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LENTE DERIVE DE SA LUMIERE
DELCORTE ARNAUD
ARBRE A PAROLES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782874067150
Lente de?rive de sa lumie?re parcourt les saisons avec au coeur le pressentiment de la perte. Traverse en de?clinant les murmures et les brouhahas d'un monde e?reinte?. Paysage fuyant des visages, pre?textes ou re?veries. Et pourtant il y a cette lumie?re, un oce?an de choses, le plaisir cru ou diffus, toujours offert. Cette volupte? renouvele?e qui devenue beaute? nous aide a? repriser le fil du temps, de la vie. Que resterait-il sans le lien, sans cet amour ? Sur la page, les mots tombent sans rythme, une pluie silencieuse, un soleil rature?, le flottement des embruns immole?s de feux vespe?raux. Nous sommes reste?s dans la chambre, adosse?s aux murs, avec l'odeur du cendrier et, contre notre toit, le tintement des gouttes de pluie. L'amour qui se devine a? la lecture des quatre saisons du pre?sent recueil, nous l'observons par le trou d'une serrure. (N. Molamba)
Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse, la France. Je couche avec elle." On ne saurait être plus explicite que Napoléon... Pour faire carrière en politique, il faut aimer séduire. L'opinion est une femme à conquérir, sinon à soumettre, et toutes les ruses sont bonnes pour arriver à ses fins: c'est le grand Pompée offrant au peuple des jeux grandioses; c'est Hitler déployant à la tribune sa rhétorique envoûtante et vénéneuse; c'est le jeune Kennedy affichant un sourire télégénique, Giscard d'Estaing dissimulant sa calvitie, Poutine gonflant ses biceps, Berlusconi multipliant les séjours en clinique d'esthétique... La politique a toujours été un art du paraître et ce phénomène s'est accru avec l'avènement du suffrage universel et de la société du spectacle. Alors que tout un chacun, en effet, prétend à son quart d'heure de célébrité, il est impératif de savoir se distinguer, sortir du lot, attirer la sympathie, bref "se vendre " comme un produit de marque. Ce livre est un voyage au pays des séducteurs. On y découvre les stratégies qu'ils déploient pour satisfaire leurs ambitions; on y croise des héros adulés, de César à Jaurès, des dictateurs hypnotiques, des foules versatiles, des magiciens de la com', des as du marketing, et aussi: des bimbos, des "first ladies", des traîtrises, des mensonges, des "petites phrases"... C'est en quelque sorte une autre histoire de la politique, qui nous enseigne qu'il n'y a pas deux façons de faire de la politique, l'une qui serait la bonne et qui consisterait à s'adresser à la raison des électeurs, à dire ce qui est, à leur faire partager des convictions... et l'autre -la "mauvaise"- qui viserait leurs imaginaires, leurs émotions, leurs pulsions irrationnelles. A l'heure où se profile un scrutin présidentiel, ce livre vient à propos nous éclairer sur le fonctionnement de nos sociétés et sur ce rapport si particulier que les électeurs entretiennent avec celui (ou celle) qu'ils choisissent de porter au pouvoir.
Tantôt immergé dans "l'enfer néantisé" de la ville, tantôt auréolé des horizons du vaste monde, Arnaud Delcorte écrit avant tout en hommage aux êtres vivants, à tous ceux qui le côtoient, qu'il croise ou qu'il étreint, avec une préférence pour les extrêmes à qui il restitue leur part d'existence glorieuse affranchie des normes étouffantes - que ce soit Amira la drag-queen, le minuscule chihuaha compagnon, ou encore le mendiant rasta dans la branche de métro, tondu à cause des poux. Il se baigne dans ce bain humain avec une volupté qui balance entre l'observation critique et la découpe bouchère pour finalement s'anéantir dans la posture zen.
Aujourd'hui j'ai bu un verre de vin. Ce que tous ces écrits nous laissent c'est deviner ce qui est invisible, ce qui n'est pas encore advenu, le périple de notre planète dans le proche immédiat, cette circulation circulaire de l'espace, l'ensemble des rouages, l'imbrication des roues dentées des galaxies, les mondes multiples qui "s'engrenagent" à l'infini. Cette matière noire indécelable qui occupe plus d'espace que ce que nous connaissons. Ces écrits disent ce qui n'est pas décrit. Je cherche à me débarrasser de ce témoignage de nos faiblesses et les offrir en pâture à ceux qui auront l'envie de les lire. Ce n'est pas vraiment pour la postérité, mais pour témoigner que l'homme fut parfois bon aussi par contraste à son devenir. Derrière ce testament se cache un monde de matière noire de vie, c'est là que je me rends.
La Ligne blanche est un ouvrage collectif qui rassemble 23 textes d'auteurs et autrices belges, français, turcs, italiens et congolais, venus du roman, de la poésie, de la bande-dessinée, du théâtre et du journalisme : Laurent Demoulin (Prix Rossel 2017), Nathalie Skowronek, Myriam Leroy, Lisette Lombé, Philippe Marczewski, Serge Delaive, Aline Dethise, Annick Walachniewicz, Carl Norac, Vincent Tholomé, Pascal Leclercq, Aurélie William Levaux, Aliette Griz, Carole Zalberg, Fiston Mwanza Mujila, Inatello Passi, Karel Logist, Alexis Alvarez Barbosa, Julie Remacle, Anne Versaille, Yadel (Kenan Görgu ? n), Ysaline Parisis et David Giannoni. Tous ont répondu à l'invitation d'Antoine Wauters, qui leur a simplement demandé ce que cela évoquait pour eux, la "ligne blanche" . A quoi pensaient-ils ? Que voyaient-ils ? Pour lui, il était évident qu'elle était une soustraction, un retrait, une brèche dans le grand bruit du monde ou quelque chose s'en approchant, un lieu magique d'où viendrait puis s'en retournerait tout ce qu'on dit, tout ce qu'on écrit. Une ligne parfaite, remplie d'une écriture qui n'aurait pas besoin de se montrer pour exister. Un effacement. Quelque chose comme ça. Mais non. Les autrices et auteurs de ce livre ont écrit ce que eux seuls voyaient, et ils l'ont fait avec passion. Voilà ce qu'est ce livre : ce sont 23 ou 46 mains accrochées au rêve, et qui opposent à nos noirceurs des raisons d'espérer.
Résumé : N'attendez pas d'histoires, de boniments. Nous vivons encore est un livre à l'os. Poésie pure, il raconte l'éclat, la fissure, ce qui reste quand on pense avoir tout perdu, l'espoir qui se relance ailleurs, sur de nouveaux chemins. La grâce, voilà le sujet de ce livre. Dans le fond comme dans la forme, le texte brille. Comme si Ludivine Joinnot entendait ce que les mots ont de plus précieux à nous dire. Et ce qui en ressort, c'est qu'il existe un lieu, dans cet espace fragile où nous nous débattons, pour la beauté et le sens, pour le combat, le rire, un lieu pour continuer à embrasser et à chérir ce qui en vaut la peine. La grâce. La tendresse et la rage. Ainsi qu'une humanité folle, qu'à notre tour nous avons envie d'embrasser, de chérir. Il est précieux, ce Nous vivons encore, première publication de Ludivine Joinnot.