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Les ombres de Stig Dagerman. Paris 1947
Dagerman Lo ; Pick Nancy ; Bouquet Philippe
MAURICE NADEAU
19,00 €
Épuisé
EAN :9782862312705
En 1947, le jeune écrivain suédois Stig Dagerman a rencontré à Paris l'écrivain d'origine juive Etta Federn qui a survécu à l'occupation nazie. Un de ses deux fils, résistant, a été assassiné par la milice. Stig Dagerman s'inspire de cette histoire pour écrire une pièce où il noircit le tableau. L'Ombre de Mart met en scène Etta Federn, une figure maternelle monstrueuse poussant au matricide son fils cadet survivant... Cinq ans plus tard, Stig Dagerman, en pleine gloire littéraire, se donnera la mort peu de temps après son remariage avec l'actrice Anita Björk. Lo Dagerman, leur fille, ainsi qu'une journaliste américaine, Nancy Pick, parente d'Etta Federn, enquêtent sur cet événement qui les touche de très près. Illustré d'une vingtaine de documents et photos, c'est un témoignage précieux sur le passé et l'inspiration d'un des plus grands auteurs suédois que Maurice Nadeau a contribué à faire connaître en France en 1966, en éditant chez Denoël le roman qui l'avait rendu célèbre en Suède, Le Serpent.
Depuis la découverte, en 1981, de ce texte où Stig Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s'est jamais démenti. On peut donc, aujourd'hui, à l'occasion d'une nouvelle édition de ce "testament", parler d'un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat.
Il semble que la France ait choisi de ne retenir du Suédois Stig Dagerman que ses romans, poèmes et pièces de théâtre. Or, il paraît pourtant évident que son activité d'auteur est indéfectiblement liée à celle de militant anarcho-syndicaliste qu'il fut tout au long de sa brève existence. Cette préoccupation d'articuler les deux se retrouve d?ailleurs au c?ur de l'un des textes publiés dans ce livre (L'écrivain et la conscience). C'est donc pour lui donner la place qui lui revient que les éditions Agone ont décidé de publier ce recueil d'une quinzaine de textes (dont trois inédits) rédigés entre 1945 et 1950, parus pour la plupart dans la presse suédoise et se rapportant à l'actualité de l'immédiat après-guerre.Éditoriaux, discours, articles... ces textes journalistiques étaient devenus introuvables en France depuis leur publication en 1986 dans la revue Plein Chant. Pourtant, à leur lecture, l'actualité des propos de Dagerman reste intacte. La lucidité avec laquelle il examine ses contemporains, analyse les problèmes moraux et politiques de son époque, paraît véritablement utile pour une lecture de notre monde. Écrit en 1950 à l'occasion de la mort du roi Gustave V, le premier de ces textes (qui donne son titre au recueil) trouve par exemple d'ironiques résonances dans le traitement médiatique des récentes mésaventures d'une princesse anglaise sous le pont de l'Alma : «La semaine qui vient de s'écouler a été riche en enseignements dans la mesure où, pour la première fois, elle nous a permis de constater dans notre propre pays quelles forces effroyables se déchaînent lorsque, dans une société moderne, tous les moyens d'information sont mis en même temps au service d'une seule et unique fin : organiser le chagrin, construire un mythe».Militant et auteur, Dagerman ne peut cependant être réduit à l'une ou l'autre de ces figures, n'ayant jamais sacrifié son idéal à son art ou l'esthétique à un programme. Un exemple à méditer, aujourd'hui où le mot engagement semble vidé de son sens. --Isabelle Yaouanc
On enterre une femme à deux heures... C'est par ces mots que comme L'Enfant brûlé, le chef-d'?uvre de Stig Dagerman, qui date de 1948. En effet, la mère est morte, laissant un mari et un fils de vingt ans. Qui était-elle en dehors de cette rumeur quotidienne dont elle remplissait la maison? Trop tard pour le savoir. Désormais, son absence va prendre un poids que n'avait pas sa présence, suscitant entre père et fils d'étranges rapports faits de questions tacites, de suspicion mutuelle, de jalousie et de haine, mais aussi d'amour.Lire Dagerman - ce Rimbaud du Nord qui mit fin à ses jours en 1954, alors qu'il n'avait que trente et un an et que, depuis longtemps, il se taisait - c'est lire un écrivain majeur, l'un de ces auteurs sont la voix a la vertu de raccourcir à la seconde des distances entre lecteur et auteur, instaurant entre eux les liens de complicité les plus étroits, commandant un irrésistible mouvement de sympathie.Ardent et précis à la fois, l'écrivain jette ses filets au plus profond de nous-mêmes, ramenant à la surface nos secrets les plus troubles et les moins avouables. Tandis que, sur fond de rues enneigées, d'archipels lisses et de soleils froids, des personnages ravagés de passion se dressent, à jamais inoubliables, comme dans un film qui serait le plus beau film d'Ingmar Bergman, ce compatriote de Dagerman, "l'Enfant brûlé".
