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L'Impossible monsieur Bierce
Lesparre Christiane
GRASSET
27,95 €
Épuisé
EAN :9782246249313
Il était une fois une fillette qui passait ses nuits à mourir de peur parce qu'elle lisait des histoires à dormir debout... {L'Impossible Monsieur Bierce}, conte cruel, cocasse et nostalgique autour de la vie d'Ambrose Bierce, est né de ces nuits blanches. Par sa patiente obstination à évoquer un des plus grands écrivains américains du XIXe siècle, ce livre relève de la biographie mais en repousse les conventions. Complexe, mystérieux, Bierce, trop peu connu en France, est l'égal d'Edgar Allan Poe. Polémiste enragé, humoriste redouté, esprit rebelle, il fait de son existence une aventure dont les péripéties tiennent en haleine autant qu'elles émeuvent. Plus qu'il n'en faut pour passionner une fillette qui rêve d'Amériques et l'inciter à projeter, dans la vie du grand Bierce, ses propres phantasmes... Ecoutez le récit d'une épopée où le sang côtoie le rire et les larmes, d'une fantasmagorie qui voit naître Ambrose Bierce et les Etats-Unis. Participez à la dure existence des pionniers de l'Est, à la guerre de Sécession, au démantèlement du Sud. Chevauchez les plaines et découvrez San Francisco qui surgit des brumes du Pacifique. Regardez l'autre côté de la légende de l'Ouest : la mine, les chemins de fer, les luttes sociales et tout ce qui compose le "melting pot" californien. Voyez Hearst apparaître et étendre sa grande ombre sur l'Amérique. Ecoutez la voix "off" de la fillette qui décortique un homme, farceur endiablé, misogyne irréductible, arrogant, pitoyable, déconcertant. Lisez cette longue lettre d'amour sagace qu'une Française adresse, par-delà le temps et les étendues océanes, à Ambrose Bierce !
Résumé : En Grèce Antique, sur l'île d'Erétrie, Belphoron rêve de devenir un héros. Son ami Nicomède et lui sont de grands guerriers, protecteurs de leurs concitoyens. Loin d'Erétrie, la déesse Hécate s'évertue à se montrer bienveillante, même si elle cache un lourd secret. Jouet d'une destinée échappant aux Dieux comme aux Hommes, Belphoron va se dresser contre Hécate. Mais elle est aussi maîtresse de la lune et des sortilèges. Belphoron et sa femme Alcinée, Hécate et son amante Empousa, Nicomède, le dieu Priape... Autant d'acteurs d'un drame où les bonnes intentions cèdent à la jalousie et au mensonge.
Matthieu, vingt-cinq ans, scénariste, ne trouve pas de producteur. La nuit vient à son secours : il existe un "Club des Enfants Morts" qui connaît les cachettes de trésors insoupçonnés. Il les révèle à ceux qui rêvent. Est-ce le bonheur assuré dans la richesse et le succès ? Sous l'influence des "Enfants Morts", quelques pans de l'Histoire de notre siècle s'éclairent d'un jour particulier. Partout l'intolérance règle la conduite des humains. Partout il y a des injustices. Autre grande affaire dans la vie de Matthieu : qui aime-t-il ? Julie-la-Souris, la blonde Irène ou la peau noire de Dee ? Roman réaliste ou roman rêvé ? L'auteur pénètre les arcanes du monde fermé qu'est le cinéma, du Paris souterrain, tout en poursuivant les chimères d'un jeune homme qui veut réussir. A n'importe quel prix ?
Au pied du Ventoux, Saint-Donat est une belle vieille maison où Célie et Basile, son époux, romancier heureux, se réfugient chaque année pour les vacances. Grâce au Luberon tout proche, succursale des beaux quartiers à la mode, le Vaucluse est sans conteste le département français où la densité des gens de plumes ou de pinceau est la plus élevée du monde, la saison chaude, et le tableau de chasse de Célie tient du jeu de massacre : écrivains ridicules, infatués ou libidineux, journalistes satisfaits, jeunes loups aux jolies dents longues, Don Juan équivoques, nymphettes sur le retour et vieilles peaux mondaines mainte fois tirées, le stylo à lunettes de la narratrice n'a que l'embarras du choix parmi cette foire aux vanités.
Résumé : Fille de reine, Thalystri n'a plus rien, hormis sa haine envers le dieu de la guerre Arès qui aida à exterminer son peuple. En ces temps où Sparte attaque la Messénie, Thalystri entend de nouveau parler d'Arès, exilé sur terre par un tribunal olympien. Le dieu déchu commande une tribu spartiate et continue d'agir comme toujours, massacrant sans pitié. Grâce à son intelligence, son adresse et sa force parfois brutale, Thalystri forme peu à peu une armée qui harcèle les envahisseurs. Et, bien qu'elle soit femme, sa férocité conduit vite des milliers d'hommes rudes à lui faire allégeance.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.