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Les khmers rouges, un langage de tuerie
Sidoit Véronique
INSU
30,00 €
Épuisé
EAN :9782490743292
Le 17 avril 1975, le Cambodge devient le Kampuchea démocratique, le krama, foulard traditionnel, est adopté comme insigne par les Khmers rouges et "le langage de tuerie", comme le dit Duch, directeur du centre d'exécution S.21, oeuvre à la destruction du pays. L'auteure est psychanalyste, et c'est avec la psychanalyse qu'elle aborde trois questions essentielles : comment la désubjectivation et la déshumanisation ont été agies pendant un peu moins de quatre ans, quels sont les mécanismes et les effets de l'omerta apposée sur ces évènements, effacement qui a empêché jusqu'à il y a peu tout travail de mémoire et d'appropriation de l'histoire, et quelles en sont les conséquences pour le Cambodge actuel. Ce livre est tout autant un livre de psychanalyse, du fait de l'importance du corpus psychanalytique traversé de façon très précise, qu'un livre qui traite de la question des génocides et des traumatismes engendrés ; à ce titre, il est d'une actualité brûlante, et s'il parle ici du Cambodge, les questions abordées et leurs développements résonnent avec notre actualité, et l'éclairent.
Quelles chances de prendre le pouvoir avait le petit Parti communiste yougoslave, au moment du déclenchement des hostilités par l'Axe le 6 avril 1941, contre le royaume de Yougoslavie ? Antoine Sidoti se propose de faire la lumière sur la rivalité sanglante entre les deux mouvements de résistance armée dans la Yougoslavie de 1941-1945 : le mouvement des partisans (communistes et non-communistes conduits par Tito), et les tchetniks (monarchistes commandés par Mihailovic). Après sa prise de pouvoir, Tito fera fusiller son rival, le 17 juillet 1946. La documentation militaire, politique et diplomatique italienne des années de guerre, proposée par l'auteur, donne une dimension nouvelle à l'essor du mouvement des partisans, favorisé en cela par la politique ustasa de " croatisation " de l'État indépendant de Croatie, institué le 10 avril 1941. Par ailleurs, pour la première fois en France, le corpus idéologique de base des deux mouvements de libération yougoslave est présenté de manière aussi développée. L'expression du pouvoir prend parfois des formes imprévues ou sous-estimées par les études traditionnelles : en l'occurrence, Antoine Sidoti présente un certain nombre de documents et analyse l'iconographie de figurines postales émises tantôt par l'autorité yougoslave en exil, tantôt par Mihailovic sur le sol même de la Yougoslavie ; il révèle également la tentative effectuée par le mouvement des partisans d'émettre sa propre figurine révolutionnaire, restée inachevée. Par les textes et par l'image, l'auteur nous introduit dans les mécanismes de la naissance et de l'institutionnalisation du mythe de la " guerre de libération nationale " du mouvement des partisans et du " triple héros national " Tito, processus global que l'auteur appelle mythogenèse. Sa démarche est inédite.
Que se passe-t-il lorsqu'un Nain des montagnes, accompagné de son inséparable chouette, lorsqu'un Cheyenne et un renard érudit se rassemblent pour discuter d'un vieux message trouvé dans une bouteille au fond d'un étang? Que se passe-t-il lorsqu'ils découvrent une énigme alchimique sur le parchemin, testament du moine Nilkobus Kéron, disparu depuis plus de mille ans, et qui fait allusion à un précieux médaillon magique, qu'une vulgaire marchande de souvenirs prétend détenir. Et en quoi ceci intéresse-t-il vivement trois sorcières qui ont eu vent de la chose? Quel motif est assez fort pour rassembler tout ce beau monde dans l'immense ville de Dingobar un jour de marché? Tous ces gens aussi dissemblables ne feront pas forcément bon ménage... Mais qui sera assez rusé; assez fort pour percer le secret de Nikobus Kéron?!
