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Modélisations et sciences humaines. Figurer, interpréter, simuler
Blanckaert Claude ; Léon Jacqueline ; Samain Didie
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343092942
Les termes de modèle et de modélisation sont, depuis quelques décennies, omniprésents dans la littérature scientifique et en particulier celle des sciences du langage, de l'homme et de la société. Quel sens donner à ce phénomène ? Même si dans certains cas, c'est la définition "classique" telle que proposée par la philosophie des sciences qui est utilisée, à savoir le modèle comme instance intermédiaire de validation empirique d'une théorie, le terme de modèle se substitue souvent à ceux de théorie, système, schéma ou méthode et reçoit des acceptions variables visant à combler le fossé entre enquête empirique et réflexion théorique. La modélisation, quant à elle, tient souvent moins à la mathématisation des savoirs qu'à des modes distincts de mise en oeuvre tels que figurer, interpréter et simuler. Cet ouvrage se propose d'établir un état des lieux et des usages. Qu'appelle-t-on modèle ? Faut-il restreindre ce terme à un certain type de généralisation ? Les sciences humaines, ou certaines sciences humaines, ont-elles développé des types de modélisation spécifiques ? Comment les modèles sont-ils produits, empruntés, abandonnés ? Cette réflexion sur les modèles et la modélisation, menée sur les plans historique et épistémologique dans des domaines variés tels que la linguistique, l'histoire de la grammaire, la philosophie du langage. la géographie, la psychologie, l'économie, l'histoire de l'art, a permis d'ouvrir un espace commun pour ces disciplines et plus généralement pour l'ensemble des sciences humaines.
Duchet Michèle ; Blanckaert Claude ; Benrekassa Ge
Résumé : L'anthropologie historique de Michèle Duchet apparaît, en perspective, comme une longue méditation sur la constitution d'un objet qu'on nommera ethnographiable. Cette ?uvre d'inquiétude parle ouvertement de la trahison de l'idéal humaniste des Lumières, de son racisme latent ou avéré. Ainsi qu'elle l'explique, les Philosophes " ont cherché à remédier aux abus, et par là contribué au maintien de l'ordre établi ". Cette perception critique a certainement nourri une ambivalence intime. On a le sentiment que Michèle Duchet aime le siècle des Lumières pour son universalisme et qu'elle en refuse " les refus ". Cette distance lucide lui a permis de considérer l'époque des Lumières non comme un phare pour notre conduite mais, à la manière de Foucault qui voulait penser " l'autre dans le temps de notre propre pensée ", elle y aura vu une sorte de " culture " séparée de notre temps, qu'il convenait d'abord d'étudier dans sa langue propre.
Loty Laurent ; Blanckaert Claude ; Renneville Marc
L'histoire des sciences de l'homme se développe en France à la croisée des disciplines, de la philosophie et de l'histoire intellectuelle. Interrogations, doutes éthiques, réformisme politique suscitent une réflexion épistémologique. Il s'agit de comprendre quelle est la place de la science dans le monde moderne. Dorénavant l'étude des sciences de l'homme assume une dimension proprement culturelle en modifiant notre perception théorique des systèmes sociaux et en mettant à bonne distance les images vieillies couramment associées à la notion même de science. Un clivage s'est ainsi opéré entre une représentation mémoriale du passé, propre à la commémoration institutionnelle des "héros fondateurs", et une histoire "historienne" des sciences qui étudie le contexte d'émergence de ces savoirs omniprésents et, souvent, redoutés. Les sciences de l'homme figurent à leur tour une activité de production de l'humain, de ses modèles historiques et de leur incessante transformation. A l'occasion de ses dix ans d'existence, la Société française pour l'histoire des sciences de l'homme a organisé un colloque international qui s'est tenu à Paris. Les responsables de ces journées ont choisi d'interroger les opérateurs généraux qui donnent cohérence à un projet commun d'analyse des sciences humaines : la périodisation, les usages historiographiques dans les disciplines, les tendances actuelles de l'épistémologie, le rapport conflictuel des sciences humaines aux savoirs qui les bordent.
Dans les sciences de l'homme, le "terrain" tient à la fois du lieu physique, de la technique et du rituel académique. C'est encore un savoir-faire. Dans la mesure où la démarche d'enquête est devenue l'arbitre de la validité théorique de l'anthropologie, la sociologie ou la géographie, les circonstances de l'observation et les formes d'enregistrement des données méritent un examen attentif et une mise en perspective historique. Il s'agit d'analyser, sur des études de cas, comment des directives de recherches, des questionnaires et des instruments normatifs transforment le statut de l'observateur entre le XVIIIe et le XXe siècle. Les pratiques réelles du terrain permettent de comprendre à la fois l'évolution d'un genre cognitif et la sociologie de son institution. La codification du travail empirique, à travers des instructions et des manuels, nous met en effet dans l'obligation de tenir à égale distance deux instances fondamentales, deux moments parfois confondus, de l'expérience de terrain : en amont, le savoir-voir, en aval le faire-savoir. Pour l'historien des sciences humaines, l'intérêt des enquêtes réside dans cet entre-deux où se négocient la compétence personnelle du chercheur, instruite mais chargée d'affects ou de préjugés idéologiques, et sa restitution narrative au service d'une communauté professionnelle. Tel est le destin du voyage scientifique, l'expédition à la mode ancienne ou le "terrain" moderne, qu'il reflète les exigences d'un champ disciplinaire, comme ses présupposés. L'ouvrage veut donc contribuer à cette élucidation, en dessinant les contours possibles d'une épistémologie de la curiosité.
La Société d'anthropologie de Paris a été fondée à la fin de l'année 1858 par le médecin Paul Broca pour promouvoir, selon ses statuts, "l'étude scientifique des races humaines". Elle connut un succès rapide et durable. La préhistoire naissante et les audacieuses hypothèses de l'Origine des espèces de Charles Darwin s'associaient dans l'esprit savant à la lourde discipline de l'anthropométrie. Le temps de la terre et le temps des hommes se voyaient réconciliés, avec cette conséquence inattendue, vite enregistrée, que l'homme n'est ni de "création" récente ni isolé dans la chaîne des êtres vivants. Dès les années 1860, les anthropologues discutaient des crânes et du peuplement européen, de l'homme des cavernes et du gorille, de Boucher de Perthes et des progrès de la civilisation. Et l'on doutait peu qu'enfin l'homme se connût lui-même dans sa "nature", ses origines et la disparité tant physique qu'intellectuelle de ses "races". Par ses enjeux de connaissance, l'anthropologie semblait braver les interdits des autorités religieuses et morales traditionnelles. Cette science d'ouverture s'offrit alors d'elle-même au jeu des querelles méthodologiques, doctrinales et philosophiques. Paul Broca rallia à son programme nombre de savants libres penseurs ou positivistes mais également gobiniens, phrénologues et spiritualistes qui tous communiaient dans un même questionnement en divergeant radicalement sur les points en litige. Le premier demi-siècle de la Société d'anthropologie fut celui des affrontements, des préjugés et du choc des traditions culturelles. Ces épisodes de controverse, récurrents ou ponctuels, scandent la vie mouvementée de l'anthropologie française des années 1850-1900. Ils sont ici analysés dans leur complexité et leur devenir, tels qu'ils ont configuré les imaginaires de l'humain, de la statique à la dynamique, de la race à l'évolution des sociétés.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.