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L'histoire des femmes publiques contée aux enfants
Lelièvre Claude ; Lelièvre Françoise
PUF
23,00 €
Épuisé
EAN :9782130514442
Mars 2001 : premières élections paritaires. On revient de loin. Alors que la France est parmi les premières nations de l'Union européenne pour le niveau scolaire des filles et pour le taux d'insertion professionnelle des femmes, elle est parmi les toutes dernières pour l'accès des femmes au pouvoir politique. Etrange singularité. Françoise et Claude Lelièvre montrent, en analysant les manuels d'histoire de l'enseignement primaire en vigueur tout au long du XXe siècle, que les livres d'histoire de la communale ne sont pas pour rien dans cette curiosité. Il faut attendre la génération des manuels de 1985 pour que l'on signale que les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944, quarante ans après l'événement... Etrange éducation civique " à rebours ". En prenant beaucoup de liberté avec la vérité historique, les livres d'histoire de la communale ont le plus souvent marqué au fer rouge les femmes qui ont disposé d'un certain pouvoir politique : la " cruelle " Brunehaut, la " traîtresse " Isabeau de Bavière, la " perfide " Catherine de Médicis, " l'incapable et cupide " Marie de Médicis, " l'intrigante et fatale " Marie-Antoinette. Les femmes sont volontiers montrées dans des attitudes manifestement contraires à ce qui est attendu du pouvoir souverain : peureuses, pleureuses, implorantes, frivoles, facilement gagnées par les émotions ou les passions, " excessives ". Aux antipodes de la maîtrise requise pour participer au pouvoir politique : savoir composer, être " responsable ", faire de la politique. Il est plus que temps que ces stéréotypes disparaissent des manuels scolaires et des représentations dominantes si l'on veut éviter aux élections paritaires des lendemains qui déchantent.
Biographie de l'auteur Claude Lelièvre est professeur d'histoire de l'éducation à l'université Paris-V. Il a notamment publié Histoire des institutions scolaires, L'Ecole à la française en danger ?, Histoire de la scolarisation des filles (avec Françoise Lelièvre) et L'Ecole des présidents (avec Christian Nique). Francis Lee est avocat à la cour, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats d'Amiens. Il est notamment avocat-conseil de la Fédération des autonomes de solidarité laïque.
Comment oriente-t-on les élèves ? Ce livre propose des éclairages concrets de cette histoire des procédures d'orientation depuis la fin du XIXe siècle. Comprendre cette histoire des procédures d'orientation permet de les mettre en perspective et en débat, de faire émerger les controverses profondes et ainsi de contribuer au débat démocratique. Pas de vaines critiques pour ou contre mais des réflexions qui permettent de penser la question de la place qu'elles occupent dans notre système éducatif. Les procédures d'orientation sont tout à la fois des effets et des outils de l'évolution et des objectifs de notre système éducatif : un système cherchant à favoriser l'égalité des chances, à faire réussir tous les élèves, à justifier la répartition sociale par la méritocratie scolaire, ou encore à assurer la reproduction des inégalités sociales ?
Les choix politiques, en matière d'éducation, ne sont pas toujours facilement lisibles et les positions des hommes politiques sont difficiles à comprendre, leurs discours n'étant pas toujours en cohérence avec leurs décisions lorsqu'ils se retrouvent au pouvoir. Or, chacun s'accorde aujourd'hui sur l'importance des questions d'éducation pour nos sociétés. Les choix - tels que la carte scolaire, les conceptions en matière de formation professionnelle, les conditions d'accès aux universités - engagent l'avenir à long terme et déterminent largement la nature de la société dans laquelle vivront nos enfants... Il faut s'interroger sur ce que veulent vraiment nos hommes politiques dans leurs déclarations, dans leurs actes pour comprendre ce qu'ils seront en mesure de faire demain. Claude Lelièvre, spécialiste en histoire de l'éducation, traite de onze questions essentielles et vives pour l'opinion publique. Il analyse les interventions des hommes politiques les plus connus et, à l'occasion de cette nouvelle édition, il fait le point sur les propositions les plus récentes en matière d'éducation. Il met en lumière comment chaque question a émergé dans l'espace public, comment elle a été traitée par les spécialistes de l'Éducation nationale et les sociologues, quels rôles y ont joué les politiques et ce qu'il est finalement advenu de tous ces desseins. Autant dire que la lecture de cet ouvrage s'impose pour quiconque croit qu'en matière d'éducation, nous devons nous déterminer sur des choix clairs, exercer notre vigilance et garder notre esprit critique. L'histoire récente nous y invite. L'actualité nous l'impose.
Résumé : Depuis son instauration à la fin du XIXe siècle, l'École obligatoire représente un grand défi pour la société : donner une instruction systématique à l'ensemble d'une génération d'enfants. Et l'École fait aujourd'hui tellement partie de notre vie sociale qu'il est devenu rare d'en interroger les objectifs fondamentaux, le " pour quoi faire ? ". Pour répondre à cette question cardinale, l'auteur nous convie à un passionnant voyage historique : remontant aux sources de notre système scolaire, il y a plus d'un siècle, il en rappelle le contexte et les grandes lignes. Il évoque les étapes principales qui en ont marqué l'évolution ainsi que les débats qui ont accompagné chaque changement majeur. Chemin faisant, Claude Lelièvre se plaît à contredire quelques grandes idées reçues concernant aussi bien l'École républicaine de Jules Ferry que la naissance du collège unique dans les années 1970 et à montrer que maints débats actuels fleurent bon le passé. ?uvre d'historien nourrie aux meilleurs travaux, cet ouvrage de synthèse concis permet à chacun de mieux comprendre les grandes problématiques qui agitent les débats autour de l'École républicaine, de sa fondation à nos jours ; il montre aussi de façon saisissante que la question des missions et du contenu de l'École obligatoire ne peut plus être aujourd'hui éludée.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.