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L'éducation intégrale. Paul Robin, Eugène Delaunay et la pédagogie libertaire
Lenoir Hugues
LIBERTAIRE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782379810244
Ce petit livre est une invitation, non pas au voyage, mois à faire ses premiers pas en pédagogie intégrale. Il permet, après une brève chronologie des pédagogies alternatives, de découvrir ou de redécouvrir Paul Robin, l'animateur de l'orphelinat de Cempuis, au travers d'un texte peu connu mis en perspective pour l'auteur du recueil. Il est complété et enrichi par les articles " pédagogie " et "éducation" de Paul Delaunay, instituteur révolutionnaire, parus dans t'Encyclopédie anarchiste dite de Sébastien Faure, qui fut par ailleurs à l'origine de La Ruche. Cette autre initiative significative d'une école où fut expérimentée la pédagogie anarchiste. Suite aux textes de Delaunay ont été ajoutées une approche contemporaine de cette pédagogie et les biographies des deux pédagogues évoqués afin de mieux les cerner. Sans répondre à toutes les questions, ce recueil a aussi pour but de donner le goût d'aller plus loin et de permettre d'engager de nouvelles expérimentions pédagogiques et libertaires.
Cet ouvrage est le résultat d'un long travail de réflexion sur l'éducation, il pose de manière critique, en s'appuyant sur les théories et les pratiques qui ont irrigué la pédagogie libertaire, la question à la fois fondamentale et d'actualité de l'autogestion et de l'éthique en matière; d'éducation. Après avoir rappelé quelques principes de base d'une éducation de la liberté par la liberté, l'auteur s'intéresse à l'inutile fracture entre la formation initiale et l'éducation permanente qui n'est à ses yeux qu'une imposture. II développe ensuite un propos, appuyé sur des expériences de terrain, qui tend à démontrer toute l'efficacité des formations coopératives et autogérées. Enfin, il s'attaque à la délicate question de l'éthique et des valeurs nécessaires à la conduite de l'action éducative, en particulier en matière d'évaluation. Un livre qui, sans donner de leçons, donne à penser.
En traitant de l'innovation dans le domaine de la formation, cet ouvrage ne cherche pas à céder au culte du nouveau et aux effets de mode. Innover, c'est plutôt échapper à la routine, à la paresse intellectuelle et au conformisme ; c'est secouer cette pesanteur pédagogique et institutionnelle qui fait qu'on en revient constamment à des pratiques conventionnelles qui dominent l'enseignement et dont l'échec est pourtant patent. Si une pédagogie est "innovante", ce n'est pas nécessairement parce qu'on vient de l'inventer ; c'est parce qu'elle apporte une solution originale à des problèmes anciens ou qu'elle propose des réponses pertinentes à des situations nouvelles. C'est parce qu'elle est en phase avec les besoins profonds de la société ; c'est qu'elle s'inscrit dans un rapport dynamique et dialectique d'une part avec les connaissances actuelles sur les processus d'apprentissage et d'autre part avec l'évolution socioculturelle et technologique. L'innovation ne se réduit pas non plus à l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication ; même si elles recèlent des potentialités considérables, elles ne sont pas à elles seules suffisantes, on le constate, pour entraîner une transformation des modes d'enseignement. Elles requièrent de repenser l'ensemble du processus formatif. La formation d'adultes, en regard de la crise de l'institution scolaire, apparaît comme un espace de recherche et d'innovation où l'expérimentation et le changement sont possibles. Elle a certainement été le lieu, dans les cinquante dernières années, où tout un ensemble de courants novateurs ont pu s'exprimer et transformer les pratiques. Chercheurs, universitaires, formateurs, les auteurs réunis dans cet ouvrage sont tous fortement impliqués dans la pratique et l'innovation pédagogiques. Ils témoignent des recherches, des expériences et des formalisations qu'ils ont menées dans le domaine de la formation des adultes. Leurs réflexions stimulantes s'adressent à tous ceux, formateurs, enseignants, étudiants qui veulent encore penser qu'il est possible d'apprendre autrement.
