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Etudiant(e)s en révolution ?
Legois Jean-Philippe ; Morder Robi ; Monchablon Al
SYLLEPSE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782849506691
Varsovie, Mexico, Los Angeles, Berlin, Tokyo, Paris, 68 fut l'"année internationale des étudiant·es". En France, le printemps 68 a fait couler beaucoup d'encre, mais peu a été écrit sur les étudiants. Ce sont les mêmes clichés, les mêmes pavés qui reviennent, réduisant le 68 étudiant à une crise d'adolescence, monôme aux couleurs des drapeaux rouge et noir. Pourtant multiples furent les facettes de cette insurrection. Dans les commissions des facultés occupées, on refonde l'université, on propose des réformes au cours de cette "révolution de Mai" où l'on veut changer le quotidien en même temps que la société entière. Le ghetto étudiant s'ouvre, la jonction se fait avec la population, avec les travailleur·euses car une aspiration commune est là. C'est dans la longue durée des "années 68" que s'inscrit cette rébellion étudiante qui ne surgit pas du néant. Les étudiant·es de l'université de masse sont entré·es en dissidence.
Démocratie et pouvoir étudiant ? : la période «charnière», voire «refondatrice», des «années 1968» est passée au crible. La citoyenneté étudiante d’aujourd’hui est examinée dans cet ouvrage, non seulement en France mais aussi dans d’autres pays. Dans cet ouvrage collectif, les auteurs explorent divers aspects de la citoyenneté institutionnelle (les élus dans divers conseils) et de la citoyenneté en mouvements (assemblées générales, coordinations). Question sans cesse renouvelée, que ce soit avant 1968 ou après, les réformes accordant, ou restreignant, la participation étudiante ? : la démocratie représentative et la démocratie directe sont-elles concurrentes, opposées ou complémentaires ? ? Plusieurs thématiques font l’objet d’une attention particulière, avec, en France, la gestion et la cogestion étudiantes, les élections universitaires, le pouvoir étudiant en Sorbonne, à Vincennes autour de 1968, le mouvement contre le CPE. L’ouvrage affiche aussi une volonté de comparaison européenne et internationale. On y questionne la différence de statut des universités entre les sociétés démocratiques et les sociétés autoritaires. Ce livre est l’aboutissement d’un programme de recherche mené par la Cité des mémoires étudiantes et le Centre d’histoire sociale du 20e siècle (Paris 1), avec le concours du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants (Germe) et le soutien de la région Ile-de-France.
33 fiches pour réviser tout le cours sur le droit de la propriété intellectuelle : - Les définitions à connaitre, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir ; - Des questions de cours corrigées pour vérifier ses connaissances ; - Des repères bibliographiques pour aller plus loin ; - 1 index. Public Cet ouvrage s'adresse : - aux étudiants en Master de Droit ; - aux étudiants en Ecole de commerce. Jean-Pierre Clavier est Professeur en droit privé à l'université de Nantes et directeur du master " Droit de la propriété intellectuelle ". Audrey Lebois est maître de conférences en droit privé et directrice-adjointe de l'Institut de recherche en droit privé à l'université de Nantes.
Résumé : Vous avez toujours (secrètement) rêvé de tout connaître du zizi ? Nous avons le livre qu'il vous faut ! Savez-vous qu'il existe une pieuvre possédant un pénis qui se sépare de son propriétaire pour aller nager jusqu'à la femelle afin de la féconder ? Que le zizi de Raspoutine serait conservé dans du formol au musée de l'érotisme de Saint-Pétersbourg ? Que certains prépuces issus de circoncisions sont utilisés dans la création de crèmes cosmétiques ? Que le zizi est tout à fait capable de bronzer ? Le livre que nous proposons est un ensemble très documenté et exhaustif de l'histoire du zizi, par bien des aspects : sur le plan anatomique, sur son fonctionnement, ses dimensions, sur les pannes et leurs remèdes, sur les maltraitances qu'il peut subir... Mais aussi comment l'habiller, comment le faire grandir, comment l'aider à bien vieillir, quelques recettes pour le déguster, et les 126 petits noms qu'on peut lui donner ! Sous un angle scientifique et
Les auteurs s'interrogent sur les rapports qu'entretiennent mouvements étudiants et institution universitaire au fil du XXe siècle, en France et ailleurs dans le monde. La contestation voire la rupture font bel et bien partie intégrante de l'institution, cette "histoire faite chose" pour reprendre la définition de Pierre Bourdieu. Elles en font partie intégrante en tant que formes extrêmes et paradoxales, pourtant constituantes. A travers les mouvements étudiants, émergent des identités d'université et des identités étudiantes. Mais comment les qualifier au juste ?
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.