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Elisabeth Lemaigre-Voreaux. Trois fois rien
Bertrand Brigitte ; Chantrel Leluc Annick ; Gurzi
LELIVREDART
35,00 €
Épuisé
EAN :9782355324581
Peintre abstraite, Elisabeth Lemaigre-Voreaux ne raconte pas d'histoire , le matériau a la sienne propre. Il résiste, parfois ne livre rien , en tout état de cause c'est lui qui dirige : "le fragment c'est toute une histoire. Je préserve ce qui a eu une autre vie pour que la mémoire ne s'efface pas." Mémoires usées dans la présence absence des fragments. Entre les doigts de l'artiste, le matériau brut se métamorphose , l'or caresse la rouille. Les rebuts sont magnifiés. Le tissu devient limaille et la limaille devient tissage. La toile pliée, teintée, brûlée, collée, figure un texte sacré, une épître. [...] Consciente de l'importance de son geste, elle le détaille à plaisir. "J'encastre, je fixe, je couds, je joins, je rapproche, j'infiltre des encres, je brûle, j'utilise les accrocs. Je ponce, je déchire, je teins, je découpe. Je suture." Annick Chantrel Leluc
Résumé : Les écritures ordinaires présentent les interactions entre écrit et société médiévale, dans le nord de la France et l'espace des anciens Pays-Bas méridionaux, durant le long mue siècle. Essai autant que synthèse, ce livre original s'appuye sur une documentation richement illustrée et commentée. Il se propose de dégager les grandes lignes d'un moment clé de la révolution documentaire qui transforme le Moyen Age, par des analyses codicologiques, diplomatiques et paléographiques. De plus en plus investis de valeur juridique, les documents du mue siècle deviennent aussi bien des instruments porteurs d'autorité que des écrits ordinaires, dégagés des formalismes, affranchis des cadres structurels diplomatiques, des normes et des règles. Cette masse grouillante d'écritures jette un éclairage nouveau sur la foule d'hommes et de femmes qui s'en emparent.
Résumé : Terrorisme, guérillas, milices armées, montée des intégrismes et des nationalismes, retour des extrêmes droites, émeutes, violences urbaines on pourrait allonger la liste de phénomènes manifestant une radicalisation de la lutte sociale et politique qui, en occupant très largement la une des quotidiens et les débats politiques, créent une impression de démocraties assiégées et agressées par des extrémismes. Pour expliquer les raisons du surgissement de ces nouvelles menaces, les commentaires privilégient les causes exceptionnelles, extérieures au fonctionnement démocratique : fanatisme, repli communautariste, choc des civilisations, explosion des délinquances, crispation raciste, etc. Les sciences sociales ont des arguments à opposer à de telles représentations qui tracent une frontière claire et étanche entre le " normal " de la modération démocratique et le " pathologique " de la radicalité. Les contributions rassemblées ici, issues de travaux d'historiens, de juristes, de sociologues et de politistes, montrent que la radicalité n'est pas la cause, mais bien une des issues possibles de processus de radicalisation dont la dynamique s'inscrit dans le jeu politique ordinaire, dans des basculements invisibles dont les conséquences se dessinent après coup. Si ce ne sont pas toujours les révolutionnaires qui font les révolutions, il reste à comprendre comment les jeux de surenchère. de compromis, de concurrence et d'alliance qui caractérisent la vie démocratique ordinaire peuvent produire des radicalités qui en minent les fondements.
Dans une lettre à Juliette Drouet, Victor Hugo offre le thème et le titre de ce recueil : Je ne veux pas pourtant que cette trace de ta vie dans la mienne, soit à toujours effacée. Chacune des histoires courtes qui le composent, a été rédigée sur cette idée : la trace. Ce que nous recevons de ceux dont nous croisons le chemin et ce que nous leur laissons. Toutes ces interactions indélébiles qui façonnent la vie.
Conseiller de la Collection de l art brut de Lausanne, ami de la Halle Saint-Pierre et correspondant de la revue anglaise Raw Vision, Laurent Danchin passe pour un des meilleurs connaisseurs de l art des marges en Europe et aux États-Unis. Ayant connu personnellement tous ceux qui ont fait ou font encore l histoire de l art brut, outsider ou singulier, c est depuis le milieu des années 1970 le défenseur passionné de la création autodidacte, des environnements singuliers et de quelques grands parias de l art contemporain. Écrivain, conférencier et commissaire d expositions, fasciné par le génie visionnaire partout où il le rencontre, il n a cessé de plaider la cause d une autre conception de l art que celle qui prévaut à l université, au sein des institutions ou dans les milieux mondains. Dans ce recueil de 109 textes, articles, essais et comptes rendus, publiés dans une dizaine de pays, il nous livre 35 ans d écriture au service des formes les plus inventives de l art populaire contemporain. Il offre ainsi à tous ceux que ce domaine passionne ou intrigue de revivre l aventure de certains des outsiders les plus surprenants du paysage artistique actuel, à travers une série de portraits de créateurs, historiques ou inconnus, des analyses éclairantes sur la mutation de notre époque ou des mises au point sur la relativité des labels et des étiquettes.
Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, banalisation de la chirurgie esthétique, port de la jupe érigé en nouvel étendard pour la libération de la femme : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent aujourd'hui à entretenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cour de la sphère culturelle. Le corps féminin est sommé de devenir un produit, de se perfectionner pour mieux se vendre. Un esprit absent dans un corps-objet : tel est l'idéal féminin contemporain. Dans ce contexte, loin de n'être qu'un trouble individuel, l'anorexie apparaît comme l'une des pathologies sociales de la beauté marchande : l'application à soi-même d'un impératif de minceur poussé jusqu'à l'effacement de soi. Autre dimension de cette frénésie d'uniformisation normative : l'usage dangereux de produits éclaircissants par des femmes non blanches ayant intériorisé les canons d'une beauté synonyme de blancheur. Au-delà de ces ravages, Mona Chollet interroge le rapport au corps et à soi dont ces normes sont porteuses. Sous le culte du corps se cache une haine de soi, entretenue par le matraquage de normes physiques inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui entretient une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant ainsi dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer un levier essentiel, la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail en passant par la défense des droits reproductifs.