Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Actes et passions des martyrs militaires africains
Leoni Juri ; Mattei Paul
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204138352
Afrique du Nord, fin IIIe début IVe siècle. A l'aube de la persécution de Dioclétien, une purge vise les chrétiens dans l'armée. Cinq soldats sont ainsi amenés à se déclarer chrétiens après avoir, au nom de leur foi, refusé d'exécuter des ordres : Maximilien de Théveste, jeune recrue ; le centurion Marcel de Tingis ; Cassien de Tingis, greffier au procès de Marcel ; le vétéran Typasius de Tigava, devenu moine ; enfin, Fabius de Césarée de Maurétanie, jeune porte-enseigne. Tous seront jugés, condamnés à mort, puis exécutés. S'inscrivant dans la tradition plus ancienne du traité Sur la couronne (De corona) de Tertullien, les Actes et Passions de ces cinq martyrs les campent en héros, selon les codes hagiographiques et littéraires, tout en relatant de manière assez fiable la procédure judiciaire, les faits et les propos. Reflétant la vie et la spiritualité des chrétiens d'Afrique à cette époque, ils sont significatifs aussi des rapports entre l'Etat et la religion : à cet égard, ils constituent une première théorisation d'une forme de neutralité religieuse de la sphère politique, entre le domaine du citoyen (ou du soldat) et celui du croyant. Le conflit naît, pour le soldat chrétien, de la rivalité entre religion citoyenne (ou impériale) et religion personnelle, entre culte de l'empereur et culte de Dieu, entre appartenance à l'armée et appartenance à la communauté chrétienne.
Meurtres cabalistiques, complots, fausses pistes... Une troublante enquête menée par un Dante Alighieri méconnu, dans l'inquiétante Florence du XIVe siècle livrée à ses confréries de savants, ses alchimistes et ses criminels. Église San Giuda. Un mosaïste est retrouvé assassiné, le visage pétrifié sous un jet de mortier, le corps tordu en une macabre posture. Sur son ?uvre inachevée a été tracé un mystérieux pentagone. Récemment élu au conseil de la ville, Dante est appelé à mener l'enquête. Cette affaire complexe va le plonger dans un monde obscur et fascinant, celui de la mystérieuse confrérie du Troisième Ciel. Quels secrets ce groupe de savants lié à la cour du pape s'efforce-t-il de dissimuler au poète? Boniface VII comploterait-il, lui qui rêve de soumettre la cité impie? Quelle est cette magnifique danseuse qui semble hypnotiser tous les membres de la confrérie? Et cet or, d'étrange provenance, serait-ce l'?uvre d'alchimistes? Tandis que Dante s'interroge, un nouveau meurtre, aussi atroce que le premier, est perpétré...
Dis la chose comme elle est ! " demande le maître à Jacques le fataliste qui répond en soulignant toutes les difficultés d'une telle entreprise. Confronté lui aussi à l'exigence de dire les choses comme elles sont, Charles de Brosses, comme bien des voyageurs lettrés du XVIIIe siècle, rend compte de son expérience viatique mais révèle plus encore sa familiarité avec les livres et les bibliothèques. Ses lectures et leur cortège de réminiscences, les traditions et habitudes d'écriture guident son regard. Elles guident aussi sa plume et les liens qu'elle tisse entre les mots et le monde. Ainsi, entre le sujet qui regarde et l'objet regardé, le texte se glisse sans cesse, modelant la perception visuelle comme la représentation écrite. C'est précisément cette particularité qui est analysée dans cet ouvrage consacré au voyage lettré, expression qui désigne certes le voyage accompli par un homme de lettres mais bien davantage un rapport particulier au monde et à l'écriture.
Le douze avril n'est pas un jour quelconque pour Matilde et David, c'est l'anniversaire de leur rencontre, vingt-huit ans déjà. Traversant les ponts de Paris et parcourant du regard ses derniers tableaux, Matilde revoit les instants fulgurants de sa vie. Une vie de peinture et de textes, d'amour et de folie, d'un élargissement poétique constant. Tandis que David l'attend pour leur dîner, les souvenirs enfouis refont surface. Mais la robe ancienne, que Matilde met pour la soirée, lui fait revivre les moments terribles d'une trahison de la part de l'homme aimé. Tout pourrait alors chavirer, la soirée de fête devenir drame. Réussira-t-elle à dépasser la résurgence du trauma ? Saura-t-il l'arracher aux enfers du passé ? Un roman âpre et versatile qui n'hésite pas à arracher les masques, à magnifier la beauté et à questionner le Mal.
Août 1300. Dans un marais proche de Florence, un bateau de guerre s'est mystérieusement échoué. Dans la cabine du capitaine, trois Sarrasins, à l'évidence empoisonnés. Dante est mandaté pour élucider cette affaire. Il entreprend d'étudier le journal de bord, ainsi qu'un parchemin étrange. Là-dessus, un nouveau meurtre est commis. La victime, un décorateur du nom de Brunetto, porte des vêtements semblables à ceux des trois Sarrasins, et sa main repose sur un étrange octogone tracé au fusain sur une feuille de parchemin... Traduit de l'italien. Du même auteur : Pour en finir avec la Mort ; La Conjuration du troisième ciel (ce dernier titre reparaît simultanément en 10/18).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.