1946. Un journaliste erre dans les ruines des villes allemandes anéanties par les bombardements. Il se nomme Stig Dagerman, il est là pour les besoins d'un reportage. Et quelques semaines durant, il va observer, questionner, descendre dans les caves à la rencontre de ceux qui s'y terrent, s'interrogeant lui-même, méditant sur la souffrance et l'angoisse, la haine et la culpabilité. Peu à peu prend forme Automne allemand, ce livre qui, depuis sa parution en 1980, en révélant un aspect essentiel de l'oeuvre de l'écrivain suédois, n'a cessé de s'imposer comme un témoignage de première force sur les conséquences de la défaite allemande et le destin de l'Europe.
Résumé : Apolline Avenarius sort d'études de cinéma avec un but précis : devenir un auteur célèbre. Pour cela, elle mise tout sur une idée : partir à la recherche d'Alfred Hayes. Il est romancier, scénariste et poète américain, totalement oublié. Apolline sera à la source de sa résurgence. Elle cherche par tous les moyens à mettre son plan à exécution. Pour cela, elle embarque Pierrot, un prof de fac qui rêve de la mettre dans son lit, et Hank, un écrivain flamand qui vit ses dernières heures. Mais on ne déterre pas les morts si facilement... D'un quartier chic de Rome aux sommets en feux de Los Angeles, A la Recherche d'Alfred Hayes entraîne le lecteur dans la course démesurée de la narratrice vers l'objet de son obsession.
« Un bateau dans le jardin » : 1er juillet 1895... Le capitaine Joshua Slocum appareille de Boston pour le premier tour du monde à la voile en solitaire... 1er juillet 1950... Pierre, modeste représentant de commerce, commence la construction d?un bateau dans le jardin d?un pavillon de banlieue en région parisienne... Deux voyages bien différents mais tout aussi aventureux qui vont durer l?un et l?autre plusieurs années. Avec l?aide du journal de bord de Slocum, François, onze ans, participe aux deux aventures... Mais à mesure que le temps passe et que le bateau grandit, François se pose la question : le bateau va t-il réellement les emmener tous les trois en dehors des quatre murs du jardin ?...« La Traversée de l?Atlantique à la rame » : La barque qui s?est échouée sur une plage de Cornouaille était couverte d?algues et de coquillages... Les mouettes tournaient autour en poussant des cris perçants... À l?intérieur on découvrit un petit cahier trempé par l?eau salée, dans lequel Adélaïde et Jonathan, à tour de rôle, avaient rédigé leur journal de bord... Ce récit a donné lieu à un scénario de film d?animation en 1978, écrit en collaboration avec Jean-Paul Gaspari et réalisé par l?auteur...Ouvrage illustré de 14 dessins originaux.Auteur de romans et de nouvelles ? La vie agitée des eaux dormantes (Folies d?encre), Louise en hiver (Éditions Delatour) ? Le peintre et le gouverneur (Maurice Nadeau), Jean-François Laguionie a fait des études de dessin et de théâtre avant de créer un studio de films d?animation dans les Cévennes. De 1963 à nos jours, il a collectionné de nombreux prix, dont la Palme d?or du court-métrage de Cannes pour La Traversée de l?Atlantique à la rame, dont il a été tiré un album chez Gallimard-Folio. L?auteur vit en Bretagne depuis 2005.4e de couverture : « Un bateau dans le jardin » : 1er juillet 1895... Le capitaine Joshua Slocum appareille de Boston pour le premier tour du monde à la voile en solitaire... 