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Densifier/dédensifier. Penser les campagnes urbaines
Léger Jean-Michel ; Mariolle Béatrice ; Viganò Pao
PARENTHESES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782863643426
En France, les territoires qui ne sont ni ville ni campagne, mais empruntent à l'une et à l'autre, connaissent depuis trente ans une forte croissance démographique, donnant lieu à un habitat et des rythmes de vie discontinus. Qu'elles soient périurbaines ou plus lointaines, ces campagnes urbaines ont aujourd'hui leur propre logique de développement. Tout à la fois en dépendance avec les villes centres et les flux de la mondialisation, et en relation avec les villages, les bourgs, le monde rural et les paysages qui les environnent, elles séduisent par les manières d'être et d'habiter spécifiques qu'elles offrent à leurs résidents. Or, alertent les contributions rassemblées dans cet ouvrage, la pression démographique et foncière constitue une menace inquiétante pour l'équilibre de ces territoires, cultivés mais fragiles : le sol, essentiel à l'agriculture et à la biodiversité, se raréfie ; leur potentiel durable est mis à mal. Ces campagnes à la ville peuvent-elles accueillir de nouvelles formes de densification ? Doivent-elles au contraire être dédensifiées ? Le défi, à la fois social, paysager, économique et écologique, est considérable.
Ami de Giacometti, Staël, Calder, Miró, Chillida... , Pierre Tal Coat (1905-1985) n'ignore pas l'art de son temps et, quoiqu'il s'en défende, il écrit des pages de l'histoire de l'art : par exemple avec les séries des Massacres ou des Profils sous l'eau. Ses tableaux des Failles et des Rochers (période d'Aix) puis ses tableaux dits abstraits et monochromes (période de Dormont) ouvrent des voies aux peintres des générations suivantes. En réalité, Tal Coat dialogue autant avec Rembrandt, Vélasquez ou Cézanne. Mais il puise aux sources de son enfance au pays des pierres levées, la Bretagne. Par une intuition singulière de l'espace, il se sent plus proche des peintres de Lascaux que de ses contemporains. Son expérience de marcheur à l'affût des "phénomènes du monde" s'exerce aussi bien sur les chemins des Pyrénées, des Alpes ou du Jura que dans les collines d'Aix-en-Provence, autant sur les plateaux du Vexin que sur les sentiers entre terre et mer. Ainsi le nom qu'il s'est choisi sonne comme un hommage aux énergies de la nature : Pierre et Front de bois. Cette alliance de l'homme et de la nature, de l'art de son temps et de l'art d'avant l'histoire, fait l'alchimie unique de sa peinture. Dernier volet, avec " Présence d'André du Bouchet " (2011) et " A l'épreuve d'exister avec Henri Maldiney " (2014), le colloque " Tal Coat : Regard sans frontières " , tenu en 2017 à Cerisy clôt cette Triade qui met en lumière l'amitié entre un poète, un philosophe et un peintre. Il est l'occasion de se plonger, à travers les écrits d'auteurs d'horizons variés (historien, chorégraphe, galériste,
Présentation Le dixième anniversaire de la mort d'André du Bouchet a été marqué en 2011 par plusieurs rééditions et publications, qui offraient l'occasion de faire un bilan approfondi de cette oeuvre majeure. Avec le recul, certains de ses aspects et de ses enjeux, encore mal perçus, commencent à se dégager, comme son inscription dans l'histoire de son temps et ses relations avec plusieurs grandes aventures littéraires et artistiques contemporaines. Depuis 2001, beaucoup de travaux ont apporté des éclairages nouveaux sur la vie et sur l'oeuvre d'André du Bouchet. L'accès à ses manuscrits de travail, déposés à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, ouvre des perspectives inédites aussi bien sur sa genèse que sur ses derniers développements. On peut mieux apprécier aujourd'hui l'influence décisive que cette oeuvre a exercée et continue d'exercer sur de nombreux écrivains et artistes. Plus que jamais, elle témoigne de l'apport vital de la poésie à une culture et à une société qui n'ont que trop tendance à s'en détourner. Pour faire le point sur l'évolution, la réception et le rayonnement de cette oeuvre, pour ouvrir sur elle et à partir d'elle de nouvelles pistes de recherche et de réflexion, nous avons organisé à Cerisy, du 15 au 22 juillet 2011, un colloque qui a réuni des chercheurs et des créateurs de plusieurs pays, de différentes disciplines et de diverses générations. Ce colloque a connu un réel succès: tous ceux que nous avions invités à y participer ont pleinement répondu à notre attente, en portant leur intervention au niveau d'exigence qu'appelle André du Bouchet. Interventions et discussions ont rencontré quotidiennement une forte audience: de nouvelles interrogations; de vraies réponses. La participation de jeunes et brillants chercheurs garantit une ouverture, et une relève, d'autant plus nécessaires que l'accès aux manuscrits d'André du Bouchet inaugure un champ de travail considérable. La présence du poète a été restituée par la diffusion de nombreux documents audio et vidéo, parfois inédits, qui ont permis d'entendre sa voix et de le voir évoluer dans ses paysages et ses lieux de travail; mais elle a été surtout assurée par les lectures très variées qu'en ont proposées non seulement des universitaires venus d'horizons géographiques et intellectuels différents, mais aussi des écrivains, des poètes, des philosophes, des artistes (peintre, chorégraphe, musicien...). Nous souhaitions cette diversité des approches, fidèle, nous semble-t-il, à la vocation des colloques de Cerisy et à l'envergure de cette oeuvre: chaque lecteur puise dans son rapport intime à la poésie d'André du Bouchet une ressource unique, pour sa vie entière. Le présent volume recueille les textes de la plupart des communications entendues à Cerisy, dans un ordre qui suit d'assez près le déroulement de nos journées de travail. Toutefois, ces communications ont souvent été profondément remaniées par leurs auteurs en vue de l'édition des actes. Nous avons en effet cherché à proposer ici un livre plutôt que la simple transcription de l'événement. (...)
L'engagement dans l'armée n'est pas pour les militaires du rang un choix par défaut. Les 20 000 à 30 000 femmes et hommes recrutés dans ces emplois subalternes chaque année ne se portent pas candidats pour échapper au chômage et aux emplois précaires. Dans un contexte socio-économique certes contraint, la décision de devenir militaire du rang repose en grande partie sur une articulation entre l'image que les futurs militaires ont d'eux-mêmes et la représentation du métier vers lequel ils se tournent. Telle est la thèse soutenue dans cet ouvrage qui contredit depuis les idées reçues. Au-delà des logiques particulières qui conduisent des jeunes à se tourner vers l'armée, l'auteur s'intéresse à l'attirance que peuvent susciter des métiers subalternes et remet en cause un préjugé courant, à savoir qu'en bas de la hiérarchie socio-économique, on ne choisit pas son métier.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.