Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Au-dessous de tout
Leppin Paul ; Gepner Corinna
PHEBUS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782859409739
Achevé au début des années trente (probablement en 1932), d'abord intitulé Der Untergang - titre qui évoque la chute, le cheminement dans quelque sous-sol dostoïevskien - et d'ailleurs sous-titré (provisoirement) " Roman d'un possédé ", le présent récit ne sera publié qu'en 1984 (sous le titre Blaugast) et la critique saluera sa violente modernité.Un homme livré à la nuit se laisse dévoyer par un ancien condisciple qui prétend étudier la science de la dégradation, la " biologie du rabougrissement ". Ce dernier le confie à une femme qui, non contente de vendre ses charmes, s'ingénie à maintenir ses amants dans un état de complet asservissement érotique. La victime cette fois, débordée par ses propres souvenirs (une adolescence pervertie par la honte), finira - ou manquera de finir - dans la plus basse abjection : celle de l'exhibitionniste payé quatre sous pour simuler dans des bouges les gestes d'un désir réduit à la pure (ou la pire) obscénité.Dommage que Freud n'ait pas eu le temps de lire ce livre resté longtemps sous le boisseau.
Résumé : Il faut placer la réflexion qu'Edouard Glissant a inlassablement et obstinément poursuivie en regard de la philosophie européenne. Apparaît alors un H autre " Glissant, présent dès les commencements de l'oeuvre, et qui brusque la tradition philosophique pour en arracher des propositions véritablement inouïes : Tout-Monde, Relation, créolisation. Dès lors, la cohérence et la clarté du parcours de la pensée s'imposent, contredisant le stéréotype d'une oeuvre réputée <' obscure " ou " difficile ". Les essais d'Edouard Glissant augurent d'un temps et d'une géographie inédits de la philosophie, où une ontique fusionnante repense et déplace la métaphysique et l'ontologie. Glissant est un météore, surgi de cet espace cosmique qu'il a nommé l'Autre de la pensée. Glissant doit être lu non pas seulement comme un très grand écrivain, mais comme celui qui aura renouvelé de fond en comble, à l'orée du XXIe siècle, les très anciennes questions de la philosophie, en revenant à sa figure première, que pratiquèrent Héraclite et Parménide et que bannit Platon : la poésie.
Herbert Leupin, un des plus célèbres affichistes suisses du XXe siècle, illustra les contes des frères Grimm au moyen de simples formes géométriques et de couleurs primaires pour mieux donner leur quintessence à des histoires qui ne cessent de nous parler. Combien de fois la reine tenta d'empoisonner Blanche-Neige et comment s'y prit-elle ? C'est ce que vous allez découvrir en lisant... "Blanche-Neige et les sept nains". Bien sûr le prince charmant réveillera la Belle ; mais connaissez-vous les embûches qu'il rencontra au bois dormant avant de lui donner un baiser ? C'est ce que vous allez apprendre en lisant... "La Belle au bois dormant".
Le christianisme a produit une profusion extraordinaire d'images et de textes, à partir d'une rupture d'avec l'Antiquité gréco-romaine, rupture qui promulgue des idées radicalement neuves sur les représentations, le corps, les langues, les sociétés, la définition même de l'homme et de la femme. Mais la religion chrétienne s'est aussi construite dans un dialogue souvent mortifère avec les hérésies, sans lesquelles, littéralement, ses dogmes n'existeraient pas. Seule l'intervention du pouvoir temporel, avec les empereurs romains Constantin en 313 et de Théodose 1er en 380, permet au christianisme d'imposer son unité et son universalité contre la diversité plurielle des hérésies. Celles-ci, proscrites et pourchassées, se réfugient au Moyen Age dans l'art d'écrire ? ; elles se prolongent ensuite dans notre modernité : les troubadours inventent une nouvelle féminité, les romans arthuriens créent une forêt foisonnante d'imaginaires, le Roman de la Rose expose l'impiété de la littérature ? ; ainsi Catherine Millet fait écho aux Carpocratiens du iie siècle, Faulkner écrit des apocryphes, Proust achève la transsubstantiation de la foi dans le sacre de la littérature. Ce livre est dédié aux joyeuses beautés, tellement libres, produites par l'entrelacement du dogme et de l'impiété, dans un corpus textuel qui traverse deux millénaires et demi.
Résumé : En douze récits décapants, Elena Lappin met en scène la comédie du couple moderne. Sous un regard féminin et résolument cosmopolite, la difficulté d'aimer dans une langue étrangère se décline dans toutes ses variations. Le sexe y joue un rôle forcément essentiel (on est plus près de Philip Roth que de la Bibliothèque rose). Et l'émigration. Parce que l'intégration des Juifs - qu'ils viennent de l'Est, d'Israël ou des deux - à la société occidentale est une tragi-comédie inépuisable. Contemporaines de la chute du Mur de Berlin, de la " Révolution de velours " tchèque, mais aussi d'une époque envahie par le kitsch, ces histoires proposent avec beaucoup d'humour, à défaut de morale, un manuel de survie à l'usage des jeunes générations. Délurées, idéalistes, subversives, les héroïnes d'Elena Lappin sont les belles étrangères de notre temps. Elles possèdent avant tout un farouche appétit de vivre.
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....