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Oeuvres choisies
LENINE ( I O.
SCIENCE MARXIST
30,00 €
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EAN :9782490073856
L'idéologie bourgeoise a produit deux caricatures de la figure et de la pensée de Lénine qui, d'une façon ou d'une autre, survivent encore aujourd'hui. D'une part, il a été momifié et érigé en champion du socialisme national, porte-drapeau du capitalisme d'Etat, par la contre-révolution stalinienne et tous ses épigones, jusqu'aux courants qui voudraient, encore aujourd'hui, le mettre au service de tous les mouvements indépendantistes et du localisme réactionnaire. D'autre part, il a été dépeint par les libéraux comme un Robespierre impitoyable et brillant de la révolution prolétarienne, une sorte d'épouvantail jacobin pour tous les petits-enfants de la primauté de la volonté, désormais enfoncés dans les sièges confortables du modérantisme. Autant d'interprétations qui souffrent de la tare historique de la pensée bourgeoise, l'idéalisme, associé à la tare de sa pratique sociale quotidienne, l'individualisme. La primauté de l'idée devient la primauté de la politique, de la volonté et même de la violence. La primauté de l'individu devient la primauté de la personnalité et de l'action individuelle. Depuis deux siècles, toute la théorie bourgeoise rebondit, en perpétuel mouvement, suivant des trajectoires qui changent continuellement, entre les murs étroits de l'idéalisme et du subjectivisme. Le communisme scientifique sort l'action individuelle des brumes du libre arbitre et la ramène au social. Pour le matérialisme dialectique, les individus sont des éléments actifs dans l'histoire, ils réfléchissent et agissent, ils luttent avec passion et intelligence, mais dans des conditions qu'ils ne peuvent pas choisir et dont - spontanément - ils n'ont même pas conscience. Ces conditions sont données par le développement des rapports de production hérités des générations précédentes, tout comme l'on hérite de tout le matériau de pensée issu de la tradition, avec lequel chacun doit continuellement composer. Le premier combat du jeune Lénine fut justement celui de la restauration de la théorie marxiste, du matérialisme dialectique, contre la sociologie subjectiviste et contre l'objectivisme économiste.
Aux vues de la première guerre mondiale, Lénine nous livre une analyse de l impérialisme en cours, qui semble préfigurer la mondialisation à venir. « Le diagnostique léniniste conserve sa pertinence, y compris dans sa conclusion alternative. Car, c est bien d un système qu il s agit et ce système, le capitalisme, est demeuré le même, quant à sa nature, depuis Le Capital jusqu à ses avatars impérialistes, lesquels, à travers et au rythme des bouleversements considérables qu ils ont véhiculés et qui ont changé nos façons de voir le monde, n ont fait que confirmer sa nuisance, au point de placer sous le signe de l urgence, en vérité vitale, la nécessité de le changer. La nouveauté n est pas à chercher ailleurs. Et elle est radicale. Si mal en point, si désassemblées, pour de semblables raisons conjoncturelles, que soient les forces contestataires, elles n en ont pas moins affaire à la même tâche. Les symptômes les plus récents se multiplient qui donnent à penser que vont se produire, que sont en train de s opérer, des convergences, dont le programme n est assurément pas disponible, mais dont la finalité est indiscutable. » Extrait de la préface de Georges Labica.
Résumé : Dans la préface de juillet 1920 aux éditions allemande et française, Lénine met l'accent sur la double signification politique et stratégique de son texte L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, écrit en 1916. Cet essai était né de l'exigence de la lutte politique contre les idéologies pacifistes et contre l'optique illusoire de la "démocratie mondiale" qui empêchaient la minorité révolutionnaire du prolétariat international de trouver une perspective indépendante et de rompre avec leur subordination à l'idéologie de la classe dominante dans ses multiples variantes. Le second point capital sur lequel Lénine insiste avec force est le caractère impérialiste de la guerre ; une guerre mondiale pour un nouveau "partage du monde" et une redéfinition des sphères d'influence, entre les six grandes puissances de l'époque.
