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Wanderweg
Léger Jack-Alain
GALLIMARD
15,50 €
Épuisé
EAN :9782070707621
Quand a-t-il commencé et comment, ce "malaise dans la civilisation" ? Pourquoi un peuple qui chantait Mozart a-t-il un jour entonné l'hymne nazi ? Cette question douloureuse, Bruno Arnhein, compositeur et chef d'orchestre de génie, ne cesse de se la poser. Mais quelle réponse peut apporter un musicien, l'exact contemporain de Richard Strauss, né sujet de Louis II de Bavière, mort citoyen de l'Allemagne d'Adenauer ? Quel est le sens de cette barbarie, de cette décadence ? Quel est le sens de sa vie et de son oeuvre ? En 1943, l'Allemagne semble avoir définitivement basculé dans l'horreur. Bruno Arnhein, la Contessina sa femme et ses deux petits-enfants, Alice et Arno, Juifs par leur mère et donc Juifs selon la loi hitlérienne, sont assignés à résidence dans leur villa du lac de Constance, surveillée sans relâche par la Gestapo. Pourtant, bravant tous les dangers, les quatre enfants du musicien, son gendre, ses belles-filles vont se réunir à la villa pour une ultime, une déchirante fête le jour de ses soixante-quinze ans. Friedrich, qui a choisi l'exil et la résistance au nazisme, sa femme Sarah, mourante, Siegfried, devenu au contraire dignitaire nazi, sa femme Ursula ; Dorabella, épouse du prince Casalfeltre ; la fantasque et héroïque Pamina. Quel sera leur sort après ces difficiles retrouvailles ? Au lecteur de s'aventurer à travers ce roman à la fois roman d'amour et roman d'apprentissage, fresque historique et histoire d'une famille, réflexion sur la politique et la culture qui est aussi ou avant tout, une randonnée, une flânerie romantique, un Wanderweg.
La dépression, on le sait, fait souvent écho à des détresses enfantines, à des blessures morales du passé. Mais elle a toujours aussi pour cause quelque agression actuelle: humiliations répétées subies par le sujet, harcèlement moral, deuil manqué de ses illusions. Comment faire face? Le salut pour un écrivain est de renouer avec l'écriture. Armé de sa verve, de son ironie, de sa noire lucidité, mais aussi de la tendresse, de la générosité et d'un certain donquichottisme qui sont la marque de son talent, Jack-Alain Léger affronte ici ses démons, retraverse ses enfers, et nous fait partager son plaisir retrouvé. L'art est un refuge, nous dit-il, citant Nabokov. "Les aurochs et les anges..." Biographie de l'auteur Jack-Alain Léger, né en 1947, est sous ce nom ou d'autres - Paul Smaïl en particulier -, l'auteur d'une oeuvre profuse, inclassable, qui aborde tous les genres du romanesque, l'intime comme l'épique, la confession, le jeu littéraire ou le feuilleton populaire aussi bien que le réel, le pamphlet ou l'essai.
L'histoire est un show, nous dit Jack-Alain Léger. Un grand show, tantôt tragique et tantôt bouffon dont son héros, Tadeuz Alansky, se veut le spectateur narquois et désabusé. Qui saurait l'être mieux que ce metteur en scène allemand d'origine juive et polonaise - le dernier des romantiques, le dernier des dandys ? En 1913 - il n'a alors que vingt-six ans - le ciel lui a déjà tout prodigué : génie, gloire, fortune, beauté, amour enfin... Le petit orphelin de Dantzig, la presse l'a sacré " Prince des Etoiles " et sa femme est adulée à l'égal d'une divinité ! Aussi bien, aurait-il d- se méfier : la partie n'était-elle pas trop belle ? Et les dés pipés ? ... Oui, tout était en toc dans ce show, tout était faux. Son amour ? Un malentendu. Son génie ? Incompris au fond. Et sa fortune trop douteuse pour durer... Alors, un jour de 1923, dans un studio, le ciel, le ciel qui lui avait tout donné, le ciel lui reprend tout : il se détache d'un décor et s'écroule sur lui. Au chevet du blessé, Chou, le domestique chinois, va nous raconter les vingt années passées à ses côtés : 1913, 1923, 1933... Somptueux tableau de la décadence d'une époque et d'un pays, récit picaresque, conte philosophique brillant d'ironie, déchirante chronique d'un amour mort, romance, rêveuse biographie, poésie... : le second roman de Jack-Alain Léger est tout cela à la fois. Si l'auteur semble emprunter à tous les styles, c'est pour mieux les subvertir et inventer un genre parfaitement cohérent et neuf, profondément original.
Résumé : Août 1939. A bord d'un dirigeable qui semble échappé d'un roman de Jules Verne, le Chinois Chou Tsé-tsin rencontre le fils illégitime de Tadeuz Alansky. Dans une atmosphère de catastrophe imminente, il raconte au jeune homme l'existence de son père, qui tourne autour de trois femmes : Mina, Liza -la mère de son interlocuteur- et Jude. Et autour de trois dates clés : 1913 : Tadeuz a vingt-six ans. Juif allemand d'origine polonaise, il est le meilleur réalisateur de son temps, et le ciel lui a tout prodigué : l'argent, l'amour, la gloire. 1923 : un ciel de carton-pâte s'effondre sur Tadeuz. Il n'est plus qu'un dandy crépusculaire et sa chute est amorcée. Il s'exile à Hollywood. En 1933, enfin, l'année sombre où le grand Tadeuz n'est plus, dans l'Allemagne devenue nazie, qu'un juif de trop. Le ciel est " si fragile "...
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.