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Les Enragées
Bah Valérie ; Martelly Stéphane
REMUE MENAGE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782890917521
On a chacun·e vécu plus que l'équivalent d'une maîtrise en mangeage de marde, et ce, par cumul de certificats en précarité, en instrumentalisation, en domination temporelle, complétés par une étude indépendante en détournement cognitif. Cette accréditation, il faut l'encadrer, l'afficher sur nos murs et puis mettre le feu à l'immeuble avant de déguerpir". A travers cette suite de récits sans concession, on voit apparaître et réapparaître des personnages résolus, damnés et triomphants dont on devine les liens au fil de la narration fragmentée. L'écrivaine trace, dans un style impitoyable, le portrait d'une sororité que n'arrivent guère à ébranler la violence sociale, les traumas et les faux-semblants. "Et pourtant, voici dans cette écriture de Valérie Bah, les enragé·e·s qui si peu ont su mourir, débordant d'amour et de pages à remplir, sublimant des chairs pleines que font frémir les accents de leurs âmes". - Stéphane Martelly, préface
Avec la chute du mur de Berlin en 1989 et le vent de l'Est qui a soufflé sur l'Afrique, les pays africains ont connu des changements politiques profonds. Les régimes militaires et les partis uniques constitutionnels ont été déboulonnés par ce changement, qui s'est souvent fait dans la douleur, comme ce fut le cas du Mali, où 215 personnes ont perdu la vie suite à la répression lors des tristement célèbres événements du 26 mars 1991. C'était là le prix à payer pour l'instauration du multipartisme et de la démocratie. Force est de reconnaître que l'expérience démocratique n'a pas été à la hauteur des attentes. L'État issu du mouvement démocratique a rompu le contrat social par la mise en oeuvre de politiques néolibérales qui ont fait des milliers de victimes. Aujourd'hui, après deux décennies de multipartisme et de démocratie, et alors que le Mali s'apprête à fêter en grande pompe le cinquantenaire de son indépendance, tout porte à croire que les Maliens sont las, voire déçus par la classe politique, et peu intéressés à la politique et à l'avenir même de la démocratie et du multipartisme. Mali: le procès permanent dresse un état des lieux de cette expérience démocratique, de ses hauts et de ses bas, ainsi que des causes du désintérêt et du désenchantement des Maliens.
En ce début de XXIe siècle, la Guinée traverse une crise sociale, politique, économique et culturelle d'une ampleur sans précédent. Ce constat atteste qu'il y a un déficit en matière d'éducation civique et morale (ECM). Face à cette situation, l'auteur, ancienne Rufisquoise, apporte son expérience de «legoffienne». Elle met à notre disposition son cahier de morale de l'Ecole Normale Supérieure de jeunes filles de Rufisque. Ces cours ont été conduits de main de maître par Germaine Legoff, l'éducatrice mythique.
Conté était colonel de l'armée guinéenne, chef d'état-major de l'armée de terre à la mort du premier président de la République de Guinée. Il était l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé. De ce fait, il a été nommé ipso facto le 3 avril 1984, dès l'enterrement du premier président de la Guinée mort à Cleveland, USA. Ses compagnons d'armes diront plus tard qu'il a accepté cette fonction avec beaucoup de réticence, prétextant qu'il ne connaissait pas la politique. Dès ses premiers discours à la nation, après son installation à la tête de la Guinée, il déclare : "Nous sommes arrivés pauvres au pouvoir. Si vous nous voyez construire des villas et acheter des voitures, c'est que nous avons volé." Arrivé réellement au pouvoir à partir de 1990, après avoir placé ses hommes, il prend goût à l'argent. Il installe son régime dans le pillage illimité des richesses nationales, or, diamant, terrains de cultures et constructibles. Il favorise le détournement des devises en instituant l'impunité et en prenant "sa part" au passage. Ses ministres ne sont pas en reste dans ce festin et la course à leur enrichissement illicite et rapide. Ils savent que la durée de leur maintien au gouvernement dépasse rarement quatre ans. A la fin de sa vie, Transparency international a estimé à 450 millions de dollars la fortune qu'il avait accumulée.
