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Les sports modernes N° 2/2024 : CHEF·FE Autorité, charisme et prestige dans le sport
Jaccoud Christophe ; Quin Grégory
ALPHIL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782889305995
La notion de " chef·fe " interroge des dimensions importantes de la sphère sportive, notamment celles de l'autorité, du charisme et du prestige. Celles-ci se construisent à la fois dans les enceintes du sport, dans le cadre de la légitimité que confère la performance corporelle (le Roi Pelé, la Reine des glaces Sonja Henie, le Kaiser Franz Beckenbauer, le Tsar Aleksander Popov), au travers de la possession et de l'exercice de différents statuts distinctifs (arbitre, capitaine d'équipe, médaillé·e·s, etc.), mais également hors des terrains proprement dits, dans les cénacles politiques et administratifs de la puissance sportive. Une certitude : penser la carrière des " chef·fe·s " revient d'abord à appréhender le sport comme une double fabrique de l'autorité et du prestige, mais aussi à interroger comment ces trajectoires à succès empruntent aux modèles et aux ressources des sphères politiques, économiques et culturelles. Pour mieux saisir parfois ce qui distingue un·e grand·e d'un·e petit·e chef·fe ou encore un·e bon·ne d'un·e mauvais·e chef·fe. Assumant pour ce numéro un " biographical turn ", attentif néanmoins à pondérer les séductions et le caractère édifiant et (auto)hagiographique de bien des récits d'un genre qui aime à considérer les champions, les championnes, les dirigeant·e·s ou encore les entraîneurs en simples entrepreneurs d'eux-mêmes, ce deuxième volume de la revue Les Sports Modernes entend offrir un large espace à des contributions centrées sur les trajectoires d'individus ou de collectifs, à les mettre en résonance avec l'ambiance et les cadres d'une époque, en particulier avec les nombreuses sphères de l'espace social et les cadres institutionnels à finalité structurante (famille, travail, école, armée, politique...). C'est à ce prix, pensons-nous, que les attributs de la chefferie – autorité, charisme, prestige – peuvent être révélés et fonctionner comme autant de fenêtres ouvertes sur les dynamiques de la modernité sportive depuis le XIXe siècle.
Résumé : Ce qu'il y a d'intéressant dans le sexe, c'est la dimension non sexuelle : tout ce qu'il y a derrière, dessous et à côté de ce bazar. Voilà probablement le véritable objet d'Adelboden, recueil de souvenirs réels ou fantasmés voués à mettre à nu la petitesse comme la grâce associées à nos pratiques. Adelboden, vénérable station de l'Oberland bernois suisse, y tient une place de choix. Mais au fond pas plus que Graz ou Renens.
Historiquement, le sport s'est construit sur les valeurs de bourgeoisies qui entendaient reproduire dans ce domaine de la vie sociale une vision patriarcale des rapports entre les sexes, comme en témoigne l'exclusion organisée des femmes qui y a longtemps prévalu. Le sport, que l'on peut considérer comme une institution de référence du point de vue des dynamiques de production du genre, a été interrogé précisément quant à cette permanence par les auteur.e.s de ce livre. Par quels processus l'institution sportive contribue-t-elle à organiser la pratique des individus selon leur sexe ? Comment s'y transmettent normes de genre, types de masculinité et de féminité conduisant à perpétuer des rapports de pouvoir genré avec le masculin comme référence ? Mais aussi quels signes de retournement de cette domination hégémonique sont identifiables ? Tels sont les axes de réflexion portés par l'apport du paradigme du genre qui ont organisé cet ouvrage collectif, fruit d'une collaboration internationale de sociologues et d'historiens désireux de contribuer à l'étude des engagements corporels dans divers contextes de la vie sportive et dans des périodes historiques différenciées. Les auteur.e.s se sont appliqué.e.s à déconstruire et révéler ces problématiques dans des activités telles que le twirling-bâton, le gouren breton, la capoeira, la gymnastique, l'athlétisme ou le parachutisme.
