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Les publics des journalistes
Legavre Jean-Baptiste ; Dauvin Pascal
SNEDIT LA DISPU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782843031649
Pour qui les journalistes écrivent-ils ?? Jusquà quel point connaissent-ils leurs lecteurs ?? Quelle influence le regard de leurs confrères exerce-t-il sur leur production ?? Comment accommodent-ils leurs sources ? Se poser ces questions, cest regarder autrement le métier dinformer. Dix auteurs, sociologues, politistes, spécialistes de la communication et du journalisme, sappuient sur des enquêtes approfondies dans les rédactions pour décrypter les rapports professionnels entre journalistes et publics (lecteurs, sources et pairs...). Dun média à lautre, de service en service, leurs contributions reposent sur la rencontre dune large diversité de professionnels : rubricards justice, spécialistes de linformation routière, médiateur du Monde, journalistes "couvrant" les ONG, critiques de télévision, correspondants auprès de la Commission de Bruxelles... Loin des préjugés, la production des journalistes ne se conforme pas seulement à leur souci dinformer, ni dailleurs à la simple dépendance vis-à-vis de contraintes économiques et politiques, comme il leur est souvent reproché, elle doit aussi considérablement à la confrontation quotidienne avec leurs multiples publics.
Peu étudié par les historiens et les juristes, le droit colonial occupe une place encore secondaire dans les travaux d'histoire coloniale. L'administration se montrait pourtant soucieuse d'inscrire son action dans un cadre juridique. Quel fut donc le traitement juridique apporté au fait colonial par excellence que représentait l'installation de colons français sur les terres conquises, ici en Indochine ? Pour le savoir, il faut retracer le cheminement des administrateurs et des juges coloniaux, à travers leurs règlements, leurs travaux préparatoires et leurs jugements. Il faut suivre les transferts de propriété qui s'opéraient en cascade depuis les souverains et les individus autochtones jusqu'aux concessionnaires français, en passant par l'administration coloniale. Alors, on pourra découvrir un droit édifié péniblement, au service de l'oeuvre coloniale mais loin d'être univoque et de se résumer à un pur instrument de domination. Cette étude éclaire un pan de l'histoire du droit colonial en général comme de l'Indochine française en particulier.
La communication interne apparaît aujourd'hui comme un enjeu stratégique pour les entreprises comme pour les administrations. Bénéficiant d'une reconnaissance croissante, les services de communication interne ne se limitent plus, comme autrefois, à la simple publication des supports d'information interne. Au contraire, ces professionnels se voient de plus en plus fréquemment invités à accompagner, promouvoir et faire accepter les transformations organisationnelles et managériales qui bousculent les organisations privées et publiques. Croisant les regards d'une douzaine de praticiens et d'universitaires, ce livre explore ainsi les changements dans la communication interne et par la communication interne. Quels rôles sont amenés à jouer les communicants internes ? Comment parviennent-ils à trouver leur place au sein des organisations ? Dans quelle mesure participent-ils à la définition et à l'entretien de nouveaux imaginaires professionnels ? Disposent-ils des instruments pour répondre aux contradictions et aux souffrances suscitées par la généralisation des impératifs de modernisation et d'évolution permanente ?
Louis Guilloux (1899-1980) dispose de marqueurs médiatiques très tôt avec La Maison du peuple (1927) et Le Sang noir (1935). Ils lui offrent des ressources (il est identifiable et dispose d'une place dans l'espace littéraire). Ils le lestent aussi d'un poids (la figure de l'écrivain-du peuple). A chaque fois, les médias semblent "réqresser" vers les oeuvres les plus connues pour confirmer la définition de la situation antérieure, soit un Guilloux écrivain révolté et anti-bourgeois. Analyser les réceptions médiatiques d'un écrivain, c'est aussi mieux voir les transactions à l'oeuvre. Guilloux compose, accepte, masque. Il évite aussi de parler de ce dont il ne souhaite pas parler, comme son voyage en URSS en 1936. Guilloux tente encore dans les médias de lutter contre sa peur de trahir ses origines autant que de dissimuler sa grande difficulté à se penser comme un théoricien de la (de sa) littérature. En observant au fil des contributions les réceptions de l'oeuvre de Louis Guilloux se dessinent en arrière-plan la vie des périodiques autant que le travail de la critique littéraire tout au long du XXe siècle.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Les."héritiers". ces élèves dont les parents font partie des classes supérieures. bénéficient d'un patrimoine culturel familial censé les protéger des difficultés scolaires. Or. ce privilège ne s'exerce pas systématiquement. Ainsi Prune. dont le père est ingénieur, ou Laurent. dont les parents sont professeurs agrégés. ont ils redoublé une classe de l'école élémentaire. Pourquoi ces élèves n'ont ils pas profité de l'héritage scolaire propre à leur milieu familial?
Le magicien du Saint-André-des-Arts ", a dit de lui Jean-Luc Godard. Trois salles de cinéma au cour de Paris, des choix de programmation dictés seulement par le plaisir de ce dévoreur de films, c'est Roger Diamantis, figure emblématique de la passion cinématographique. Florence Delporte est allée à la rencontre de ce passeur infatigable, de ce découvreur entêté. Avec Une vie d'art et d'essais, elle nous restitue la parole de cet homme discret, qui s'est construit une vie, une identité par le cinéma. Roger Diamantis nous fait revivre son enfance de gamin timide, qui trouvait refuge dans les salles obscures, son quotidien d'exploitant, ses combats incessants pour préserver son indépendance. Voici donc une histoire de cinéma, intime et lumineuse, que traversent Woody Allen, Theo Angelopoulos, Yamina Benguigui, Ingmar Bergman, Alain Cavalier, Raymond Depardon, Emir Kusturica, Ken Loach, Nicolas Philibert, François Truffaut, Agnès Vanda, mais également Jacques Lacan ou Eugène Ionesco... On y croise aussi tant d'autres promeneurs et tant d'amoureux du cinéma qui aiment, contre vents et marées, les soirs du quartier Latin.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.