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Rubens
Lescourret Marie-Anne
FLAMMARION
25,90 €
Épuisé
EAN :9782082103374
Peintre, humaniste et diplomate, Rubens est l'homme de la transition entre l'Italie et la flandre, la Renaissance et le Baroque, l'art et l'argent, la religion et le profane. II est l'un des premiers grands Européens. Né en Allemagne, il passe sa jeunesse dans les flandres, achève son éducation en Italie où il séjourne à la cour de Mantoue, avant de revenir s'installer à Anvers, qu'il ne quittera plus que pour des missions diplomatiques. A Anvers, Rubens est l'homme le plus riche de la ville, le plus honoré; son atelier, où il forme de nombreux élèves, le plus célèbre. Se renommée de peintre est telle que les commandes arrivent des cours de France, d'Angleterre, d'Espagne. C'est dans ce contexte qu'il réalise pour Marie de Médicis la série du Luxembourg. Très vite projeté dans le contexte politique de son époque, chargé par les gouverneurs des Pays-Bas de négocier avec l'Espagne et l'Angleterre, notamment ce fameux traité anglo-espagnol qui n'est que l'un des nombreux avatars de la guerre de Trente Ans, Rubens, conscient de la misère qui l'entoure, s'efforce de trouver une solution à ces guerres incessantes qui ravagent son pays en garantissant à ses compatriotes une indépendance par rapport à l'Espagne. A cet effet, il se dépensera sans compter. Puisant à l'abondante correspondance du peintre, soulignant le contexte artistique, politique et économique du temps, l'ouvrage s'attache autant à l'histoire sociologique qu'à l'histoire de l'art. II démontre que le peintre non seulement transfigure le réel, mais peut aussi le transformer Biographie de l'auteur Professeur associé à l'Institut d'histoire de l'art de l'université Marc Bloch (Strasbourg), Marie-Anne Lescourret est l'auteur d'une Introduction à l'esthétique ("Champs Université", Flammarion, 2002). Elle a également publié trois biographie aux éditions Flammarion: Emmanuel Levinas (1994), Goethe, la fatalité poétique (1999) et Claudel (2003)
Biographie de l'auteur Philosophe (HDR) de formation, Marie-Anne Lescourret a enseigné l'esthétique aux plasticiens, musicologues et historiens d’art pendant 17 ans à l'Université de Strasbourg. Biographe, entre autres, de Rubens, (Lattès 1990, rééd.,) d' Emmanuel Levinas (Flammarion 1994, rééd.), de Goethe (Flammarion 1999), auteur d'une Introduction à l'esthétique (Flammarion-Champs, 2002) et de nombreux articles scientifiques, traducteur entre autres de Wittgenstein (Gallimard), elle a été Professeur invité des universités de Campinas (Brésil) et Fudan-Sanghaï (Chine). Ses travaux (traduits en 14 langues) portent sur la compréhension des langages artistiques, l'inscription des ½uvres dans leurs contextes historiques et culturels, la pensée allemande et la pensée juive.
Günther Anders, Hannah Arendt, Hans Jonas, Emmanuel Levinas, Karl Làwith, Herbert Marcuse, Leo Strauss, Eric Weil ... Non sans quelque paradoxe, la philosophie sociale, politique, métaphysique de l'après-guerre a été largement représentée par des penseurs allemands ou formés en Allemagne, qui avaient la particularité d'avoir été des étudiants de Martin Heidegger et d'être en même temps d'origine juive. Ce volume, issu d'un colloque international tenu à Paris en 2012, a voulu les penser ensemble pour la première fois et étudier sur quel fond historique et intellectuel cette double spécificité a été possible. Quelle dette chacun d'entre eux a-t-il pu contracter à l'égard de ce maître commun et quelle distance ont-ils pu prendre (ou ne pas prendre) par rapport à lui après la Seconde Guerre mondiale ? Un double questionnement qui permettra d'écrire une nouvelle page de la philosophie allemande, qui pourrait bien être aussi une page de la philosophie juive au XXe siècle.
