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Introduction au Common Law
Legrand Pierre ; Samuel Geoffrey
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707152275
Rédigé par deux comparatistes ayant souhaité partager avec un lectorat français les fruits de leur longue expérience d'enseignement en Angleterre, en Australie, au Canada, aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, ce livre veut offrir une introduction aux droits de common law qui, tant en raison de leur signification historique que de leur importance géopolitique, se révèlent particulièrement influents sur la scène internationale. A l'heure d'une globalisation portée, à plusieurs égards, par le common law et d'une européanisation devant composer avec des droits de common law, il devient difficile en France de faire l'impasse sur cette tradition juridique. Il s'agit donc pour les auteurs d'offrir certaines clés historiques et épistémologiques devant en permettre un meilleur entendement. Insistant au premier chef sur le droit anglais, ce livre fait également une place à d'autres droits de common law et notamment au droit américain.
Une vingtaine de comparatistes venus de différents champs du savoir, de divers horizons géographiques aussi, se sont associés pour donner ici aux juristes francophones dabord, mais à lensemble des universitaires cosmopolites également, des réflexions approfondies autour des enjeux primordiaux que recèle une comparaison des droits vouée à la signifiance, en tout cas sil doit être question de «justice», à une époque de globalisation. Cet ouvrage est le premier livre en France portant sur la théorie de la comparaison des droits, rassemblant des juristes (privatistes et publicistes), des philosophes, des sociologues, des historiens et des littéraires, venus de six pays différents. Biographie de l'auteur Pierre Legrand est professeur à la Sorbonne, où il dirige la formation spécialisée en études juridiques comparatives. Auteur de plusieurs ouvrages en français et en anglais, traduit en diverses langues, il enseigne régulièrement dans de nombreuses universités européennes et nord-américaines, de même quen Australie et en Chine.
Résumé : Pris dans un droit dont on lui a appris à être épris, le juriste français n?entend pas qu?il y a, en d?autres endroits, d?autres droits, les droits des autres. Différents du "sien", sans commune mesure avec "son" droit, réclamant reconnaissance et respect, authentiques, les phénomènes juridiques d?ailleurs sollicitent la comparaison des droits. Introduction théorique à une pratique d?une exigeante actualité, cet ouvrage consacré aux interventions comparatives veut en montrer l?intérêt et la difficulté, la nécessité et la limite, notamment dans la situation européenne, où se côtoient deux grandes traditions juridiques, l?une aux antécédents "romains", l?autre de souche "anglaise".
Résumé : Depuis 1530, la paix de Charles-Quint s'étend sur l?Italie où, après trente ans de ravages de la soldatesque française, italienne et impériale, le blé peut enfin pousser. à présent, grandit à l?est la menace turque : Soliman le Magnifique se rapproche de Vienne à travers la Hongrie. Cependant, Venise, payant tribut au Sultan, continue à commercer sur mer avec le Levant, sans pour autant échapper à la piraterie de tout bord. En 1531, Pietro, le fils de feu le Grand Chancelier de Venise Nicolò Aurelio et de la noble padouane Laura Bagarotto, découvre le secret de sa filiation et le passé sulfureux de sa mère. à Florence où il se précipite, l?attendent d?autres révélations. C?est assez pour que Pietro décide de tourner le dos à la terraferma et de s?engager dans l?aventure maritime. Ce quatrième volet de la saga Cinquecento nous entraîne loin de Venise, sur les routes de l?Italie et de la Hongrie, et surtout sur la Méditerranée, où les galères de la Sérénissime voyagent entre ses colonies de Dalmatie et de Grèce, jusqu?à Chypre et jusqu?aux échelles du Levant. Pietro s?affirme parmi l?hostilité des uns et l?amitié profonde des autres, connaît la passion, s?expose aux dangers avec la témérité de sa jeunesse. Mais un jour, peut-être, fait-il le pas de trop?
Résumé : Rigoureusement documenté, soutenu par un souffle romanesque passionnant, l'ouvrage entraîne le lecteur dans la Venise du début du XVIe siècle. Après les Fortins de Venise, 2e roman dans le cycle Cinquecento.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.