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La grève de Samarez. Poème philosophique, 2 tomes
Leroux Pierre ; Michaud Stéphane
KLINCKSIECK
72,50 €
Épuisé
EAN :9782252020371
La Grève de Samares, cette oeuvre, dont la publication, de 1863 à 1865, encadre La Bible de l'Humanité et William Shakespeare, n'avait pas été rééditée depuis l'édition originale. C'est pourtant une somme foisonnante qui récapitule toutes les ambitions, toutes les frustrations, toutes les démesures, toutes les illusions, tous les espoirs du socialisme et de l'utopie romantiques. Mais cette méditation prophétique et angoissée est aussi un irremplaçable document sur la vie des exilés du deux décembre ainsi que sur le Jersey de la proscription. Les deux plus fameux d'entre eux "Victor Hugo, le prince des poètes" et "Pierre Leroux, le prince des philosophes" comme les appelle La Chronique de Jersey, dialoguent sur cette plage désormais entrée dans l'histoire littéraire. Jean-Pierre Lacassagne, spécialiste de Pierre Leroux, ressuscite par ses commentaires érudits et enthousiastes cette rhapsodie extatique, ce "poème philosophique" qui forme le digne pendant des Contemplations.
Contrairement aux écrits socialistes du début du XIXe siècle, on voit apparaître dans l'œuvre de Pierre Leroux (1797-1871) un talent philosophique sérieux et des connaissances philosophiques étendues. Son premier grand ouvrage sur la Réfutation de l'éclectisme (1839) est essentiellement constitué par la réimpression d'un article paru dans l'Encyclopédie nouvelle l'année précédente. Révolutionnaire et même socialiste exalté, il voit dans l'éclectisme rationaliste une doctrine à combattre dont il se fera le pourfendeur. Il considère le philosophe et politicien Victor Cousin (1792-1867) comme un érudit sans portée, non comme un philosophe véritable. Ce qui déplaît à Leroux, c'est que Cousin s'occupe trop de la philosophie pure et ne remue pas assez ces questions politiques et sociales pour lesquelles il manifeste, quant à lui, une vive prédilection. Ensuite, sévère à l'égard de la méthode de l'école éclectique, il reproche à son fondateur d'avoir admis la méthode d'observation, qui est celle de Bacon et des naturalistes, et d'avoir rejeté la méthode de raisonnement, qui est celle de Descartes et des géomètres. Enfin, il trouve que la psychologie, surtout abordée par Théodore Jouffroy (1796-1842), a reçu un développement beaucoup trop considérable. Il reproche aux philosophes éclectiques d'avoir amoindri et stérilisé la psychologie en la coupant de la physiologie dont elle est inséparable et qui peut lui fournir tant de lumières. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1839) du livre de Leroux : Réfutation de l'éclectisme. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des premiers écrits critiques de l'éclectisme de V. Cousin et Th. Jouffroy.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.