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L'écriture nécrologique. De la grandeur littéraire
Legavre Jean-Baptiste
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753597488
Qu'est-ce qu'un "grand" écrivain pour les journalistes ? Le moment de la mort permet de bien saisir la "grandeur" et ses échelles, telles que les médias les conçoivent, ici d'abord la presse écrite et la presse en ligne. L'enjeu consiste à passer l'épreuve médiatique décisive de la singularité. Mais le "grand" écrivain est-il toujours celui qui, par son originalité, est considéré comme "intraduisible" , c'est-à-dire unique ? Chacun des chercheurs venus d'horizons disciplinaires divers (lettres, science politique, sciences de l'information et de la communication...) répond à sa façon en retenant une étude de cas allant du XIXe siècle à aujourd'hui. Le lecteur pourra ainsi retrouver dans cet ouvrage Louis Aragon, Henry Bauchau, Albert Camus, Anna de Noailles, Aimé Césaire, Umberto Eco, Georges Sand, Nathalie Sarraute et quelques autres. A chaque fois, il pourra saisir la nature, les opérations et les multiples enjeux de la nécrologie, là où commence la postérité de l'écrivain.
Pour qui les journalistes écrivent-ils ?? Jusquà quel point connaissent-ils leurs lecteurs ?? Quelle influence le regard de leurs confrères exerce-t-il sur leur production ?? Comment accommodent-ils leurs sources ? Se poser ces questions, cest regarder autrement le métier dinformer. Dix auteurs, sociologues, politistes, spécialistes de la communication et du journalisme, sappuient sur des enquêtes approfondies dans les rédactions pour décrypter les rapports professionnels entre journalistes et publics (lecteurs, sources et pairs...). Dun média à lautre, de service en service, leurs contributions reposent sur la rencontre dune large diversité de professionnels : rubricards justice, spécialistes de linformation routière, médiateur du Monde, journalistes "couvrant" les ONG, critiques de télévision, correspondants auprès de la Commission de Bruxelles... Loin des préjugés, la production des journalistes ne se conforme pas seulement à leur souci dinformer, ni dailleurs à la simple dépendance vis-à-vis de contraintes économiques et politiques, comme il leur est souvent reproché, elle doit aussi considérablement à la confrontation quotidienne avec leurs multiples publics.
Les journalistes aiment rappeler que leur métier se construit dans la distance. Distance avec les pouvoirs, distance avec les "sources" - celles qui donnent des informations aux gens de presse. Mais comment obtenir des informations qui ne seraient pas le reflet des seuls discours des institutions et de leurs stratégies de communication ? Par un apparent paradoxe, les journalistes n'ont d'autre choix que de quitter, au moins un temps, les habits commodes (et utiles) des défenseurs-de-la-démocratie pour se rapprocher de leurs sources. Tout le paradoxe est là : être "au contact" des sources n'est pas sans risque - le spectre de la "connivence" n'est jamais loin - mais permet aussi de recueillir de précieuses informations pour rendre compte. C'est bien ici que prend place ce qu'il convient d'appeler l'informel. Le mot permet d'éclairer un ensemble de pratiques qui s'opposent a priori à la dimension officielle, publique, du métier, d'indiquer et de comprendre des écarts, des tensions, des intrications. Il fait entrer qui s'y essaie dans une zone grise occupée par journalistes et informateurs, une zone faite de compromis, d'essais et d'erreurs. Mais il enrichit la compréhension de l'activité, en laissant aux moralistes le rôle (commode) de dénoncer, loin de la bataille.
Il faut faire le bien, voilà ce dont nous sommes tous convaincus. Mais qu'est-ce que le bien ? N'est-il pas permis parfois de faire le mal pour obtenir le bien ? Est-on tenu de faire du bien à autrui, même contre son gré ? Devant un problème moral, il ne suffit pas d'appliquer quelques principes généraux absolus peu importe les circonstances. Doit-on toujours dire la vérité, toujours tenir une promesse, ne jamais recourir à la violence ? Il n'y a pas de réponses simples à ces questions. Ce petit livre constitue une brève introduction à la philosophie morale, par le biais de dix questions essentielles où sont examinés différents points de vue sur les fins de nos actions. L'auteur soutient qu'on ne peut aborder judicieusement les questions morales que par l'examen attentif de la situation particulière où les notions éthiques entrent en concurrence. A partir d'exemples inspirés des grands philosophes et de situations récentes qui portent aussi bien sur l'administration de la justice, l'éthique médicale que le sens du devoir individuel et commun, cet essai montre que la délibération morale est essentielle à la détermination de notre conduite.
Résumé : Qu'est-ce qu'un média ? un discours ? un réseau ? la liberté d'expression ? Voilà quelques exemples qui donnent une idée de l'étendue du champ couvert par les sciences de l'information et de la communication, une discipline encore jeune qui offre des formations très diverses (journaliste, médiateur culturel, webmestre, chargé de communication...). Croiser les approches (sociologique, juridique, historique, économique, sémiologique) est la meilleure façon de construire ces sciences qui cherchent à penser le monde en mettant la communication au coeur de la réflexion. En 100 mots, un collectif d'auteurs se propose de relever ce défi en privilégiant l'entrée "médias".
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?