La Guinée avait des cadres, ils ont péri dans le geôles de Sékou Touré. Il est arrivé au pouvoir par la violence politique. Il s'y est maintenu par l'addition de deux facteurs qu'il a manipulés avec une habileté redoutable. Le premier levier de son ascension a été l'instauration de la violence brutale contre ses adversaires à l'occasion de son élection comme conseiller territorial de Beyla en 1953. De 1954 à sa mort en 1984, il a ordonné l'assassinat de cinquante mille personnes dans les affrontements préélectoraux en 1953, 1956,1957 et 1958 ; et dans les sinistres geôles des casernes du pays. Dans cette hécatombe, cinq mille hauts fonctionnaires ont été brutalement éliminés. Comme Robespierre et Fouquier-Tinville, pour Sékou Touré, la révolution n'a pas besoin de savants. Les victimes de toutes les répressions politiques du PDG sont regroupées dans l'Association des Victimes du camp Boiro, quel que soit le lieu où les martyrs ont été exécutés. Le deuxième levier de son maintien au pouvoir à vie lui a été servi par les accords signés avec les partenaires de la Guinée, de l'Europe de l'Est et de l'Ouest, pour l'exploitation des richesses minières du pays dont la gestion reste inconnue du public depuis le début des exportations jusqu'aujourd'hui. Les communistes et les capitalistes des deux camps de la guerre froide lui ont fourni les moyens de tous ordres pour s'assurer une sécurité totale de leur approvisionnement en bauxite et autres matières précieuses.
Mathieu se laissait ligoter et suspendre au plafond de ma salle à dîner ; j'accrochais des ampoules LED à son sexe et ça me faisait un joli lustre. Arsène couchait systématiquement avec toutes ses étudiantes de maîtrise ; nous le surnommions "Arsènement Sexuel" et ce connard trouvait ça drôle. Louis le barista faisait chaque jour une faute en écrivant mon prénom sur ma tasse ; il m'a sautée dans l'arrière-boutique - j'ai un faible pour les dyslexiques. Eyael avait des ailes de feu, un sexe en or et son foutre exhalait la rose et la myrrhe ; il a cessé de venir me visiter la nuit quand les médecins ont ajusté ma médication.
Résumé : A l'heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu'à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l'action des femmes ? Ce livre postule l'urgence de l'écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l'exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance.Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d'exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde.
Résumé : Camille Toffoli croit que les chanteuses country, les sad girls et les championnes de rodéo ont quelque chose de fondamental à nous apprendre sur les rapports de genre et les privilèges de classe. "Filles corsaires" construit une pensée qui a les deux pieds dans la vie, qui jette son dévolu sur les figures oubliées et les angles morts d'un certain féminisme universitaire. Pourquoi le célibat volontaire, l'autonomie sexuelle et la non-maternité sont-ils toujours frappés de suspicion ? L'amitié peut-elle réellement lutter contre l'hétéronormativité ? Comment penser une politique de la solitude ? L'autrice investigue ces questions, et bien d'autres, à travers une série de portraits où les anecdotes côtoient les réflexions philosophiques. Une éthique féministe inconfortable qui se déploie quelque part entre les journées de travail en librairie et les soirées karaoké.
Résumé : Est-il possible de mettre fin à l'opposition entre recherche et création ? Ce livre cherche à approfondir les potentialités de la recherche-création lorsqu'elle est menée par des personnes issues de groupes minorisés ou qui s'intéressent à différents types de marginalités. Les textes abordent la culture du viol, la santé mentale, les douleurs chroniques, les enjeux de classe, de racialisation, de sexualité et de blanchité, dans des formes plurielles et propres à la recherche-création. D'entrée de jeu, Nicholas Dawson et Marie-Claude Garneau discutent de leurs choix et de leur pouvoir éditorial dans l'introduction rédigée sous la forme d'une pièce de théâtre - avec un prologue, quatre scènes et un épilogue - qui se déroule dans le huis clos d'une cuisine pendant la pandémie. L'amitié est posée comme une question transversale, qui "traverse tout" , qui permet de décloisonner les expériences de minorisation et de marginalisation.