Aujourd'hui, il est à nouveau question de l'éthique. Il y aurait urgence, dit-on. Mais, si l'attente du monde moderne à l'endroit de la pensée éthique est sans précédent, Bernard Williams doute que les idées de rationalité que nourrit la philosophie morale contemporaine puissent y répondre. L'idéal éthique de la modernité marque, en effet, les limites mêmes de la philosophie : il est nécessairement général et abstrait - il légifère indistinctement pour chacun et en toute situation -, rationnel et réfléchi - il pense la vie au-delà de ses occasions effectives et particulières en des termes explicitement énonçables et communicables à autrui. Or, montre Bernard Williams, il y a une objectivité possible de l'éthique, fondée sur la vie sociale, enracinée dans les convictions et les pratiques partagées de la communauté à l'intérieur de laquelle chacun trouve les termes de son expérience éthique. La question de Socrate : "Comment doit-on vivre ? ", au commencement de l'éthique, devient aujourd'hui celle de l'individualisme dans un monde que l'individu n'a pas créé et que sa Raison ne comprend et ne contrôle pas totalement. L'interrogation de la pensée éthique se déplace d'une réflexion sur ses fondements philosophiques à une réflexion sur le rapport que l'individu éthique entretient avec la société à laquelle il appartient, une société qui non seulement fournit la situation dans laquelle il vivra la réponse apportée à la question de Socrate, mais qui en outre l'a instruit dans la culture qui le dispose à donner à la question un type de réponse plutôt qu'un autre. Cette réflexion sur l'éthique est aux antipodes des courants dominants - le fondamentalisme d'Aristote ou de Kant, l'utilitarisme, les théories morales contemporaines. Sera-t-elle entendue ?
Robert Musil est connu comme l'auteur d'un des grands romans du vingtième siècle, L'homme sans qualités, sur plusieurs milliers de pages. Il apparaît cependant que les commentateurs préfèrent gommer l'aspect "romanesque" , sentimental de son oeuvre. Comme s'il était indécent d'accorder de l'intérêt aux débats amoureux du héros, quasi feuilletonnesques, de femme en femme, et qu'il convienne de s'en tenir à la teneur morale, politique, épistémologique de l'ouvrage, et que pour le reste, l'on doive s'en tenir à la quatrième de couverture fameuse de Maurice Blanchot qui célèbre "la plus grande passion incestueuse de l'histoire de la littérature". Est-il vraiment possible d'ignorer cette galerie de portraits féminins, qui jalonnent, scandent, animent tout le récit ? D'ignorer également l'interrogation sur la femme qui nourrit la majeure partie des oeuvres brèves de Musil, moins lues et pourtant révélatrices. Comme le sont les lectures inattendues de Musil, les "mystiques" Maeterlinck et Emerson, l'étrange ethnologue, Bachofen, mais aussi Klages et même "l'enfant de volupté" , d'Annunzio. Il s'agissait donc de rendre compte de cette présence continue de la femme, du féminin dans l'oeuvre de Musil, en montrant le rôle qu'il leur attribue, certes dans les relations amoureuses dont le héros principal, très autobiographique, se dit "altéré" , mais aussi dans le rapport au réel, qu'il s'agisse de la confrontation scientifique ou sociale avec le monde, où elle apparaît comme la grande conciliatrice identifiée par Simone de Beauvoir, issue du rêve masculin, qu'il s'agisse aussi de l'expérience de l'écriture dont l'ironie musilienne, façonnée par la culture viennoise, atteste qu'elle est une mise à distance. Quand le songe est une vie, quel est le rôle de la femme, des femmes, dans la diversité de leurs caractères, et sont-elles prêtes à admettre la condition que l'époque, Vienne et l'homme en général leur assignent ?
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)