Thématique jusqu'alors peu étudiée, l'expression de la victoire et sa célébration sous ses formes les plus variées sont l'occasion d'éclairer les notions de trophée, de récompense ou encore de butin, toutes notions au coeur de la constitution des collections d'un musée d'histoire militaire comme le musée de l'Armée. De même, les rituels entourant les succès - quels qu'ils soient - sont présentés : les diverses analogies concernant la célébration de la victoire à travers les âges et les civilisations, les cérémonies de remise de récompenses aux fêtes organisées en l'honneur des vainqueurs, des banquets royaux aux différents défilés sur les Champs-Elysées du faste des triomphes romains au rôle indispensable des vaincus. Le catalogue questionne également le besoin qu'ont eu les hommes de conserver le souvenir de leurs victoires : récits, chants, stèles, décors, monuments... ou produits commerciaux dérivés sont ainsi confrontés et permettent de mieux comprendre les motivations qui ont présidé à leur création et à leur diffusion. Avec cette exposition préfigurant la participation du site des Invalides aux festivités culturelles accompagnant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris à l'été et à l'automne 2024, le musée de l'Armée élargit ses horizons en donnant à découvrir les façons dont le domaine militaire, mais aussi les sphères civiles - comprenant notamment les milieux artistiques, sportifs, professionnels, cynégétiques... - ont matérialisé et valorisé leurs victoires.
Résumé : Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise. Elle était toujours dans la lune et, depuis la mort de ses parents, elle a, en quarante années de solitude et de sauvagerie, dissipé sans joie son héritage dans la routine de la vie. Que faire maintenant ? Elle est restée étrangère au monde social, Son monde à elle : les objets qui l'entourent, un mangeur de glaçons sur le quai du métro. Mais la faim est une dure contrainte. Elle songe à sacrifier son objet le plus précieux pour réussir dans le monde utilitaire où l'on vend et où l'on achète. Vain espoir. Une inspiration alors la sauve : elle ferme les yeux, elle tend la main, et des pièces tombent. Elle vient, définitivement, d'anéantir l'univers de ses parents, où la mendicité est déchéance. "La déchéance ? disait-elle, foutaise, puisque naître c'est déchoir". Par-delà ses parents elle retrouve un univers amoral où s'abolit la dignité en même temps que la vie avec les êtres, un univers poétique où elle vit avec les choses. Par la mendicité, elle reconquiert la paix et la sérénité.
Pour vivre sereinement votre quotidien et construire une vie professionnelle inspirante et nourrissante, la pleine conscience peut vous aider. Dans un monde professionnel marqué par un rythme frénétique, une hyper-sollicitation permanente et une volonté du "toujours plus", il devient difficile de ne pas s'épuiser et de trouver du sens à son travail. Ce guide pratique de méditation vous conduira à observer vos modes de fonctionnement habituels puis à mettre en place un plan de transformation pour : Trouver le bon dosage de stress et être plus efficace. Développer Intelligence émotionnelle, créativité et authenticité. Devenir plus audacieux et plus agile. Progresser sans se maltraiter et cultiver l'optimisme. Communiquer plus efficacement et authentiquement. Cultiver des relations professionnelles porteuses. Faire face aux situations relationnelles difficiles avec exigence et bienveillance. Favoriser l'émergence de l'intelligence collective. Un livre-compagnon pour vous permettre de vivre une vie professionnelle stimulante et épanouissante.
Peintre abstraite, Elisabeth Lemaigre-Voreaux ne raconte pas d'histoire , le matériau a la sienne propre. Il résiste, parfois ne livre rien , en tout état de cause c'est lui qui dirige : "le fragment c'est toute une histoire. Je préserve ce qui a eu une autre vie pour que la mémoire ne s'efface pas." Mémoires usées dans la présence absence des fragments. Entre les doigts de l'artiste, le matériau brut se métamorphose , l'or caresse la rouille. Les rebuts sont magnifiés. Le tissu devient limaille et la limaille devient tissage. La toile pliée, teintée, brûlée, collée, figure un texte sacré, une épître. [...] Consciente de l'importance de son geste, elle le détaille à plaisir. "J'encastre, je fixe, je couds, je joins, je rapproche, j'infiltre des encres, je brûle, j'utilise les accrocs. Je ponce, je déchire, je teins, je découpe. Je suture." Annick Chantrel Leluc
Emerveillable" c'est ainsi qu'on pouvait qualifier les Amazones au XVI e siècle. Les amazones ont traversé les siècles et franchi les océans sans jamais perdre de leur pouvoir de fascination. C'est à cette traversée que nous convient ici les auteurs. Cette traversée est avant tout un voyage dans un monde d'images et de mots. Le regard ici se fixe principalement sur des figures iconographiques ou des figures textuelles sans oublier pourtant la dimension réelle de la figure des Amazones.
