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Réfutation de l'éclectisme
Leroux Pierre ; Nicolas Serge
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296023550
Contrairement aux écrits socialistes du début du XIXe siècle, on voit apparaître dans l'œuvre de Pierre Leroux (1797-1871) un talent philosophique sérieux et des connaissances philosophiques étendues. Son premier grand ouvrage sur la Réfutation de l'éclectisme (1839) est essentiellement constitué par la réimpression d'un article paru dans l'Encyclopédie nouvelle l'année précédente. Révolutionnaire et même socialiste exalté, il voit dans l'éclectisme rationaliste une doctrine à combattre dont il se fera le pourfendeur. Il considère le philosophe et politicien Victor Cousin (1792-1867) comme un érudit sans portée, non comme un philosophe véritable. Ce qui déplaît à Leroux, c'est que Cousin s'occupe trop de la philosophie pure et ne remue pas assez ces questions politiques et sociales pour lesquelles il manifeste, quant à lui, une vive prédilection. Ensuite, sévère à l'égard de la méthode de l'école éclectique, il reproche à son fondateur d'avoir admis la méthode d'observation, qui est celle de Bacon et des naturalistes, et d'avoir rejeté la méthode de raisonnement, qui est celle de Descartes et des géomètres. Enfin, il trouve que la psychologie, surtout abordée par Théodore Jouffroy (1796-1842), a reçu un développement beaucoup trop considérable. Il reproche aux philosophes éclectiques d'avoir amoindri et stérilisé la psychologie en la coupant de la physiologie dont elle est inséparable et qui peut lui fournir tant de lumières. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1839) du livre de Leroux : Réfutation de l'éclectisme. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers écrits critiques de l'éclectisme de V. Cousin et Th. Jouffroy.
La Grève de Samares, cette oeuvre, dont la publication, de 1863 à 1865, encadre La Bible de l'Humanité et William Shakespeare, n'avait pas été rééditée depuis l'édition originale. C'est pourtant une somme foisonnante qui récapitule toutes les ambitions, toutes les frustrations, toutes les démesures, toutes les illusions, tous les espoirs du socialisme et de l'utopie romantiques. Mais cette méditation prophétique et angoissée est aussi un irremplaçable document sur la vie des exilés du deux décembre ainsi que sur le Jersey de la proscription. Les deux plus fameux d'entre eux "Victor Hugo, le prince des poètes" et "Pierre Leroux, le prince des philosophes" comme les appelle La Chronique de Jersey, dialoguent sur cette plage désormais entrée dans l'histoire littéraire. Jean-Pierre Lacassagne, spécialiste de Pierre Leroux, ressuscite par ses commentaires érudits et enthousiastes cette rhapsodie extatique, ce "poème philosophique" qui forme le digne pendant des Contemplations.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.