1er juillet 1950... Pierre, modeste représentant de commerce, commence la construction d?un bateau dans le jardin d?un pavillon de banlieue en région parisienne... Deux voyages bien différents mais tout aussi aventureux qui vont durer l?un et l?autre plusieurs années. Avec l?aide du journal de bord de Slocum, François, onze ans, participe aux deux aventures... Mais à mesure que le temps passe et que le bateau grandit, François se pose la question : le bateau va t-il réellement les emmener tous les trois en dehors des quatre murs du jardin ?...« La Traversée de l?Atlantique à la rame » : La barque qui s?est échouée sur une plage de Cornouaille était couverte d?algues et de coquillages... Les mouettes tournaient autour en poussant des cris perçants... À l?intérieur on découvrit un petit cahier trempé par l?eau salée, dans lequel Adélaïde et Jonathan, à tour de rôle, avaient rédigé leur journal de bord... Ce récit a donné lieu à un scénario de film d?animation en 1978, écrit en collaboration avec Jean-Paul Gaspari et réalisé par l?auteur...Ouvrage illustré de 14 dessins originaux.Auteur de romans et de nouvelles ? La vie agitée des eaux dormantes (Folies d?encre), Louise en hiver (Éditions Delatour) ? Le peintre et le gouverneur (Maurice Nadeau), Jean-François Laguionie a fait des études de dessin et de théâtre avant de créer un studio de films d?animation dans les Cévennes. De 1963 à nos jours, il a collectionné de nombreux prix, dont la Palme d?or du court-métrage de Cannes pour La Traversée de l?Atlantique à la rame, dont il a été tiré un album chez Gallimard-Folio. L?auteur vit en Bretagne depuis 2005.
Joubert Alain ; Ciment Michel ; Sauvageot Pierre-a
Résumé : Bunuel, Ferreri, Fields, Forman, Greenaway, Hitchcok, Kubrick, Polanski, Prévert, Renoir, Sternberg, pour ne citer que ceux-là... S'il n'y a pas à proprement parler de cinéma surréaliste, ces réalisateurs ont reflété cependant l'état d'esprit des surréalistes. Alain Joubert a choisi de présenter dans cet ouvrage cent soixante-deux oeuvres des années vingt du siècle dernier à 2015, célèbres ou moins connues, où perce le désir de révolutionner l'entendement humain. Les 29 photocollages en noir et blanc de PierreAndré Sauvageot interprètent en les illustrant, les thèmes de la révolte, la subversion, l'amour fou, la passion, le merveilleux, l'onirisme, la force du mythe, l'exaltation du sacré, éros et thanatos, l'humour noir ou le non-sens, tout ce sur quoi se fondent les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.
Au début des années 2000, La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau a ouvert ses colonnes à une rubrique régulière d'Alain Joubert, intitulée La Boîte noire. Il y relatait une lecture particulière de certains romans noirs, ? le plus souvent oubliés par la critique, s'interrogeant sur les liens avec d'autres oeuvres ou situations, sachant que chaque événement contient par nature sa boîte noire, révélatrice du "masqué", du "dissimulé" ou de "l'inconscient" qui ont provoqué son existence. Pour l'auteur, une vérité non exprimée s'y dissimule et un nouvel éclairage pouvait donc en dessiner les contours. Aux quinze chroniques ici réunies (2002-2004), se sont ajoutés deux textes également publiés par La Quinzaine littéraire dans ses numéros spéciaux d'été de "l'écrivain en colère" (été 2002) et du "roman policier" (été 2003). 17 photos de Nicole Espagnol accompagnent, dans une sorte d'écho visuel, chaque début de texte.