Cet ouvrage clôt l'ensemble des événements ayant eu lieu à l'occasion de "Picasso-Méditerranée" . Son contenu retranscrit les sujets de réflexion exhumés et développés au cours des expositions et des quatre séminaires de la manifestation, et propose des ouvertures plus larges sur le rapport conceptuel qu'entretenait Picasso avec la Méditerranée. Les textes, essais transversaux, notices biographiques de lieux et de personnages, focus d'expositions et de sujets thématiques, sont accompagnés d'une illustration généreuse et de cartes blanches commandées à des créateurs contemporains. Ces grands ensembles permettent de reconsidérer l'oeuvre de Picasso sous le prisme de la Méditerranée et des lieux emblématiques qui associent cet espace vécu et rêvé à l'artiste. "Picasso-Méditerranée" est une manifestation culturelle internationale qui s'est tenue du printemps 2017 à l'automne 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre "obstinément méditerranéenne" de Pablo Picasso. A l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans l'oeuvre de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré a offert une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.
Résumé : Réflexions sur l'esthétique léonardienne est un essai sur les rapports entre la science et l'art, entre la théorie et la pratique, dans l'oeuvre de Léonard de Vinci. Léonard de Vinci, qui a pensé esthétiquement la science et scientifiquement l'esthétique, a toujours mêlé les différentes branches du savoir dans sa quête de la perfection : mathématiques, géométrie, optique, mécanique, physique... En s'interrogeant sur tout, il a mis au point un mode de pensée révolutionnaire qui a affranchi la peinture de la servitude de l'artisanat pour l'élever au rang des arts libéraux grâce aux sciences.
Depuis plusieurs dizaines d'années, l'art s'est approprié le plus grand musée du monde : la rue. Entre incarnation de la liberté d'expression et prise de conscience sociétale, l'espace public se maquille d'un supplément d'âme, le mobilier urbain se mue en objet artistique décalé. Si sa légitimité s'est déployée sous la plume des journalistes et au sein des musées, l'art urbain est bien né dans la rue. De nombreux artistes investissent ce nouveau territoire et ses modes d'expression, contribuant ainsi à l'inscrire dans l'histoire de l'art. Légendes urbaines est une invitation à découvrir cet univers urbain protéiforme des années 1980 à aujourd'hui. Un ensemble de photographies retracent le parcours de l'exposition organisée à la Base sous-marine de Bordeaux. Prenant appui sur des oeuvres d'artistes reconnus tels que Ernest Pignon-Ernest, Jacques Villeglé, Invader, Jonûne, Banksy, Shepard Fairey, JR, Roti, Pantonio... et des installations in situ d'artistes iconiques et émergents tels que AEROSEPT, ARDPG, Bault, Stéphane Carricondo, Erell, Charles Foussard, Romain Froquet, Grist, Madame, Monkey Bird Crew, Nasti, Andrea Ravo Mattoni et Rouge, cet ouvrage explore la vivacité et la richesse du mouvement.
Il y a un siècle, Le Boeuf sur le toit entrait dans la légende des années folles. Avec Jean Cocteau et ses amis musiciens du groupe des Six pour parrains, avec Wiéner et Doucet au piano, le bar-restaurant-cabaret de Louis Moysès fut, selon le peintre Jean Hugo, "le carrefour des destinées, le berceau des amours, le foyer des discordes, le nombril de Paris". Musiciens et jazzmen s'y donnaient rendez-vous pour jouer des nuits entières. De ces concerts improvisés est née l'expression "faire un boeuf". A l'occasion du centenaire de ce lieu emblématique, venez pousser les portes du mythique cabaret pour revivre, en compagnie de Jean Pierre Pastori, ses plus grandes heures de gloire.