Par ce titre, Pérégrinations pédagogiques, Hugues Lenoir tient à rendre hommage à Flora Tristan, qui publia le récit de son voyage au Pérou titré Pérégrinations d'une paria Mais il souhaite surtout rappeler que pour répandre ses idées socialistes et féministes, Flora s'engagea dans un tour de France à la rencontre des ouvriers et des ouvrières en 1843. Comme elle, il poursuit son voyage en pédagogie émancipatrice. Il consacre la première partie de cet ouvrage à un précurseur des pédagogies modernes, disciple de Jean-Jacques Rousseau : Johann Heinrich Pestalozzi, auquel les pédagogues libertaires doivent (peut-être) quelques-unes de leurs idées. Il prolonge son chemin en brossant une rapide synthèse de l'émergence et de la permanence du souci d'éduquer que partagèrent les militants libertaires et leurs organisations, du milieu du XIXe siècle au premier tiers du XXe durant la Révolution espagnole. Enfin, l'auteur termine sa promenade en éducation libertaire en analysant et commentant, avec un regard contemporain, la conférence donnée sur ce thème en 1900 par le militant anarchiste hollandais Ferdinand Domela Niewenhuis, dont le texte est reproduit in extenso dans l'ouvrage, pour conclure sur une brève réflexion autour de Jacotot/Rancière et Le Maître ignorant.
Ce manifeste est dédié à ceux qui pensent que, pour vivre heureux, il n'est pas indispensable d'être entouré par une ribambelle de fâcheux. Cette misanthropie se double d'un ferme refus de tout obscurantisme, des religions et des superstitions. Son nom : le schizo-rationalisme. Le Grand Système libéral s'attache à empêcher le schizo-rationaliste de s'épanouir, armé de ses idoles rances que sont la famille, le travail, la fraternité de pacotille et le consumérisme béat. L'esprit de sérieux et l'aveuglement face à la mort seront aussi les cibles du schizo-rationalisme, tout comme le natalisme, le bougisme, la particratie, le mariage, la vulgarité conviviale et la dictature numérique.
Résumé : Cet ouvrage est composé de deux ensembles. Le premier s'inscrit dans la suite des réflexions de l'auteur sur l'éducation libertaire. Education libertaire mise en perspective et en lien avec les réalisations de la Commune de Paris et le souhait déjà formulé d'une école laïque et gratuite. Education libertaire encore au coeur du texte de James Guillaume Idées sur l'organisation sociale écrit en 1876. Texte synthétique où l'éducation apparaît parmi d'autres exigences comme l'une des pierres angulaires de la transformation sociale. La seconde partie du volume est composée de différents articles susceptibles d'engager une réflexion sur l'actualité de l'anarchisme et sur la nécessité de l'organisation spécifique anarchiste.
Ouvrage de textes d'anarchistes sur la place des animaux : Il y a chez Proudhon, Bakounine, Reclus et Kropotkine un vrai fil conducteur, au-delà de quelques différences (Reclus et Kropotkine intégrant la théorie darwinienne). Ils reconnaissent une continuité entre l'homme et l'animal, ils postulent une possibilité qu'il y ait une nouvelle espèce supérieure à l'homme dans l'évolution ou même que l'homme évolue mais que 1/ ce n'est pas leur problème, ni le problème de l'humanité 2/ l'homme est animal et plus qu'animal, par différence non de nature mais de degré : l'homme est supérieur mais non tyran. Ils n'approchent pas la question par la raison ou par la souffrance, thèmes qui sont des impasses pour eux, mais par le projet sociétaire. Un second volume à paraître plus tard abordera la question à travers de travail de scientifiques contemporains.
Entre l'anarchisme et le marxisme, il n'y a pas de conciliation possible. Le marxisme maintient l'homme dans le cercle qui enserre les sociétés de classes, quel que soit le système dont elles se réclament, l'anarchisme sort l'homme de ce cercle. Malgré ses prétentions, le marxisme n'est qu'une adaptation des sociétés de classes avec des moyens appropriés. L'anarchisme est rupture. C'est la civilisation de l'Homme en lutte contre toutes les formes d'oppression. " Ainsi écrivait Maurice Joyeux. Les Éditions du Monde Libertaire se devaient de consacrer un livre à celui qui, par son action et sa pensée a marqué, et marque encore aujourd'hui, le mouvement libertaire français. Maurice Joyeux se montra, sa vie durant, ouvert à toutes les pistes dès lors que le principe fondateur s'appuyait sur cette notion chère qui s'appelle et, en brisant les conformismes, Maurice Joyeux construisit les adaptations de la pensée libertaire nécessaires au monde contemporain. Il reste, encore aujourd'hui, l'un des principaux artisans de sa reconstruction. Roland Bosdeveix, qui fut un de ses compagnons de combat pendant plus de vingt ans, raconte Maurice Joyeux dans ces pages. Il raconte le personnage d'abord, celui qui passa de la révolte (qui le conduisit plusieurs fois en prison) à l'action révolutionnaire et à la création de la Fédération Anarchiste. Dans une deuxième partie l'auteur analyse l'œuvre et la théorie de Maurice Joyeux.