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Elliot Dubail. Edition bilingue français-anglais
Lemoine Colin ; Khan Nikola ; Rivetti Ermanno ; Ab
DILECTA
26,00 €
Épuisé
EAN :9782373720976
Elliot Dubail Textes de Nicky Zurlino, Ermanno Rivetti, Miguel Abreu, Augustin Bernard-Roudeix 25, 5 × 21, 5 cm (à l'italienne) 64 pages Livre relié, cousu Langue : français / anglais Publication : 20 septembre 2019 ISBN : 978-2-37372-097-6 Prix : 26 ? "Né en 1989, Elliot Dubail vit et travaille à Paris. Il étudie un temps à la Villa Arson, à Nice, tout en travaillant comme régisseur pour plusieurs galeries. Technicien de la peinture, Elliot Dubail se rapproche de professionnels, artisans et restaurateurs. Il pense cette démarche comme une recherche scientifique des couleurs parfaites, indissociables de la maîtrise de leurs composants chimiques. Cette discipline le conduit à réaliser lui-même ses propres couleurs et certains pigments, et à expérimenter la réaction des acides sur des supports métalliques. Il s'engage résolument dans un travail figuratif, après des débuts marqués par l'abstraction. Ses oeuvres viscérales, rarement préparées par des dessins, sont inspirées par la thématique religieuse. L'évocation de la lumière s'inscrit alors dans une démarche spirituelle, influencée autant par les oeuvres du Caravage que par la force qui émanent des icônes orthodoxes. Cette fascination pour le sacré le pousse à entreprendre plusieurs voyages au Proche-Orient où il découvre la beauté de la liturgie copte, développe une fascination pour Jérusalem et s'imprègne de la spiritualité des communautés maronites". Augustin Bernard-Roudeix Cette monographie est la première publication consacrée à cet artiste disparu prématurément en 2018.
Lemoine Colin ; Grécourt Benoît ; Creten Johan ; L
Johan Creten, précurseur dans le renouveau de la céramique dans l'art contemporain, propose une exposition mystérieuse, énigmatique et ésotérique à l'Abbaye de Beaulieu-en Rouergue. Johan Creten, précurseur dans le renouveau de la céramique dans l'art contemporain, propose une exposition mystérieuse, énigmatique et ésotérique. L'exposition rassemble une quarantaine de créations et d'oeuvres récentes pour la plupart inédites. En bronze et en céramique, les oeuvres de Johan Creten dialoguent avec le sublime cadre de l'Abbaye romane de Beaulieu-en-Rouergue. Un voyage initiatique au cours duquel le visiteur découvre un pan totalement inconnu de l'oeuvre de l'artiste. Johan Creten sera le premier artiste invité dans l'abbaye restaurée à l'issue d'un vaste programme porté par le Centre des monuments nationaux, qui permit de mettre en valeur le legs de la collection d'art moderne rassemblée par Geneviève Bonnefoi et Pierre Brache, qui sauvèrent de la ruine, dans les années 50, l'abbaye cistercienne édifiée en 1144.
Résumé : "Un jour, j'ai eu mal. Non pas comme d'habitude, comme dans l'ordinaire des jours, ici ou là. J'ai eu mal ici et là, par ici et par là, mal comme on ressent une décousure, insituable. Quelque chose en mon for intérieur s'est déflagré. J'ai alors eu mal pour toujours, à jamais, mal comme se fait la nuit, comme on reçoit l'extase ou la mort, mal comme on aime les jougs, les spasmes et l'ivresse, l'étau qui serre et le bât qui blesse, octobre, pleurer et sa mère, toutes les douleurs exquises. J'ai eu mal pour de bon, comme un chien, comme un chiot. Je me suis alité, surmené en espoirs trahis, perdu dans l'éclatant désastre du corps. J'ai alors erré dans le grand règlement intérieur. L'histoire de ce livre commence à compter de ce jour, ignoré".
Soixante-cinq chefs-d'?uvre reproduits en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de Bourdelle. Un texte clair et précis situe son ?uvre dans le XXe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.
Du relief au texte, catalogue raisonné des livres illustrés par Antoine Bourdelle, présente la contribution de l'artiste à l'ensemble des livres auxquels il a participé en tant qu'illustrateur. Témoin du profond intérêt de Bourdelle (1861-1929) pour le livre illustré, la profusion des documents d'archives - autographes, correspondances avec les éditeurs, coupures de presse mais aussi sculptures, dessins et photographies - permet de saisir au vif son travail. Dans le même temps, elle dessine, au-delà, le portrait d'une période très féconde de la vie de l'édition française lorsque écrivains, éditeurs et artistes inventent de concert, au cours des premières décennies du vingtième siècle, de nouvelles formes "artistiques'. Du relief au texte explore la richesse des registres auxquels Bourdelle se confronte, donnant des réponses toujours personnelles aux oeuvres qu'il accepte d'illustrer tout en jouant de techniques de reproduction variées (gravure sur cuivre, gravure sur bois, photogravure, héliotypie, lithographie, pochoir...) qu'il entend dominer en leur imprimant sa touche."
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.