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Les insouciants
Behrens Peter ; Chapman Isabelle
REY
23,00 €
Épuisé
EAN :9782848765754
Billy Lange est né en 1909 sur l'île de Wight, en Angleterre, où son père est skipper pour un riche baron juif allemand. Enfant, Billy est fasciné par la fille du baron, l'insaisissable et volontaire Karin von Weinbrenner. Après la Première Guerre mondiale qui a obligé les parents de Billy à émigrer en Allemagne, les deux jeunes gens se recroisent sur la propriété du baron, près de Francfort. Au fil des ans, alors que la société perd ses repères moraux et que l'Allemagne marche vers la Seconde Guerre mondiale, Billy et Karin se découvrent des points communs : les chevaux, le jazz, la vitesse, un tenace rêve d'évasion. Et, tandis que Billy se trouve une "situation" chez IG Farben, Karin, si représentative d'une certaine jeunesse argentée, part mener une vie de bohême à Berlin. Face à la montée du nazisme, aux traitements infligés au baron et à son entourage, Billy et Karin vont faire front, taraudés par une même question : faut-il rester ou se résoudre à fuir ? Le roman entrelace les souvenirs de Billy : son enfance anglaise, l'emprisonnement de son père soupçonné d'espionnage pendant la Première Guerre mondiale, le refuge dans une Irlande secouée par l'IRA, la fuite en Allemagne auprès du baron, l'entre-deux-guerres où se mêlent insouciance et signes annonciateurs d'un nouvel ordre des choses. Peter Behrens poursuit son ouvre semi-autobiographique et offre un éclairage subtil et une fine compréhension de la "grande Histoire" à travers les itinéraires de ses personnages. Profondément émouvant, Les insouciants est une histoire d'amour, une épopée historique, et une réflexion lucide sur la violence de l'Europe du XXe siècle. Un roman magistral.
Quoi de plus actuel comme concept que celui de qualité ? Mais à quels univers de référence participe-t-elle ? De plus en plus utilisée pour évaluer le rapport de conformité entre mandat, normes et standards, d'une part, et la réalité de l'interaction formatrice, d'autre part, la qualité devient aussi un moyen de juger la performance d'un système, de le piloter et de contrôler si l'école remplit son contrat de prestation. Que faut-il rassembler comme données pour rendre compte de son efficacité, de son efficience et de son équité ? Est-il possible de mettre en ?uvre les innovations et les réformes sans l'appui des enseignants et des formateurs, avec leur qualité professionnelle ? Les auteurs concluent qu'il faut penser l'éducation et la formation comme un continuum. Leurs approches de la qualité sont différentes et originales : elles se situent à différents niveaux, tiennent compte du développement cognitif des apprenants, à l'école comme dans la formation tout au long de la vie ; elles soulignent toutes l'indispensable construction de sens.
Peter Behrens est né à Montréal, où il a grandi. Il a fait ses études au Lower Canada College, à la Concordia University et à l'université de McGill. Il a été professeur de Creative Writing à l'université de Stanford et membre du centre des Beaux-Arts de Provincetown (Massachusetts). Son premier recueil de nouvelles, Night Driving, a paru en 1987. Il a ensuite publié des essais et des nouvelles dans diverses revues et anthologies (Best Canadian Stories, Best Canadian Essays, The Atlantic Monthly...). Depuis que son premier texte paru dans The Atlantic Monthly a fait l'objet d'une option par Hollywood, il travaille comme scénariste professionnel. Il vit dans le Maine avec sa femme et son fils et passe deux mois par an à Los Angeles. La Loi des rêves, son premier roman, a reçu le Governor General's Literary Award en 2006 au Canada
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue "civilisation" inflige à la "barbarie". Victor Hugo "espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée" renverra ses butins. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'Etat français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de "restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République. Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle. Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.
Un texte de compassion et de soutien pour les millions de solitaires en France " La solitude est un fléau moderne, elle gagne du terrain en France. En trente ans, la proportion des solitaires a doublé, et cela dans toutes les catégories sociales et dans toutes les classes d'âge. Aujourd'hui, 5 millions de personnes de plus de quinze ans vivent seules, soit un Français sur dix. On peut y rajouter environ 1 million de personnes qui, selon une étude de la Fondation de France, se sentent seules tout en vivant en couple. Ces personnes n'ont que très peu de contacts avec les cinq réseaux de sociabilité : famille, milieu professionnel, amis, communautés d'affinité ou de voisinage. On vit de plus en plus vieux, on est autonome plus longtemps, les parents ne vivent presque plus sous le toit des enfants. Sur dix hommes seuls, six sont célibataires, trois sont divorcés et un est veuf. Dans 85 % des cas de divorces, les enfants sont confiés à la mère, et le père se retrouve seul. Mais les femmes seules sont plus nombreuses que les hommes car sur dix d'entre elles, cinq sont veuves. Alors, dans ce livre, j'explore les raisons de la solitude aujourd'hui et je donne des pistes pratiques et spirituelles pour en sortir ou y faire face. Il y a urgence à agir en solidarité. " Guy Gilbert
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.
Penser le continent africain est une tâche ardue tant sont tenaces poncifs, clichés, et pseudo-certitudes. Depuis les années 1960, à l'aube des indépendances, la vulgate afro pessimiste a qualifié l'Afrique de continent " mal parti ", " à la dérive ". Au plus fort de la pandémie du Sida, des augures ont même préconisé l'extinction pure et simple de la vie sur le continent. C'est peu dire la violence symbolique avec laquelle le destin de millions d'individus a été envisagé sous le mode de l'échec, du handicap, voire de la déficience et de la tare congénitale.Plus récemment, une rhétorique de l'euphorie et de l'optimisme a vu le jour. Le futur serait désormais africain. Le continent réalise des progrès en termes de croissance économique et les perspectives y sont bonnes. La disponibilité de ressources naturelles et des matières premières aidant, le continent africain serait le futur eldorado du capitalisme mondial. Là aussi, ce sont les rêves produits par d'autres qui s'expriment.Penser l'Afrique, c'est débroussailler une forêt dense et touffue, c'est redéfinir la vie autrement que sous le mode de la quantité et de l'avidité. En ces temps de crise de sens d'une civilisation technicienne ne sachant plus où donner de la tête, le défi consiste alors à scruter le politique, l'économique, le social, le symbolique, la créativité artistique. Il consiste également à penser un projet de civilisation qui met l'homme au cour de ses préoccupations en proposant un meilleur équilibre entre les ordres économique, culturel et spirituel.Cet essai passionnant opère une véritable décolonisation conceptuelle et appelle à une réinvention de soi du continent africain.Né en 1972 au Sénégal, Felwine Sarr est écrivain et universitaire. Agrégé d'économie, il enseigne à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a publié Dahij (Gallimard, 2009), 105 rue Carnot et Méditations africaines (tous deux chez Mémoire d'encrier, Canada).