Que faireA ? Lénine reprend ici le titre du roman de Nikolaï Tchernyshewsky paru en 1863. Ce roman a marqué les générations révolutionnaires de la fin du xixe siècle (les éditions Samsa le rééditent aujourd'hui, parallèlement à l'essai politique de Lénine). L'essai de Lénine sort de presse en 1902. Dans son traité, Lénine explique que la classe ouvrière ne deviendra pas spontanément révolutionnaire simplement par des luttes économiques pour leurs salaires ou pour la réduction du temps de travail. Il développe aussi que les marxistes doivent, avant tout, former un parti politique ou une "A avant-gardeA " révolutionnaire qui diffusera ensuite les idées marxistes parmi les travailleurs. A sa publication, le livre de Lénine va précipiter la scission du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) avec, d'un côté, les bolcheviks et, de l'autre, les mencheviks. Lénine s'en prend notamment aux positions des terroristes de la Svoboda, qui croient en l'action ponctuelle violenteâ¦
Résumé : Cette oeuvre vit le jour dans le feu d'une bataille décisive pour le prolétariat international. Le Que faire ? constitua l'arme essentielle pour battre le révisionnisme qui niait le caractère scientifique de l'analyse marxiste, c'est-à-dire qu'il excluait pour le prolétariat la possibilité même de se doter d'une stratégie. Lénine se penche sur les précurseurs russes du marxisme révolutionnaire. Il rappelle la caractéristique principale de ces figures de révolutionnaires : "La grande importance de la théorie révolutionnaire, de la dévotion absolue à la révolution, de la propagande parmi le peuple, qui n'est jamais perdue même si des décennies séparent la période des semailles de celle de la récolte". La classe révolutionnaire est la seule classe qui a intérêt à ce que les lois qui régissent le mouvement de la société bourgeoise soient découvertes. Elle doit les utiliser à "ses propres fins" , pour le dépassement révolutionnaire de la société divisée en classes. Et pour lier la théorie à l'action, elle a besoin de l' "instrument" . Aujourd'hui, la méthode scientifique de Marx permet de comprendre la dialectique du mouvement réel : l'unité du marché mondial porte en elle sa propre contradiction, la scission de la collision entre puissances impérialistes de dimension continentale. Lénine a déjà démontré que le développement de l'impérialisme détermine l'émergence de nouvelles puissances et, par là, l'inévitable rupture de l'ordre mondial. Dans la dynamique de son évolution historique et naturelle, la biologie de l'impérialisme recèle les phases des catastrophes politiques, des guerres mondiales et des révolutions prolétariennes. On peut le nier seulement en ayant recours au sophisme, à l'opium de l'apparence. S'entourant de ce brouillard, l'homme bourgeois veut se nier lui-même, veut persuader que le processus évolutif fera de lui un singe pacifique et bienveillant.
La science peut-elle contribuer aux progrès de la cuisine? Certainement, puisqu'elle en explore les effets et en révèle les mystères: viandes, poissons, légumes, sauces, fruits, fromages, gâteaux, meringues, cocktails, etc. Rien n'échappe à l'analyse... laquelle conduit à des propositions de rénovation de la pratique culinaire. Chaque geste technique, chaque transformation des ingrédients met en oeuvre des réactions chimiques ou physiques, que décode la discipline nommée gastronomie moléculaire. Même la composante artistique gagne à s'allier à la science, qui révèle notamment des mécanismes de perception du goût.Cet ouvrage explore les bases de la pratique culinaire. À la clé, il nous fait découvrir une cuisine encore plus moderne: abstraite, futuriste... qui n'oublie pas que l'objectif de la cuisine est de rendre les convives heureux! Biographie de l'auteur Hervé This, créateur de la gastronomie moléculaire, est physico-chimiste INRA au Laboratoire de chimie du Collège de France et au Laboratoire de chimie d'AgroParisTech. Directeur scientifique de la Fondation Science & Culture Alimentaire (Académie des sciences), il est aussi conseiller scientifique de la revue Pour la science, où il tient la rubrique "Science et gastronomie'."
Résumé : Dans la préface de juillet 1920 aux éditions allemande et française, Lénine met l'accent sur la double signification politique et stratégique de son texte L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, écrit en 1916. Cet essai était né de l'exigence de la lutte politique contre les idéologies pacifistes et contre l'optique illusoire de la "démocratie mondiale" qui empêchaient la minorité révolutionnaire du prolétariat international de trouver une perspective indépendante et de rompre avec leur subordination à l'idéologie de la classe dominante dans ses multiples variantes. Le second point capital sur lequel Lénine insiste avec force est le caractère impérialiste de la guerre ; une guerre mondiale pour un nouveau "partage du monde" et une redéfinition des sphères d'influence, entre les six grandes puissances de l'époque.
