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Dramaturgie de Hambourg
Lessing Gotthold Ephraim ; Valentin Jean-Marie
BELLES LETTRES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782251830025
Longtemps confiné aux scènes des collèges luthériens et jésuites, soumis aux aléas qui affectent le sort des troupes ambulantes, exposé à la concurrence des acteurs professionnels français favorisés par les cours, le théâtre peina à trouver sa place dans le système socioculturel de l'Allemagne de la modernité. Lessing reproche aux efforts de la génération qui le précède son formalisme esthétique et moral, en quoi il voit une caricature du modèle français. Le projet de "Nationaltheater" qu'il soutient à Hambourg et commente dans sa Dramaturgie (1767-1769) cherche, à travers une critique d'un répertoire qu'il ouvre à Shakespeare et Diderot, et la mise en cause des principes de base des genres comique et tragique, à dégager une voie nationale propre. Outre la proximité produite par la langue, les sujets et la sensibilité renforcée par l'illusion, Lessing prône la pitié qui universalise et la rationalité qui autonomise la scène en tant qu'institution civique.
La tragédie d'" une fille assassinée par un père qui trouve plus de prix à sa vertu qu'à sa vie ", à laquelle Lessing pensait d'abord, est devenue au cours des années, un tableau de groupe, le tête à tête tragique d'hommes et de femmes qui croient encore s'aimer, se haïr, exercer les uns sur les autres leur puissance ou leur fascination, mais qui, séparés par leurs conditions, ne peuvent plus dialoguer, ni trouver un accord entre eux, pour le meilleur ou pour le pire, comme c'était le cas dans la tragédie d'antan.
Jérusalem. De retour de Babylone, Nathan, richissime commerçant juif, apprend qu'un templier a sauvé sa fille des flammes. Le templier doit la vie au sultan, Saladin, qui revoit en lui son frère.Lessing, figure de proue du rationalisme, transpose la lutte au théâtre. Il "réunit" lors de la troisième croisade (au XIIe siècle) les trois grandes religions monothéistes à travers leurs représentants majeurs et développe sa pièce comme un stratège supérieur livrerait bataille, sans jamais se départir d'une sérénité supérieure, proche du merveilleux. Dernière pièce de l'auteur, elle en est aussi la plus achevée, déterminante pour la dramaturgie allemande. Le propos aussi tranchant que subtil ?on y joue beaucoup aux échecs, et même on y "joue avec le jeu" ?s'articule sur une mécanique dramatique redoutable : obligations, liens cachés, dépendances, cas de conscience religieux& dont toujours la sagesse s'affranchit par sa seule limpidité. La traduction de l'allemand, de F. Rey, a été conçue pour le jeu théâtral. Elle rend au mieux la saveur et les effets de la langue du grand dramaturge allemand. --Bertrand Gosselin
Lessing Gotthold Ephraim ; Morel Charlotte ; Launa
Philosophe autant que dramaturge emblématique des Lumières, Lessing donne avec cet essai un pendant magistral à sa dernière pièce. Peu avant la mort de l'auteur, L'Education du genre humain est ainsi l'épilogue à la querelle théologique sciemment déclenchée trois ans plus tôt comme occasion publique d'une réflexion sur les valeurs conjointes de la Révélation et de la raison en matière de religion. Les vérités révélées par une instance divine peuvent-elles avoir pour but d'éduquer, d'âge en âge, la raison humaine, de façon que celle-ci finisse par atteindre sa pleine autonomie ? Ce texte essentiel mérite le nom de chef-d'oeuvre philosophique parce qu'il force à mettre en oeuvre, par la finesse et le brio de sa composition, ce que les Lumières veulent toujours promouvoir avant tout : la nécessité de penser par soi-même, loin des oppositions binaires. Traduction de Marc de Launay (CNRS, UMR 8547, Archives Husserl). Présentation et commentaire de Charlotte Morel (CNRS, UMR 8547, Transferts culturels).
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.