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Autogestion pédagogique et éducation populaire
Lenoir Hugues
LIBERTAIRES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782919568505
Présentation de l'éditeur Autogestion pédagogique et éducation populaire : l'apport des anarchistes. Cet ouvrage approfondi les précédents écrits de l'auteur. Il y démontre que les anarchistes furent toujours, même si d'autres courants de pensée y participèrent, à la pointe du combat éducatif en inscrivant celui-ci dans une démarche sociale et émancipatrice. La première partie du livre est consacrée au rôle que les libertaires jouèrent dans l'émergence des principes et des pratiques de l'autogestion pédagogique avant même que le concept lui-même n'apparaisse et comment aujourd'hui encore ils s'y impliquent. Dans une deuxième partie, l'auteur souligne la place qu'occupèrent, en France et dans le monde, les anarchistes dans le développement de l'éducation populaire et la permanence de leur action dans un secteur qu'il convient, souligne-t-il, de réinvestir et de se réapproprier afin d'échapper à la ''scolarisation'' autoritaire et délégataire de la société. Le livre se prolonge par un rappel et par un constat toujours d'actualité. A savoir que les enjeux de la connaissance et des dispositifs créés pour éduquer furent toujours au coeur de la lutte des classes. Il se referme pour terminer sur une évocation de la grande éducationniste que fut André Léo. Hugues Lenoir est né à Paris dans un quartier ouvrier. Militant libertaire fidèle à ses idées, il a toujours tenté d'associer éducation et émancipation économique et sociale. Son parcours professionnel (université de Nanterre) et son itinéraire militant (Fédération anarchiste) sont autant de traces de cette volonté.
Résumé : Des petits textes. Courts. Percutants. Rien que des mots simples. Qui ne tournent pas la cuillère autour du pot. Tranchants comme des scalpels. Qui vont droit au but. Droit au mur Des petits textes pour dynamiter sans attendre et sans mutation tous les piliers de l'intolérable. petits comme les grands. Les ordinaires comme ceux qui font dégueuler un vélo.
Cet ouvrage est le résultat d'un long travail de réflexion sur l'éducation, il pose de manière critique, en s'appuyant sur les théories et les pratiques qui ont irrigué la pédagogie libertaire, la question à la fois fondamentale et d'actualité de l'autogestion et de l'éthique en matière; d'éducation. Après avoir rappelé quelques principes de base d'une éducation de la liberté par la liberté, l'auteur s'intéresse à l'inutile fracture entre la formation initiale et l'éducation permanente qui n'est à ses yeux qu'une imposture. II développe ensuite un propos, appuyé sur des expériences de terrain, qui tend à démontrer toute l'efficacité des formations coopératives et autogérées. Enfin, il s'attaque à la délicate question de l'éthique et des valeurs nécessaires à la conduite de l'action éducative, en particulier en matière d'évaluation. Un livre qui, sans donner de leçons, donne à penser.
Cette Amap du 9-3 est une "Association" pour le maintien de l'agriculture paysanne et non pas une "AMAP" classique... Le propos est bien, de par les mots et les actions entreprises, de participer à une dynamique collective et politique pour aider au retour d'un monde paysan respectueux de son environnement et vivant convenablement de son travail. On verra dans ce livre comment une volonté de développement - qui va bien au-delà des pratiques amapiennes courantes - donne une dimension inhabituelle à ce collectif, puisqu'il regroupe actuellement 256 familles ! Au-delà des légumes, il s'agit bien de créer un espace de rencontre, d'amitiés et d'expériences partagées. D'autre part, les initiateurs de Court-Circuit n'ont pas voulu créer de structure juridique et de pouvoir - il n'y a pas d'association ! - où s'expriment souvent les egos, les caractères, les rancurs et aussi les dissensions d'ordre politique. Enfin, la volonté d'entraide et de partage se met en pratique par la remise des "paniers" non enlevés chaque semaine à l'association Femme solidaire et au Secours populaire. Le travail fait par Hugues Lenoir n'a cherché qu'à valider sociologiquement les rêves et les folies de ce collectif...
Educationniste libertaire, féministe, pacifiste et libre penseuse, Madeleine Vernet (1878-1949) fut une militante infatigable engagée sur plusieurs fronts. Liée au mouvement libertaire depuis 1904, elle fonde, en 1909, l'orphelinat "l'Avenir social" , qui malgré les miltiples difficultés diverses, a accueilli des centaines d'orphelins. Madeleine Vernet pronait l'union, considérant que tous les courants du mouvement ouvrier devaient être associés à son projet éducationniste. En 1918, l'oeuvre de l'orphelinat était soutenue par 300 organisations ouvrières (syndicats, unions, fédérations), 90 coopératives de production ou de consommation, 100 organisations socialistes, 506 individus.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : La prostitution, aujourd'hui, est un sujet de société sur lequel les empoignades se succédent. On qualifie d'abolitionnistes des mesures prohibitionnistes, tandis que le réglementarisme glamour déferle dans les médias, généralement célébré par des personnalités que leur niveau de vie met à l'abri de ses conséquences, comme il les préserve de la casse sociale. Cet essai s'efforce de remettre les pendules à l'heure dans une perspective féministe et libertaire, résolument abolitionniste, en faisant un tour historique, économique, philosophique et politique de la question. Décapant !
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !