Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un ciel si fragile
Léger Jack-Alain
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246002512
L'histoire est un show, nous dit Jack-Alain Léger. Un grand show, tantôt tragique et tantôt bouffon dont son héros, Tadeuz Alansky, se veut le spectateur narquois et désabusé. Qui saurait l'être mieux que ce metteur en scène allemand d'origine juive et polonaise - le dernier des romantiques, le dernier des dandys ? En 1913 - il n'a alors que vingt-six ans - le ciel lui a déjà tout prodigué : génie, gloire, fortune, beauté, amour enfin... Le petit orphelin de Dantzig, la presse l'a sacré " Prince des Etoiles " et sa femme est adulée à l'égal d'une divinité ! Aussi bien, aurait-il d- se méfier : la partie n'était-elle pas trop belle ? Et les dés pipés ? ... Oui, tout était en toc dans ce show, tout était faux. Son amour ? Un malentendu. Son génie ? Incompris au fond. Et sa fortune trop douteuse pour durer... Alors, un jour de 1923, dans un studio, le ciel, le ciel qui lui avait tout donné, le ciel lui reprend tout : il se détache d'un décor et s'écroule sur lui. Au chevet du blessé, Chou, le domestique chinois, va nous raconter les vingt années passées à ses côtés : 1913, 1923, 1933... Somptueux tableau de la décadence d'une époque et d'un pays, récit picaresque, conte philosophique brillant d'ironie, déchirante chronique d'un amour mort, romance, rêveuse biographie, poésie... : le second roman de Jack-Alain Léger est tout cela à la fois. Si l'auteur semble emprunter à tous les styles, c'est pour mieux les subvertir et inventer un genre parfaitement cohérent et neuf, profondément original.
Professeur de faculté à Montréal, un homme, jeune encore, retourne en Europe pour son année sabbatique. Il tente de renouer avec son passé, ses amis, ses amours - sa mémoire. Mais il ira d'échec en échec tant qu'il n'aura pas le courage d'affronter la vraie cause de son exil, le souvenir de sa mère, son père... La blessure ne s'est jamais refermée. Elie est étranger chez lui, étranger ailleurs - parce qu'il est étranger à lui-même. Il ne vit pas sa vie. La vieille Europe, la tendresse filiale, l'amour fou, le bonheur - les thèmes majeurs de l'oeuvre de Jack-Alain Léger se retrouvent ici tissés dans ce roman court, poignant où le sourire ironique, l'élégance du style rapide et tendu ne sont qu'un dernier défi aux larmes.
Figure du rock underground des années 70 et écrivain protéiforme cumulant les noms de plume (Melmoth, Dashiell Hedayat, Paul Smaïl), Jack-Alain léger a abordé tous les genres, écrit toutes sortes de livres, déchaîné enthousiasmes et cabales, connu aussi bien le succès mondial (Monsignore) que les tirages confidentiels, et construit une ?uvre littéraire majeure où s'exposent avec un brio visionnaire les impostures de notre époque. Face à l'irréalité de la société du spectacle, sa spectaculaire détresse, et face aux cercles de l'enfer d'une dépression qui le mine depuis la naissance, ce don Quichotte redoutablement inspiré brandit la seule vérité qui soit, celle de la fiction. Rendant de livre en livre un hommage ludique aux grands maîtres de la littérature européenne: Dante, Cervantès, Sterne, Diderot, Balzac, Proust, Nabokov, notre auteur fustige sans relâche, d'une plume exubérante, acérée, luxueusement digressive, scandaleusement libre, les violences d'un libéralisme économique totalitaire, le naufrage de l'Art réduit à une industrie culturelle, la comédie falote de la démocratie, nous touchant au passage, magnifiquement, lorsqu'il veut nous dire de la vie la légèreté tragique...
La dépression, on le sait, fait souvent écho à des détresses enfantines, à des blessures morales du passé. Mais elle a toujours aussi pour cause quelque agression actuelle: humiliations répétées subies par le sujet, harcèlement moral, deuil manqué de ses illusions. Comment faire face? Le salut pour un écrivain est de renouer avec l'écriture. Armé de sa verve, de son ironie, de sa noire lucidité, mais aussi de la tendresse, de la générosité et d'un certain donquichottisme qui sont la marque de son talent, Jack-Alain Léger affronte ici ses démons, retraverse ses enfers, et nous fait partager son plaisir retrouvé. L'art est un refuge, nous dit-il, citant Nabokov. "Les aurochs et les anges..." Biographie de l'auteur Jack-Alain Léger, né en 1947, est sous ce nom ou d'autres - Paul Smaïl en particulier -, l'auteur d'une oeuvre profuse, inclassable, qui aborde tous les genres du romanesque, l'intime comme l'épique, la confession, le jeu littéraire ou le feuilleton populaire aussi bien que le réel, le pamphlet ou l'essai.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.