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Miroirs et tiroirs de l'âme. Le cerveau effectif
Lestienne Rémy
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271066411
Qu'est-ce que la joie, cette émotion qui nous submerge quand apparaît l'être aimé? Et l'amour romantique, caractérisé par l'extase, les pensées obsessionnelles, la fixation de l'attention? Par quel mystère la peur, la tristesse, la sympathie agissent-elles sur nos capacités de mémorisation? Le cerveau entretient, à chaque seconde qui passe, un subtil dosage entre le connu et le nouveau, conditionnant ainsi nos émotions. Une jungle neuronale qui implique des cascades de réseaux, et de subtils mécanismes régulateurs. En s'appuyant sur les dernières découvertes des neurosciences, Rémy Lestienne signe un passionnant voyage au coeur du cerveau affectif. Il démontre que l'homme, pour se développer pleinement, doit baigner dans un environnement riche en relations avec l'objet privilégié entre tous: le visage humain. Ou comment progressivement, se construit en l'Homme, l'animal éminemment social que nous connaissons. Biographie de l'auteur Rémy Lestienne, directeur de recherche honoraire au CNRS, a successivement consacré ses recherches à la physique, puis aux neurosciences. De 1998 à 2004, il a présidé l'International Society for the Study of Time. Il est notamment l'auteur des Fils du Temps (CNRS Editions, 3e éd., 2007) et de Cerveau, Information, Connaissance (avec P. Buser, de l'Institut, CNRS Éditions, 2001).
Résumé : Le temps est là, nous vivons en lui, nous le consommons en quelque sorte. Mais existe-t-il en dehors de nous, de nos perceptions, de nos mesures ? La question est certes ancienne mais sans cesse réexaminée. S'appuyant sur les acquis récents de l'astronomie et de la physique des particules mais aussi sur les recherches relatives à l'ontogenèse des êtres vivants et au fonctionnement du système central de l'homme, Rémy Lestienne décrit la révolution épistémologique en cours et nous donne des clés de compréhension et d'appréhension du temps.
Résumé : Malgré la modestie de sa taille, le cerveau de l'homme est un organe d'une redoutable et fascinante complexité. Les sciences cognitives sont récentes : à peine plus d'un siècle nous sépare de l'adoption du nom de "neurone", la cellule élémentaire du système nerveux central, qui en contient 100 milliards ! Aujourd'hui, cette science se transforme à une rapidité vertigineuse. De nouvelles technologies permettent l'observation et le contrôle de réseaux neuronaux avec une précision naguère inatteignables, et de nouvelles théories générales du fonctionnement du cerveau voient le jour. Pourtant, nous ne savons toujours pas précisément comment le système nerveux central transporte l'information fournie par les récepteurs sensoriels jusqu'au cerveau et élabore les réponses motrices pertinentes. Le "code" neuronal n'ayant pas encore été totalement décrypté, la question de l'intervention de la conscience dans la décision reste l'objet d'âpres débats. Ce que nous avons déjà appris, au cours des dernières décennies, n'en est pas moins fascinant, car les travaux des neuroscientifiques ont permis des découvertes considérables, notamment dans le domaine médical. Avec les médecins et les psychiatres, les neurosciences se penchent notamment aujourd'hui sur les maladies du système nerveux central, afin de mieux connaître, comprendre et prévenir ces "maladies de l'âme".
Whitehead Philosophe du temps Alfred North Whitehead (1861-1947), mathématicien et logicien de formation, est l'auteur d'une oeuvre très originale au croisement des sciences et de la philosophie, sur la nature du monde qui nous entoure, et son flux temporel. Convaincu que les termes de la vie courante déformaient la réalité, Whitehead a inventé ou emprunté des termes plus appropriés à son projet. Le terme "? Process ? ", qui donne son titre à son ouvrage le plus célèbre Procès et réalité (1929) est central dans sa pensée. Il introduit à sa vision de la nature comme une succession de cristallisations dont chacune apporte une poussière de temps finie : l'instant n'existe pas. Il implique aussi une confrontation avec la théorie de la relativité et la physique quantique. Enfin, il permet la survenue de nouveautés créatives, signe pour Whitehead d'une déité inter-agissante avec le monde, dont le rôle est examiné dans le dernier chapitre. Rémy Lestienne mêle ici éléments biographiques et avancées intellectuelles, du logicisme vers une philosophie de la nature. Son livre constitue une introduction à une oeuvre exigeante et singulière qui a inspiré scientifiques, philosophes et théologiens.
S'inscrivant dans un mouvement général de spécialisation des pièces, la salle à manger apparaît dans les demeures françaises au XVIIe siècle, et s'y développe au siècle suivant. Ce phénomène accompagne alors une aspiration au bien-être et à l'intimité qui pousse les sociétés modernes à se faire aménager des intérieurs plus confortables, moins tournés vers l'apparat et le public. Ainsi la naissance de la salle à manger découle-t-elle en partie du souhait de posséder une pièce spécifiquement destinée au repas, susceptible de recevoir le maître de maison et ses proches, tout en étant bien reliée à la cuisine pour que l'on puisse y manger chaud. A la même période, une nouvelle cuisine française - théorisée par des traités comme Le Cuisinier français de François-Pierre dit de La Varenne en 1651, ou Les Dons de Comus de François Marin en 1739 - conquiert l'Europe, avec de nouvelles normes relatives à l'organisation des repas, la mise en place du "service à la française" et la promotion des "manières de table" . A partir de traités d'architectures, de plans ou encore d'inventaires, ce livre retrace l'histoire et l'évolution de la salle à manger du XVIIe au début du XIXe siècle, de l'étude de son aménagement intérieur et de son décor en passant par les questions de distributions et d'usages de la pièce.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.