L'engouement pour la justice réparatrice s'affirme et se confirme dans les pays anglo-saxons mais n'a pas trouvé le même écho dans les pays francophones. L'intérêt des pays francophones est nettement plus marqué pour les pratiques de médiation, pratiques clairement dissociées du mouvement de la justice réparatrice. Les raisons de cette distanciation ne sont qu'idéologiques. Des considérations historiques, politiques, sociales et culturelles invitent certains experts francophones à inscrire l'origine des pratiques de médiation hors du champ socio-pénal ou en rupture avec celui-ci. L'hétérogénéité des pratiques de médiation et celle des champs de leur application situent la médiation dans une rationalité communicationnelle, intercompréhensive et transdisciplinaire très éloignée d'une logique de réparation. Les facteurs présidant au développement du mouvement de médiation sont identifiés dans un contexte plus large que celui d'une simple critique des finalités de la sanction pénale. L'analyse des points de convergence et de divergence entre justice réparatrice et médiation est l'occasion d'interroger la portée transformatrice de ces mouvements, notamment à partir de la perspective victimologique et à partir du processus de professionnalisation et d'institution des pratiques de médiation
Après la montagne et la chefferie sportive, c'est le thème de la vitesse qu'explore ce troisième volume. Thème légitime s'il en est, thème attendu même tant il est vrai que la vitesse est une notion centrale, et même, davantage, une notion inscrite au coeur même du sport et de la pratique sportive. En un premier sens, elle constitue le critère absolu, indiscutable, de la performance, et cela dans tous les sports. Une évidence prosaïque, évocatrice d'une forme de justice propre au sport qui s'incarne dans la formule selon laquelle c'est là où c'est le plus rapide qui gagne. En un second sens, et dans les pratiques sportives où l'enregistrement chronométrique n'est pas le critère absolu de la performance, la vitesse, couplée à la précision, constitue le paramètre fondamental du bon geste sportif et de son efficacité. Enfin, la logique même de la pratique sportive s'enracine dans les valeurs hyperboliques du dépassement de soi et surtout des autres ; la culture sportive payant en quelque sorte sa dette au monde qui l'a vu naître : le monde du capitalisme, de la productivité et de la compétition généralisée. On aimerait dire encore que ce numéro, par le nombre, la richesse et la diversité des sujets abordés, nous conforte dans l'idée, qui est aussi une ambition, que le sport est sans doute un objet de réflexion et de discussion qui donne tout leur sens à des approches ouvertes, à des formats et à des modes d'écriture originaux à l'écart des sévérités disciplinaires. C'est là sans doute la raison pour laquelle nous avons choisi de conserver ici l'architecture éditoriale et ses articulations, en deux parties bien distinctes, qui prévaut dans les numéros précédents. Un constat s'impose au terme de cette troisième aventure éditoriale : quelle que soit la manière de parler de la vitesse, qu'on la valorise ou qu'on la critique, elle est porteuse de significations et associée à des valeurs qui excèdent la sphère sportive. En cela, et pour cela, la vitesse est profondément politique. Un thème qui constituera l'objet d'un prochain numéro.
A l'occasion de sa nouvelle exposition permanente, le Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel interroge ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle. Un éclairage inédit et interdisciplinaire est proposé au public par un questionnement pluriel. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en oeuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et la traite négrière ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants et migrantes dans leur quotidien ? Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées. L'ouvrage collectif réunit les textes d'exposition rédigés par les conservatrices et conservateurs du Musée. Il livre une vaste sélection d'objets qui nous saisissent par leur beauté, la maîtrise technique de leur créateur ou leur histoire. Placés dans un contexte mondial, ces objets permettent d'établir des liens avec les enjeux contemporains, comme le débat mémoriel autour du passé colonial de la ville de Neuchâtel. Le questionnement s'étend ici jusqu'à l'espace public et témoigne de la nécessité du Musée de refléter un monde en mutation.
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !