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Rencontres avec Blaise Cendrars. Entretiens et interviews 1925-1959
Leroy Claude
NON LIEU
24,99 €
Épuisé
EAN :9782352700234
En marge de l'oeuvre de Cendrars, ces rencontres composent le portrait kaléidoscopique d'un poète en liberté qui joue volontiers avec son personnage et cultive non sans humour sa mythologie. Un amour dévorant pour le cinéma, la découverte initiatique du Brésil, la retraite à Aix-en-Provence pendant la Seconde Guerre mondiale, le jardin paradisiaque de Saint-Segond, le retour à Paris en 1950 et les rencontres bientôt rituelles de la rue Jean-Dolent, la présence absence si singulière de Raymone, sa compagne, tiennent une place de choix dans ces entretiens. Au fil des rencontres se multiplient les confidences passionnantes, souvent inattendues, sur les opinions, les goûts ou les innombrables projets du poète. Refusant de séparer le réel de l'imaginaire, Blaise Cendrars se présentait comme un amant du secret des choses . Cet ensemble inédit ajoute un supplément savoureux à la bibliographie d'un poète qui avait la passion des livres fantômes et rêvait d'une oeuvre à jamais sur le chantier .Claude Leroy est professeur de littérature française à l'université Paris X-Nanterre. Il a dirigé la première édition critique des oeuvres complètes de Cendrars chez Denoël ( Tout autour d'aujourd'hui , 15 volumes, 2001-2006). Il est l'auteur d'études sur quelques mythes de la modernité littéraire : Le Mythe de la passante de Baudelaire à Mandiargues (PUF, 1999), Le Miroir d'Orion. Révolutions d'un mythe (à paraître chez Non Lieu). Et sur quelques modernes : Soupault, Mandiargues, F. J. Temple...
Résumé : "Ce matin est le premier jour du monde." Avec le poète du Panama, toujours nous sommes ramenés à la naissance mystérieuse de tout. l a passion des origines étend son empire à tous les domaines de la vie et de la création. Rien n'est plus exaltant pour lui que partir. Mais, dans la bourlingue à la Cendrars, l'amour du voyage ne fait qu'un avec le désir d'aller à la rencontre de l'inconnu et à la recherche de soi. Partir, c'est renaître. Son univers est traversé de voyageurs hallucinés, qu'une idée fixe a jetés sur les routes : tout quitter pour se refaçonner. Se faire enfin la belle. La quête de l'élixir de longue vie ou du secret des choses dévore ces aventuriers de l'esprit. Brûlés, boiteux, rongés, manchots, ils ont lâché la proie pour l'ombre et rêvent de voir le monde surgir à l'état naissant, avec des yeux d'enfant émerveillé. Autant qu'une règle de vie, partir est un précepte d'écriture : ne jamais s'enfermer dans une formule. L'étonnante diversité des livres de Cendrars (poèmes, romans, reportages, mémoires), de même que l'inventaire des enthousiasmes qui l'ont porté vers la musique, la peinture, le cinéma, la publicité ou la radio, révèlent un créateur en mouvement perpétuel, à l'écoute du "profond aujourd'hui". Ce qui fascine dans l'atelier du poète est le refus de dissocier l'expérimentation des formes et l'expérience de soi. Sous le plaisir de rompre se relance une seule et même hantise : l'amour des commencements.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Reclus dans sa cuisine d'Aix-en-Provence, emmitouflé dans sa bure d'hiver, portant béret et lunettes, son éternelle cigarette au bec, il pose sous l'objectif de Robert Doisneau à côté de la machine à écrire d'où sont sorties les pages de L'Homme foudroyé, qui vient de paraître chez Denoël. Tel est le visage de Blaise Cendrars qu'ont pu découvrir, en octobre 1945, les lecteurs du Figaro-Illustré : celui de l'auteur d' "un grand livre, un de ces livres comme il n'y en a pas un en dix ans [... ] qui nous transporte, par la maîtrise d'un art littéraire entièrement personnel, hors de tout art, par-delà toute littérature". Ainsi Maximilien Vox saluait-il la parution de ce premier volume des "Mémoires sans être des Mémoires". A ce livre foudroyant, les Cahiers de sémiotique textuelle de l'université Paris Nanterre avaient consacré en 1989, sous la direction de Claude Leroy, son quinzième numéro, rassemblant des études critiques, des inédits et des documents. Premier et unique ouvrage jusqu'à ce jour entièrement consacré à L'Homme foudroyé, ce volume est ici republié à l'occasion du programme de l'agrégation de lettres 2020.
Ce livre explore la genèse d'une mythologie moderne. Apparu en Angleterre, le chemin de fer se développe en France dans les années 1830 et la littérature cherche à acclimater cet objet incongru, souvent par des périphrases et des métaphores mythologiques. En dépit d'accidents célèbres, il devient vite le symbole du progrès industriel. Bouleversant les conceptions du temps et de l'espace, il est mal accepté par les poètes parce qu'il attente à l'image de la nature et à la contemplation du monde. Dans les wagons, la promiscuité instaure un nouveau rapport à l'autre, surprenant ou troublant. À la fin du siècle, avec Zola, le rail devient partie prenante du paysage, mais il inquiète autant qu'il fascine. Au XXe siècle, le champ de ses représentations et de ses significations s'élargit. Après Proust, le roman moderne s'en empare ainsi que la poésie. Le cinéma exploite la vitesse que le train impose aux paysages et les ressources qu'offrent à l'intrigue des wagons en marche ou à l'arrêt. Après des débuts difficiles, l'imaginaire du chemin de fer s'est considérablement enrichi. En passe de devenir aujourd'hui un objet de nostalgie, il est cependant irrémédiablement marqué par l'Histoire comme l'a montré le mutisme des représentations fictives qui ont suivi les trains de la mort. Parce qu'elle suppose un renouvellement permanent de l'imaginaire du moderne, l'ère des "feuilles de rail" est-elle révolue?
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.