Les travaux publiés sont le résultat d'une recherche menée sur l'oeuvre d'Antoine Vitez à l'Institut d'études théâtrales de l'Université de Paris III-la Sorbonne Nouvelle et au Centre d'études théâtrales de l'Université catholique de Louvain. Ici, pour la première fois, des étudiants qui ne l'ont pas connu s'emploient à écrire sur lui et son théâtre. A partir de l'expérience de son spectacle testamentaire, LE SOULIER DE SATIN, de traductions, de documents, s'amorce le combat de la nouvelle génération avec l'oubli du théâtre et l'évanouissement progressif de ses artistes. A plusieurs titres, ce numéro trouve sa légitimité dans la démarche de Vitez lui-même, qui n'a jamais failli à la confiance faite aux jeunes. Ni aux vertus de l'école.
Ce recueil est composé de petits textes écrits par lauteur dans une période bien précise, entre ses deux expériences de passe, moment analytique bien particulier. Ces poèmes, disons le mot, sont autant dévocations de fragments de vie, dinstants fugaces imprégnés de la texture de l'inconscient. Ils sont scandés par des tableaux, oeuvres dune artiste plasticienne, donnant ainsi à ce recueil l'occasion de conjoindre art, entre poésie et peinture, et psychanalyse.
Ce recueil regroupe les textes des interventions prononcées lors de la Journée Inter-cartels du 15 septembre 2018, aussi le choix a été fait de ne pas effacer les traces de leur oralité initiale. Certains exposés ont été énoncés dans une langue différente du français ; un second choix a été de les publier dans leur langue originale, et d'en proposer, à la suite, une traduction. Certains intervenants ont décidé de ne pas publier leurs textes tandis que d'autres, qui n'avaient pas prévu d'intervenir, se sont décidés sur place. Il y a ainsi un petit écart entre le programme de la journée et la table des matières. Enfin, une bibliographie générale est proposée qui permet de faire la synthèse des références mobilisées par l'ensemble des auteurs.
L'ouvrage présente deux textes écrits par Michel Lapeyre à quelques années d'intervalle. Tous deux mettent en avant ce qui fait la spécificité de l'être humain (singularité, langage, inconscient, désir...), que la psychanalyse s'attèle à soutenir notamment face aux attaques du capitalisme néolibéral et à ses effets délétères sur le lien social. Le premier texte présente le cours magistral dispensé par Michel Lapeyre à l'U. F. R. de psychologie de l'Université Toulouse le Mirail (devenue depuis Université Jean Jaurès), entre les années 1995 et 1999 sur La méthode clinique. La psychanalyse, en soutenant ce qu'il y a d'irréductible en chacun, s'en servant pour renouveler l'éthique, le savoir et le lien social, et aussi comme ressort de l'acte du sujet, donne à la clinique son orientation. S'il est une dimension thérapeutique à la cure, c'est celle de prendre soin de quelqu'un qui souffre, d'accueillir sa singularité, dans le respect de ce qu'il amène d'imprévu, non réductible à ses déterminations ni à aucun savoir qui aurait valeur d'universel, et de faire confiance à l'acte de parole, pour permettre au sujet de rejoindre sa propre exceptionnalité, l'usage à en faire et la responsabilité qui lui en revient. L'intervention du clinicien a une portée d'acte : celui d'éveiller la cause pour son patient. La construction de cas mettra en avant ce qui se dégage dans une cure, permettant ainsi un regard critique sur la pratique, participant à une révision de la théorie, tout en offrant un mode de diffusion de la psychanalyse. Le deuxième texte examine le savoir du psychanalyste, savoir à partir duquel il opère dans la cure. Quel est-il ? Il ne s'agit pas ici d'une accumulation de connaissances, mais d'un savoir qui se réinvente à chaque cure et qui inclut en lui-même un point de non savoir. Il y a un impossible à savoir, du non-savoir avec lequel le psychanalyste sait y faire. Il s'appuie sur le processus d'humanisation et se connecte à la substance humaine, pour permettre au sujet de sortir de la foule et d'assumer sa singularité, via le symptôme, dans un lien social renouvelé, c'est-à-dire inscrit, depuis sa position singulière, dans le collectif.