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Les sports modernes N° 3, 2025 : Vitesse
Jaccoud Quin
ALPHIL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782889306992
Après la montagne et la chefferie sportive, c'est le thème de la vitesse qu'explore ce troisième volume. Thème légitime s'il en est, thème attendu même tant il est vrai que la vitesse est une notion centrale, et même, davantage, une notion inscrite au coeur même du sport et de la pratique sportive. En un premier sens, elle constitue le critère absolu, indiscutable, de la performance, et cela dans tous les sports. Une évidence prosaïque, évocatrice d'une forme de justice propre au sport qui s'incarne dans la formule selon laquelle c'est là où c'est le plus rapide qui gagne. En un second sens, et dans les pratiques sportives où l'enregistrement chronométrique n'est pas le critère absolu de la performance, la vitesse, couplée à la précision, constitue le paramètre fondamental du bon geste sportif et de son efficacité. Enfin, la logique même de la pratique sportive s'enracine dans les valeurs hyperboliques du dépassement de soi et surtout des autres ; la culture sportive payant en quelque sorte sa dette au monde qui l'a vu naître : le monde du capitalisme, de la productivité et de la compétition généralisée. On aimerait dire encore que ce numéro, par le nombre, la richesse et la diversité des sujets abordés, nous conforte dans l'idée, qui est aussi une ambition, que le sport est sans doute un objet de réflexion et de discussion qui donne tout leur sens à des approches ouvertes, à des formats et à des modes d'écriture originaux à l'écart des sévérités disciplinaires. C'est là sans doute la raison pour laquelle nous avons choisi de conserver ici l'architecture éditoriale et ses articulations, en deux parties bien distinctes, qui prévaut dans les numéros précédents. Un constat s'impose au terme de cette troisième aventure éditoriale : quelle que soit la manière de parler de la vitesse, qu'on la valorise ou qu'on la critique, elle est porteuse de significations et associée à des valeurs qui excèdent la sphère sportive. En cela, et pour cela, la vitesse est profondément politique. Un thème qui constituera l'objet d'un prochain numéro.
Par sa pensée pionnière et originale, Michel Bassand a marqué la sociologie urbaine européenne. Cet ouvrage propose une synthèse de ses principaux apports, des recherches sur les régions périphériques à celles décryptant les multiples facettes du phénomène de métropolisation, en passant par des travaux plus conceptuels sur la mobilité ou plus descriptifs comme la définition des agglomérations. Il s'articule autour de quatre ingrédients: une introduction problématisée autour de la pensée de Michel Bassand et ses trajectoires. un dialogue à caractère biographique avec le sociologue complété par une série d'encadrés consacrés aux auteurs, aux thèmes, aux institutions ou aux lieux cités lors des interviews, la reproduction de cinq de ses articles majeurs et une bibliographie complète de ses publications. Ce voyage au centre de la pensée et de la production de Michel Bassand s'adresse au large public de sociologues. urbanistes. architectes, géographes. économistes et étudiants intéressé par les sciences sociales et les questions urbaines.
Quels rapports entre des hommes et des femmes qui chantent dans une chorale, les tableaux de Ferdinand Hodler et d'Auguste Baud-Bovy, des personnes qui font l'expérience d'une grave maladie ou encore des ouvriers confrontés à la discipline du travail ? C'est le corps et la manière dont il est utilisé, fabriqué, entretenu, montré, réparé et mobilisé. Cet ouvrage collectif propose une série d'éclairages propres à tracer les contours d'un faire corps — soit la manière dont les individus et la société tentent d'intervenir sur le corps — dans des situations et des contextes variés. Sont mis en lumière le rôle joué par les pensionnats dans l'adoption des pratiques sportives, des femmes migrantes engagées dans des activités de soin auprès de personnes âgées, des personnages de romans d'Alice Rivaz, des footballeurs de la Nati, des pratiquantes de pole dance, l'intérêt porté par les médecins aux XVIIe et XVIIIe siècles à la notion de Heimweh, le témoignage d'une himalayiste ou encore des stratégies de conservation corporelle développées par un homme ordinaire au cours d'une vie sportive. Des correspondances entre des temps, des lieux et des gens sont proposées à travers quatorze contributions issues de l'histoire de l'éducation, de l'art et du sport, de l'anthropologie médicale, de la sociologie, de la littérature, de la géographie ou encore à partir de la restitution autobiographique. Tous les articles qui constituent ce volume ont pour ancrage la Suisse sur une période qui court de la fin du XVIIIe siècle à aujourd'hui.
Inspiré des résultats de recherches évaluatives, cet ouvrage est conçu pour favoriser l'implantation d'un service de résolution des conflits et offre des outils d'accompagnement tangibles à la formation de médiateurs. A partir d'observations in situ et d'études de cas, on y explique les fondements de cette activité qui plonge au coeur des relations humaines. Ce livre s'adresse aux professionnels et à tous ceux que la question de la résolution de conflits intéresse. Les intervenants d'une variété de domaines, entre autres pénal, scolaire ou social, pourront y puiser un savoir fondé autant sur la recherche que la pratique. L'auteure espère ainsi contribuer à la réflexion toujours en ébullition entourant cette pratique complexe et méconnue.
Parce que je suis comme ça, moi, je vois toujours trop grand, et j'aime que les grosses choses : les grosses voitures, les grosses chaussures, les assiettes bien remplies, les grosses poitrines. Je ne sais pas d'où ça me vient, mais les choses riquiqui, comme les Fiat 600 ou les petits mocassins, ça ne m'a jamais attiré...
Le 3 mai 1842, l'un des tout premiers hôtels de luxe de la Riviera est inauguré sur les rives du Léman : l'Hôtel des Trois Couronnes, à Vevey. Gabriel Monnet, son fondateur, est alors loin d'imaginer les soubresauts de l'Histoire, les progrès techniques, la révolution des transports et l'explosion du tourisme que connaîtront les siècles à venir. Comment son établissement a-t-il réussi à demeurer jusqu'à aujourd'hui l'un des prestigieux fleurons de l'hôtellerie helvétique ? Cet ouvrage vous révélera tous les secrets de sa passionnante histoire. Bienvenue à l'Hôtel des Trois Couronnes !
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.