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Eros géographe
Leroy Claude
PU SEPTENTRION
18,00 €
Épuisé
EAN :9782757401491
Pouvez-vous dire quelle a été la rencontre capitale de votre vie"? A l'enquête qu'ils lançaient dans la revue Minotaure en 1933, la réponse allait de soi pour André Breton et Paul Eluard: c'était, de toute évidence, la rencontre de l'amour. Encore fallait-il pour être capitale qu'elle vînt combler en eux l'attente de l'événement unique et un désir de coïncidences bouleversantes. À cette passion de la rencontre se reconnaîtront toujours les vrais amoureux de l'amour. Un simple échange de regards suffit à déclencher la foudre et à révéler aux inconnus qu'ils étaient destinés l'un à l'autre. Quand l'amour de la rencontre et la rencontre de l'amour entrent en fusion, tout fait preuve et, dans le vertige qui emporte les signes, le lieu dévoile enfin son génie érotique. Pour l'éducation des amants, Madeleine de Scudéry avait dessiné la carte de Tendre qui offrait ses parcours allégoriques à l'amoureuse initiation. La leçon sera entendue par une lignée de voyageurs pour qui le paysage est le creuset d'une alchimie du désir. Lorsque Watteau embarque ses pèlerins pour Cythère, lorsque Stendhal vole aux rameaux de Salzbourg les secrets de la cristallisation, lorsque Baudelaire adresse à la femme aimée son invitation au voyage, lorsque Breton découvre que dans Paris se love un corps de femme, ils se font eux aussi les géographes de Tendre. Tout en se plaçant sous la tutelle de Vénus, c'est à son fils bien-aimé qu'ils rendent hommage: ils illustrent les pouvoirs d'Eros géographe.
En marge de l'oeuvre de Cendrars, ces rencontres composent le portrait kaléidoscopique d'un poète en liberté qui joue volontiers avec son personnage et cultive non sans humour sa mythologie. Un amour dévorant pour le cinéma, la découverte initiatique du Brésil, la retraite à Aix-en-Provence pendant la Seconde Guerre mondiale, le jardin paradisiaque de Saint-Segond, le retour à Paris en 1950 et les rencontres bientôt rituelles de la rue Jean-Dolent, la présence absence si singulière de Raymone, sa compagne, tiennent une place de choix dans ces entretiens. Au fil des rencontres se multiplient les confidences passionnantes, souvent inattendues, sur les opinions, les goûts ou les innombrables projets du poète. Refusant de séparer le réel de l'imaginaire, Blaise Cendrars se présentait comme un amant du secret des choses . Cet ensemble inédit ajoute un supplément savoureux à la bibliographie d'un poète qui avait la passion des livres fantômes et rêvait d'une oeuvre à jamais sur le chantier .Claude Leroy est professeur de littérature française à l'université Paris X-Nanterre. Il a dirigé la première édition critique des oeuvres complètes de Cendrars chez Denoël ( Tout autour d'aujourd'hui , 15 volumes, 2001-2006). Il est l'auteur d'études sur quelques mythes de la modernité littéraire : Le Mythe de la passante de Baudelaire à Mandiargues (PUF, 1999), Le Miroir d'Orion. Révolutions d'un mythe (à paraître chez Non Lieu). Et sur quelques modernes : Soupault, Mandiargues, F. J. Temple...
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Résumé : " Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! "... En adressant à une passante inconnue le sonnet que lui avait inspiré leur brève rencontre, Baudelaire lançait une bouteille à la mer. Est-elle jamais parvenue à sa destinataire ? Cette histoire d'amour manqué a pourtant créé un frisson nouveau. Dès la publication du poème, l'étrange désir de vivre une seconde fois la scène bouleversante a poussé toute une lignée de lecteurs à la réécrire. Sur le mode de la variation ou du supplément, poèmes, contes, romans ou chansons ont multiplié, depuis lors, les rendez-vous avec la fugitive sans nom. D'un poème de circonstance est né ainsi un des mythes les plus secrets de la modernité, reconnaissable à son cortège de figures toujours fascinantes, éphémères et interdites, ainsi qu'à un répertoire de scénarios où la perte et l'écriture ne cessent de nouer, dénouer et renouer leurs relations. Si les femmes, depuis Baudelaire, ne passent décidément plus de la même façon dans la rue, c'est que certains extravagants guettent, un sonnet à la main, le retour de la passante.
Qu'est-ce qu'une forêt? Pourquoi les feuilles changent-elles de couleur? Quelles sont les différences entre un arbre et un arbuste? Pourquoi les champignons sont-ils indispensables à la survie des forêts? Que se passe-t-il à l'intérieur d'un bourgeon? Quel monde microscopique vit dans une vieille souche? Autant de questions que le promeneur se pose lors d'une sortie en forêt. A travers seize grands thèmes (les herbes, les feuilles, les bourgeons, l'écologie, les activités humaines...) et grâce à de nombreux schémas explicatifs et photos, l'auteur répond à toutes ces questions et à bien d'autres. Les connaissances les plus actuelles sur la biologie végétale sont passées au crible, depuis l'arbre en tant qu'individu jusqu'aux réactions chimiques au sein de la feuille quand elles expliquent ses changements de couleur, en passant par l'organisation de la vie en forêt. Ecologie, botanique, physiologie, biochimie sont les grandes disciplines auxquelles cet ouvrage fait référence pour expliquer la forêt.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.