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Education, autogestion, éthique
Lenoir Hugues ; Le Gal Jean
LIBERTAIRES
14,20 €
Épuisé
EAN :9782914980951
Cet ouvrage est le résultat d'un long travail de réflexion sur l'éducation, il pose de manière critique, en s'appuyant sur les théories et les pratiques qui ont irrigué la pédagogie libertaire, la question à la fois fondamentale et d'actualité de l'autogestion et de l'éthique en matière; d'éducation. Après avoir rappelé quelques principes de base d'une éducation de la liberté par la liberté, l'auteur s'intéresse à l'inutile fracture entre la formation initiale et l'éducation permanente qui n'est à ses yeux qu'une imposture. II développe ensuite un propos, appuyé sur des expériences de terrain, qui tend à démontrer toute l'efficacité des formations coopératives et autogérées. Enfin, il s'attaque à la délicate question de l'éthique et des valeurs nécessaires à la conduite de l'action éducative, en particulier en matière d'évaluation. Un livre qui, sans donner de leçons, donne à penser.
Ce petit livre est une invitation, non pas au voyage, mois à faire ses premiers pas en pédagogie intégrale. Il permet, après une brève chronologie des pédagogies alternatives, de découvrir ou de redécouvrir Paul Robin, l'animateur de l'orphelinat de Cempuis, au travers d'un texte peu connu mis en perspective pour l'auteur du recueil. Il est complété et enrichi par les articles " pédagogie " et "éducation" de Paul Delaunay, instituteur révolutionnaire, parus dans t'Encyclopédie anarchiste dite de Sébastien Faure, qui fut par ailleurs à l'origine de La Ruche. Cette autre initiative significative d'une école où fut expérimentée la pédagogie anarchiste. Suite aux textes de Delaunay ont été ajoutées une approche contemporaine de cette pédagogie et les biographies des deux pédagogues évoqués afin de mieux les cerner. Sans répondre à toutes les questions, ce recueil a aussi pour but de donner le goût d'aller plus loin et de permettre d'engager de nouvelles expérimentions pédagogiques et libertaires.
Résumé : Le but de cette brochure est de faire découvrir en France un pédagogue libertaire trop souvent ignoré et pourtant clairvoyant et critique sur les limites des systèmes éducatifs autoritaires de son temps et du nôtre. En effet, le discours de pédagogie critique d'Henri Roorda est encore, on peut le déplorer, largement d'actualité. Ainsi, Henri Roorda fut à la fois un praticien et un critique du système éducatif en Suisse romande, mais sa critique, nous le verrons, dépasse cette région et vaut pour d'autres contrées. Il fut aussi impliqué dans l'Ecole Ferrer de Lausanne. Pour lui comme dans tout projet d'éducation libertaire, " il s'agissait non pas de dogmatiser, mais d'enseigner. C'est du travail que devait se dégager la morale ", car, ajoute-t-il plus loin, " l'Ecole Ferrer a tablé sur deux éléments d'avenir, qui permettent tous les espoirs, toutes les audaces : sur les enfants et sur le travail ".
Ce précis vise à engager une réflexion sur la place de l'éducation dans la cité en vue d'une émancipation politique, sociale et citoyenne. Emancipation où l'apprenant - enfant ou adulte - doit avoir une place prépondérante, pour ne pas dire toute la place, dans l'organisation de son éducation et la production des savoirs. Il s'agit donc - sans omettre pour autant la nécessaire lutte sur le plan économique - de construire par la liberté et l'éducation, voire par l'éducation de la liberté, un individu libre de penser et d'agir. Il est suivi de quelques pages consacrées à Victor Considérant, continuateur de Charles Fourier et de sa pédagogie attrayante et naturelle, auteur et militant du socialisme utopique dont la pensée et les réflexions alimentèrent ultérieurement, à n'en point douter, les théoriciens et praticiens de la pédagogie libertaire.
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ce deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc, qui, de ses années de formation à sa fin tragique, nous entraîne dans le moindre recoin de la vie et de l'oeuvre du jeune chansonnier et analyse son rapport à l'amour, à l'alcool, à la langue, dans son contexte socio-politique ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale, les rapports de police diligentés sur le poète, de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire... Le premier volume comprend le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons. On y découvrira ses chansons d'actualité ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites, un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique, un glossaire des termes du patois beauceron-solognot que Gaston Couté employait, ainsi qu'une discographie.