - combat, avec Einstein, de Broglie et Bohm, l'Interprétation de Copenhague de la Mécanique quantique (celle de Bohr, d'Heisenberg, de Born, Dirac et Pauli) faisant force de loi, par l'idée de variables cachées, indices d'une incomplétude de cette théorie. L'Interprétation l'emporte par la notion de particules intriquées. Enoncée par Bohr dès 1935, elle se vérifie, dans les années 1980, par des expériences, dont celles d'Aspect, décidant d'une nouvelle théorie de l'Information et de techniques novatrices (cryptographie, téléportation et informatique quantiques). L'Ordre quantique conte en un certain détail, des années 1920 à nos jours, le succès croissant de cette doxa. La Complexité y est aussi présente via la décohérence de Zurek (transition du quantique au classique, entendons là dynamique), transitions de phases et brisures de symétrie de Landau (1937), entropie thermodynamique et complexité algorithmique. Motifs retrouvés dans le cerveau où complexité et quantique se mêlent pour générer perception et processus cognitifs.
Kapoula Zoï ; Lestocart Louis-José ; Allouche Jean
Art et science sont de vieux complices. L'art et la mathématique, par exemple, n'ont pas attendu le XXIe siècle pour se nourrir l'un l'autre. Depuis les architectures peintes de Piero della Francesca jusqu'au paysage mathématique de René Thom, les échanges continuent. Ils s'intensifient même et c'est plutôt notre regard qui les dissocie. Informatique, algorithmie, cognition offrent de nouveaux champs et paradigmes aux artistes contemporains. Mais à l'inverse, le scientifique trouve dans l'art et l'esthétique de nouveaux terrains susceptibles d'être soumis à l'expérimentation, à la réflexion. Dépassant la question de la beauté, l'esthétique, science de l'expression et de l'expressivité, touche à l'oeuvre d'art, mais aussi aux créations de la nature et aux comportements humains. Ce livre, issu d'une recherche pluridisciplinaire, cherche à en dresser un état des lieux en France. Il interroge en particulier les rapports de l'art au thème de la Complexité, une pensée issue des travaux sur les systèmes complexes dynamiques (Ashby, Atlan). Une grande place y est laissée aux créateurs et à leurs expérimentations sensibles sur le temps et l'évolution. Des philosophes nous font entendre l'esthétique dans ses complexités, tels cet hommage d'un penseur à un ami mathématicien de renom ou ces promenades sémiotiques dans les jardins de Versailles. Enfin, les neurosciences, dans leur diversité et leur foisonnement actuels, questionnent la créativité, la perception, la représentation, en livrant les résultats des dernières explorations physiologiques. Un ouvrage unique, réunissant chercheurs et créateurs de multiples horizons, à même d'apporter de nouvelles interprétations sur l'art et l'esthétique.
Essai sur les Figures de l'Esprit entend fixer l'invention au centre de la réflexion et du discours. Il cherche à battre en brèche la doctrine cartésienne dont souffrent encore le cognitivisme académique et réductionniste, et la philosophie. Et vise à instaurer une vision " dynamique ", " constructiviste " de la pensée. Cette culture non linéaire s'ancre dans l'ingenium (invention), la phantasia (imagination) et la métaphore, qui règlent la naissance des formes. Elle n'enveloppe pas seulement les sciences de la cognition, mais recouvre aussi bien questionner philosophique, biologie, art, science des systèmes, qu'apprentissage des enfants. Ce livre rend aussi compte de l'approche non-réductionniste des années 1970-1980, en partie basée sur la redécouverte de la phénoménologie allemande et française. Approche dite située (situated) ou incarnée (embodied) où l'entendement humain ne se réduit pas, comme le dit l'Intelligence Artificielle, à celui d'un " expert ", apte à " résoudre tous les problèmes ". Mais provient directement du corps, s'adaptant, par phases, à l'environnement. De cette invention naît l'interprétation du monde, et également la création.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !