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Quand l'Eglise corrigeait les excès du clergé. La punition des délits ecclésiastiques au Moyen Age
Lemesle Bruno
EUD
9,00 €
Épuisé
EAN :9782364412644
L'Eglise catholique d'aujourd'hui aurait-elle renoncé à corriger les abus du clergé ? Non, bien sûr, et elle reste d'ailleurs héritière de cette époque ancienne : quand sévissait la "correction des excès". Cet ouvrage poursuit un double objectif. Tout d'abord, il veut Faire état des recherches actuelles consacrées à l'accroissement brusque de la dénonciation des excès dans le clergé et chez les laïcs et montrer l'exigence de leur correction à partir du XIIe siècle. Le second objectif est de mettre la situation contemporaine en regard du contexte du Moyen Age. Aujourd'hui, dans le Vieux continent et en Amérique du nord, l'Eglise ne parvient plus à modeler les comportements ni à susciter l'adhésion à son dogme. De ce point de vue, notre époque s'oppose aux derniers siècles du Moyen Age, quand l'Eglise était au faîte de sa puissance et que triomphait son idéologie. L'écart entre les deux est non seulement saisissant, mais historiquement inédit. Cet essai offre de nouvelles pistes de réflexion qui permettent de mieux évaluer la situation présente. Il apporte ainsi sa contribution à de questions devenues presque lancinantes : un Aggiornamento de l'Eglise serait-il la bonne réponse à son déclin ? L'Eglise catholique peut-elle transiger sur la doctrine ?
Fossier Arnaud ; Le Page Dominique ; Lemesle Bruno
L'objectif de l'ouvrage est de proposer une enquête sur la représentation politique dans les sociétés médiévales et d'Ancien Régime, avant que n'émerge, au XVIIIe siècle, l'idée d'un "peuple souverain" et d'un gouvernement représentatif. Par delà la diversité des lieux institutionnels étudiés et des acteurs évoqués, ressortent de cette enquête la force et la pérennité de certains instruments de représentation. Dès le XIIIe siècle, les formes de délégation du pouvoir et les pratiques d'assemblée ont en effet reposé sur le même type d'instruments juridiques (lettres de provision, de commission, d'instruction ou de convocation). Cet ouvrage montre qu'il n'est plus possible de faire l'histoire des théories modernes de la représentation sans les articuler aux pratiques elles-mêmes. Se pose en effet désormais la question de l'efficacité des instruments de représentation, des usages parfois détournés qui en furent faits et des résistances qui leur furent opposées, jusqu'à ce que vienne le temps des assemblées se réclamant du peuple.
Pour mieux comprendre le fonctionnement des appareils judiciaires et leurs implications sociales, juridiques et politiques. La richesse du matériel documentaire conservé, au croisement entre les sources historiques et archéologiques, offre de nouveaux angles d'approche : sur les acteurs de la justice, officiers de justice grands et subalternes, sur les lieux de la justice, lieux d'exécution, d'exposition mais aussi d'inhumation. Elle permet un regard anthropologique sur le traitement des corps suppliciés ainsi que sur les stratégies mises en oeuvre. L'objectif est de mieux comprendre le fonctionnement des appareils judiciaires et leurs implications sociales, juridiques et politiques.
Cet ouvrage collectif, fruit du plus récent des colloques de Dijon, dont la réputation internationale depuis une vingtaine d'années n'est plus à faire, contribue à l'actuel renouvellement de l'histoire de la justice. Il est consacré aux sentences judiciaires, dont l'évolution et les caractéristiques sont examinées sur une longue période, du Moyen Âge à nos jours, et sur un vaste espace géographique (Europe, Amérique...). Il ne s'agit pas ici d'une histoire juridique, ni d'une histoire intellectuelle ou culturelle, mais d'une histoire sociale, donc concrète, qui privilégie l'examen des pratiques, dans trois directions principales : sentences et accords, sentences et délits, sentences et autorités. On y découvre que, quelle que soit l'époque, les sentences ne sont qu'une des solutions, parmi d'autres, offertes par la justice à ceux qui décident de recourir à elle, et sans doute pas la plus fréquente.
Après huit siècles de domination de l'Eglise catholique romaine sur la Chrétienté occidentale, le pape Alexandre III s'effrayait car, selon lui, la malice des hommes continuait de s'accroître. Aussi confiait-il aux évêques le soin de relayer l'action de la papauté pour la juguler. Cette préoccupation est l'une des principales nouveautés dans le gouvernement pastoral des évêques dont la mission constante était de mener le troupeau des fidèles au salut, de prendre soin de leurs âmes et de veiller à accroître les biens de l'Eglise. Ce livre apporte des éclairages neufs sur la conception du gouvernement des évêques dans la seconde moitié du x][e siècle et au commencement du XIIIe. La Chrétienté latine étant l'aire de référence, les lettres pontificales se sont imposées comme une des sources majeures, en raison de l'unicité de leur provenance, et parce qu'elles étaient le moyen par excellence de gouverner sur les longues distances. Les travaux des canonistes auxquels sont jointes les quaestiones des maîtres des écoles épiscopales qui exposaient de véritables "cas pratiques" à partir des normes juridiques forment l'autre source essentielle de ce livre. Le gouvernement des évêques s'inscrit à cette époque dans un processus de construction institutionnelle inédit dont les principaux traits sont le développement et le renforcement de la justice épiscopale, la multiplication des appels à la Curie pontificale et l'intensification de l'administration des diocèses. Ainsi la conduite pastorale ne peut-elle désormais être envisagée hors d'une organisation administrative plus complexe dans laquelle, en dépit de l'importance de la mission confiée aux évêques, leur puissance tend à être diminuée. Si l'on admet, avec l'historien Gabriel Le Bras, que les modes d'administration de notre temps présent sont héritiers des pratiques ecclésiastiques du Moyen Age, ce livre pourra montrer à la fois la pertinence de cette idée et aider à mesurer des écarts qui n'en sont pas moins saisissants.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.