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L'être et le genre. Homme/Femme après Lacan
Leguil Clotilde
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130632221
Cet essai part du climat de déconstruction du genre propre à notre époque, pour envisager le genre par-delà l?assujettissement aux normes sociales. Il rend compte de deux approches contemporaines fort distinctes du genre, celle des études de genre, issues de la pensée féministe et universitaire américaine, et celle de la psychanalyse lacanienne. Pour les premières, le genre est d?une atroce pesanteur et conduit les sujets à renoncer à leur désir. Pour la seconde, le genre est d?une insoutenable légèreté, au sens où aucune norme ne peut délivrer à des sujets singuliers un mode d?emploi pour être homme ou femme. S?interroger sur l?être homme/l?être femme, après Lacan, c?est revenir à ce qui constitue la marque de fabrique intime de chaque être, une marque qui ne relève ni de la nature, ni de la culture, mais d?un rapport au désir et à la jouissance. En s?appuyant sur des figures hors normes de femmes et d?hommes au cinéma (Blue Jasmine de Woody Allen, Les garçons et Guillaume à table de Guillaume Gallienne), et dans la littérature contemporaine (Edouard Louis, Catherine Millet, Delphine de Vigan et Pascal Bruckner), cet essai démontre en quel sens "être un homme"/"être une femme" devient pour chacun l?occasion d?une interprétation inédite de son être sexué.
Qu'est devenue la psychanalyse du XXIe siècle outre-Atlantique? À partir d'une réflexion sur le projet même de construire une série sur la psychanalyse, cet ouvrage interroge ce que la série In Treatment nous apprend sur le sort de la psychanalyse nord-américaine: psychanalyse de l'ordinaire, approche des souffrances de l'homme normal, mais aussi dépréciation profonde de la valeur de la parole et oubli de la dimension de l'inconscient. Elle nous montre malgré elle la dimension désastreuse de toute psychanalyse qui ne se fonde pas sur la fonction de la parole et du langage mais seulement sur le care et le soutien. On y saisit, à travers la pratique de Paul Weston, psychanalyste désabusé, ce que serait devenue la psychanalyse en France sans un Jacques Lacan.
Résumé : Le terme de toxique, d'un siècle à l'autre, semble avoir changé de signification. Du sens propre, concernant les paradis artificiels et les stupéfiants en tout genre, nous sommes passés à un sens métaphorique. Quelle est cette substance nouvelle, qui s'est glissée entre les êtres, qui se faufile entre les interstices du monde, entre les mots et les choses, et qui dit notre fragilité et notre angoisse ? Le toxique désigne ce qui vient empoisonner nos vies, soumises à des discours qui nous prennent au corps. Si la flèche du toxikon nous vient des Grecs, elle a accompli une trajectoire traversant l'Histoire pour se planter dorénavant dans la chair de chacun. Les prémices du toxique peuvent être trouvés dans les tourments de Törless, le héros de Musil, mais aussi dans la maladie d'amour dont souffre Emma, l'héroïne de Flaubert, comme empoisonnée par sa propre jouissance. Pour explorer cette hybris nouvelle, Clotilde Leguil démontre avec Lacan la dimension toxique du Surmoi contemporain et l'égarement de la jouissance lorsqu'elle oublie le désir.
Cet ouvrage a pour ambition de donner une portée clinique et politique à l'aphorisme " Céder n'est pas consentir ". Il démontre la profondeur de cette distinction, en s'appuyant sur la psychanalyse, la philosophie et la littérature. Le consentement porte toujours en lui une énigme, car consentir, c'est dire " oui ", sans savoir, sur fond d'un pacte de confiance avec l'autre. Ce fondement énigmatique du consentement, qui peut aussi comporter une ambiguïté, ne doit pas être confondu avec le forçage. Cet essai pose donc la nécessité éthique d'affirmer une frontière entre " consentir " et " céder " en distinguant l'énigme du consentement comme expérience subjective, de l'expérience du traumatisme sexuel et psychique. Examinant les différents degrés du " se laisser faire ", depuis l'expérience de la passion amoureuse jusqu'à celle d'un " se forcer soi-même à faire ce qu'on ne désire pas ", Clotilde Leguil montre comment la frontière peut devenir trouble. Traumatisme de guerre, traumatisme intime, comment revenir de ce qui s'est produit ? Comment à nouveau consentir à dire ? S'inscrivant dans l'actualité du mouvement metoo, des collages anti-féminicides, et de la parution du récit événement de Vanessa Springora, cet essai, clinique et politique, fait valoir la nécessité de retrouve une langue à soi, pour pouvoir dire " je " à nouveau.
Ornicar ? 52 interroge ce "Dark Continent" contre lequel Freud s'est heurté et qui était pour lui la métaphore des mystères de la féminité. Notre époque croit avoir tout dit sur les femmes en évoquant la domination masculine. Lacan est le messager d'une autre conception de la féminité, par-delà toute norme. "La psychanalyse doit son endurance étrange à l'accès qu'elle donne au réel de l'existence", affirme Jacques-Alain Miller. Cet accès que la psychanalyse donne au réel de l'existence, qui n'est pas le réel de la science, est ce que la revue Ornicar ? entend faire résonner, transmettre et démontrer. En 2018, Ornicar ? 52 est dédié à la féminité, sujet brûlant aux incidences à la fois clinique et politique. Son titre "Dark Continent" rend hommage au mystère de la féminité. Freud a pu qualifier la sexualité féminine de dark continent pour la psychanalyse ; Lacan a décidé de faire la lumière sur ce continent noir. Alors que les études de genre défendent une approche politique de la féminité depuis la question de la domination masculine, Lacan nous introduit à une autre dimension de la féminité, qui a toute sa valeur au XXIe siècle. Ce numéro 52, placé sous le signe des ailes noires du désir d'Annette Messager, fait une place à la féminité comme expérience de l'étrangeté et s'interroge sur une époque, celle des hashtags et des passions de l'être devenues digitales, qui croit avoir tout dit sur les femmes et qui continue peut-être sans le savoir de garder la bouche cousue sur ce qui ne peut se dire. Il revisite la conception lacanienne de l'amour et les parcours tragiques des grandes héroïnes du Séminaire de Lacan. Ornicar ? 52 interroge les nouveaux usages du Nom-du-Père par les femmes alors que la procréation médicalement assistée oblige à repenser les conditions de la transmission. Il démontre aussi le nouvel usage du Nom-du-Père par les filles. Et bien d'autres surprises encore.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.