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Equilibre libellule niveau
Lespiau David
POL
11,00 €
Épuisé
EAN :9782818042144
Equilibre, libellule et niveau dérivent du latin libra, objet qui sert à peser - et non de liber, le livre, même si les deux mots se ressemblent. Ce livre a été écrit dans une recherche de pesées, d'équivalences, de résonnances, dans la disposition de phrases, de courts paragraphes de prose, de vers, entre plusieurs notions, perceptions, sensations : celles liées à l'objet de papier en train de s'élaborer, au paysage ou contexte présent autour de l'écriture, et enfin à un état mental mouvant parallèle à l'attention ; les trois explorés, étudiés, vécus simultanément, dans la progression matérielle du livre comme dans l'aventure de pensée qu'il retrace. Avancée - ligne à ligne, mais aussi grâce à cette sorte de balance ou de balancier constitué par le livre ouvert en double page - où livre, monde et pensée se confondent, se répondent, fragment par fragment, à travers des strates de temps et d'espaces, d'énoncés et de récits.
A la suite de Djinn jaune, se poursuit la fiction colorimétrique du poème. Un foisonnement de références — cinématographiques, littéraires, scientifiques — se mêle subtilement aux observations du quotidien pour sous-tendre l'ensemble de cette écriture au scalpel. En peu de mots David Lespiau nous transmet une intense réflexion, comme une fleur de papier comprimée qui va se déployer lentement et longtemps dans nos esprits.
Il s'agit de tourner autour des mains, des doigts, pour interroger leur mouvement sur un clavier. Tenter de saisir ce qui se joue dans la composition même, qu'il s'agisse de lettres ou de notes actionnées du bout des doigts ("Jouer du piano : danse des doigts humains" [Wittgenstein]). Egalement ce sentiment que l'on peut composer et transporter un texte dans la main comme un objet virtuel, le capter et le compacter, l'encapsuler en l'air ; compter, placer, mémoriser grâce à la segmentation et à la disposition du corps : mains (gauche, droite), doigts (dix), phalanges (quatorze). La métrique de ces vers s'inscrit dans ces limites ; sa variation reproduit les articulations d'une main aux doigts pliés, tendus, joints, écartés, etc. Rythmiquement et visuellement, cette forme interroge tout le livre. Qu'est-ce qui est joué là, physiquement, mentalement ? Comment cela se joue, se compose, se fabrique ? Qu'est-ce qu'un jeu, exactement ? Comment il interprète et articule nos vies, comment il les contient, les déplie.
Captant les messages de la police, la radio installée dans sa Chevrolet (la machine à écrire fixée dans le coffre), Arthur Fellig voulait toujours être parmi les premiers sur les lieux (du crime, de l'incendie, de l'accident...). Et il voulut rapidement qu'on l'appelât Weegee, contraction de ouija board, cet appareil à lire l'avenir composé d'un petit chariot à roulette surmonté d'une flèche, placé au centre du cercle des lettres de l'alphabet - se déplaçant sous les mains des spirites en herbes, désignant successivement des lettres composant bientôt un nom, un mot, une phrase. Il s'agissait d'un travail, c'est-à-dire, pour les sciences physiques ou la psychanalyse, d'un déplacement (Weegee dormait et d'ailleurs vivait dans sa voiture) ; un travail de photographe de presse, à la recherche d'un événement.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.