L'?uvre que nous proposons ici montre comment l'approfondissement scientifique, disciplinant la passion, peut se traduire en un travail d'analyse minutieusement et précisément documenté, sans que la charge d'idéaux propre au tempérament juvénile en soit affectée. C'est en soi une bonne raison pour insérer La situation de la classe ouvrière en Angleterre dans la "bibliothèque jeunes" de notre maison d'édition, mais certainement pas la seule. De ce point de vue, le texte d'Engels est le premier d'une longue série d'?uvres marxistes centrées sur différents aspects ou sur des moments successifs de l'évolution de la formation économico-sociale capitaliste. Ce texte porte sur une profonde transformation sociale, celle pour laquelle l'auteur forge la définition de "révolution industrielle", consacrée par la suite comme catégorie historiographique universelle. Dans la préface de 1892, Engels note que l'état de choses décrit dans l'ouvrage appartient au passé de l'Angleterre, et esquisse en quelques pages les profonds changements suscités en cinquante ans, précisément par la "révolution" que lui-même avait décrite dans sa jeunesse. Il estime toutefois que l'ouvrage mérite d'être reproduit intégralement, pour des raisons qui, en substance, coïncident avec celles qui motivent la présente publication. La "situation de la classe ouvrière", en Angleterre et en général dans les pays avancés de l'Occident, a aujourd'hui beaucoup changé, mais ce qu'a décrit Engels est un processus typique des premières phases d'industrialisation. L'Angleterre des débuts du XIXe siècle s'est reproduite maintes et maintes fois, à mesure que les phénomènes d'exode rural, de prolétarisation, d'urbanisation, de passage de l'artisanat au système de l'usine, analysés dans ce pays, se sont étendus à de nouvelles parties du globe. Aujourd'hui, de nouvelles Manchester parsèment par centaines les cartes des pays émergents ou récemment émergés; par de nombreux aspects, elles ressemblent de façon surprenante à l'originale anglaise du XIXe siècle, elles en diffèrent profondément par d'autres, à commencer par une échelle démographique agrandie d'un facteur dix ou cent. Pour des jeunes qui, comme Engels en son temps, préfèrent "connaître la réalité de la vie" plutôt que de dissiper la leur en "conversations mondaines et cérémonies ennuyeuses", La situation de la classe ouvrière en Angleterre est plus qu'un modèle. Elle ne fait pas seulement qu'inciter à l'étude et à la compréhension des Manchester du XIXe siècle, mais fournit aussi d'excellents instruments pour s'y appliquer. D'un côté, des indications fondamentales de méthode, de l'autre une grande masse de données et d'observations pratiques indispensables pour ces comparaisons qui sont au c?ur de la méthode marxiste elle-même. Si le marxisme est la recherche de la loi du changement social, il est essentiel de distinguer ce qui change de ce qui persiste, d'identifier ce qui est typique et ce qui est spécifique, de séparer ce qui est fortuit de ce qui, dans le changement, constitue précisément une règle. Disposer d'une analyse aussi approfondie et détaillée de ce qui arrivait à notre classe dans l'Angleterre d'il y a deux siècles est une base solide pour l'étude de la "situation" du prolétariat d'aujourd'hui dans de vastes zones de l'Asie, de l'Amérique latine et de l'Afrique. Après Engels, plusieurs générations de révolutionnaires ont continué à enrichir le laboratoire marxiste d'outils conceptuels et de recherches empiriques, le dotant ainsi d'un patrimoine théorique dont il tire avantage dans la compréhension des phénomènes inédits liés à l'émergence de nouvelles puissances, de dimensions continentales. Le point de vue théorique général de La situation de la classe ouvrière en Angleterre est encore embryonnaire par rapport au marxisme. C'est Engels lui-même qui l'affirme en 1892, prenant comme exemple la "grande importance" attribuée au fait que le communisme n'est pas seulement la doctrine du parti ouvrier mais une théorie "dont le but final est de libérer l'ensemble de la société, y compris les capitalistes eux-mêmes, des conditions sociales actuelles qui l'étouffent". Ceci est vrai dans l'abstrait, note Engels, mais dans la pratique la bourgeoisie s'oppose de toutes ses forces au changement, et "la classe ouvrière se verra contrainte d'entreprendre et de réaliser seule la révolution sociale".