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L'empreinte des choses
Lemardeley Marie-Christine ; Topia André
SORBONNE PSN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782878544084
Ce volume explore la poésie des choses, la nature fuyante de la distinction entre l'objet et la chose et les avatars du kitsch. A travers les "grands textes" de la littérature britannique et américaine (Dickens, Norris, Joyce, Beckett, roman policier), des oeuvres lyriques (Thomas Hardy, Robert Lowell, Elizabeth Bishop, Derek Mahon, Paul Muldoon) ou des figures d'artistes comme Derek Jarman et Jeff Koons, se fait jour une ligne de partage, ou ligne de faille, entre l'objet lyrique et la chose inhumaine, l'objet comme extension du moi et la chose comme remise en cause du sujet. Cette distinction parcourt la plupart des articles réunis dans ce volume dont l'ambition est de revenir sur les notions de ressemblance et de beau, cruciales pour le réalisme et le lyrisme contemporains, artistiques ou littéraires.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Ecrivain inquiet malgré un succès public éclatant, John Steinbeck mène ses aventures littéraires comme des expéditions. Ses romans et ses nouvelles inventent l'épopée nostalgique d'une Amérique toujours perdue.
Brugière Bernard ; Lemardeley Marie-Christine ; To
Résumé : L'art autarcique existe-t-il ? Tout art n'est-il pas un art dans l'art ? A partir d'études sur la littérature anglophone des XIXe et XXe siècles, les auteurs de ce volume s'interrogent sur les différents modes de présence d'un art dans un autre : citation, montage, appropriation, greffes, etc. Parmi les formes d'interaction examinées : le tableau dans le tableau, la photographie et la musique dans l'écriture, l'architecture et la sculpture dans le roman, le poétique travaillé par le pictural, les résonances littéraires, picturales ou théâtrales de l'art cinématographique.
Ce qui nous est offert ici est une glorieuse galerie de monstres : une naine difforme, un père infanticide souffrant de manie dépressive, un tueur en série amputé d'un bras, un consul presque aveugle, une obèse avachie ou un grand blessé accidenté de la route traversent joyeusement ces pages en compagnie de Sade, de Dracula, et de bien d'autres. Cette grande fantasmagorie du corps difforme ou mutilé justifiait sans doute qu'un ouvrage fût consacré à l'inhumain dans la littérature anglaise et américaine des XIXe et XXe siècles.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.