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Chroniques égyptiennes
Legat Michel
LA LOUVE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916488646
De victoires en défaites, trois années durant, de 1798 à 1801, le capitaine Thurman, officier du génie à l'armée d'Orient, fia de tous les combats, dans les sables du désert, sur les rives du Nil, dans les fortins des côtes du Delta, "entre l'Arabe, l'Anglais et la peste", d'Alexandrie aux Pyramides, au Caire, à Gizeh, Aboukir... Ces Chroniques portent un regard rare sur un métier que les guerres de la Révolution et de l'Empire ont porté au sommet de son art. Emploi obscur que celui de la poignée d'hommes chargés de creuser les sables brûlants des déserts, de dresser les cartes, de partir en éclaireurs vers les oasis propices aux embuscades et de ponter la multitude de canaux du delta du Nil que les cavaliers de Murat et les fantassins de Desaix avaient pour mission de conquérir. Mais sans eux, bien des victoires n'auraient pas été possibles. Dans ce style presque intime propre aux correspondances et dans cette belle langue du XIXe siècle, c'est toute la campagne d'Egypte que raconte Louis Thurman, entre fortifications, charges de cavalerie et tonnerre du canon. Par l'emploi qu'il occupait, c'est un visage peu connu de cette guerre qu'il montre ici avec précision et clarté.
Lecat Marie-France ; Leniaud Jean-Michel ; Culot M
L'Impératrice Eugénie (1826-1920), passionnée pour la "bâtisse", s'occupe comme l'écrit son mémorialiste Lucien Daudet "de tout, dans les moindres détails, donnant autant d'importance à l'harmonie d'un bâtiment qu'a la forme d'une porte, à la place d'un meuble qu'à la couleur d'un tapis". Elle est la seule souveraine de France à avoir laissé son nom à un style architectural : le Louis XVI-Impératrice dont les principes ont inspiré des décorateurs tels que Mariano Fortuny, Madeleine Castaing ou plus près de nous Philippe Starck. La romancière Marie-France Lecat, auteure de La Villa Eugénie ou les promenades d'une Impératrice (Editions Cairn), et l'historien de l'architecture Jean-Michel Leniaud, ancien directeur de l'Ecole des chartes, unissent leurs forces pour présenter la manière dont l'Impératrice Eugénie, disparue il y a cent ans, s'est investie dans tous ses palais, avec le soutien amical de Prosper Mérimée et d'Eugène Viollet-le-Duc. La villa construite à Biarritz en 1855 a sa faveur car il s'agit d'une propriété personnelle des souverains, une maison de villégiature proche de l'Espagne, où l'étiquette et les usages de la cour sont allégés. En 1881, Eugénie vend le domaine ; la villa est dès lors utilisée en casino-hôtel, le Palais-Biarritz, qui, à son tour, agrandi et transformé, devient l'Hôtel du Palais. Ravagé par un incendie en 1903, il renaît de ses cendres et prend la forme d'un palace sous la houlette de deux architectes de renom, Edouard-Jean Niermans et Marcel Dourgnon. Et aujourd'hui ? Après de minutieux et récents travaux de restauration et d'aménagements respectueux de son glorieux passé, l'Hôtel du Palais accueille à nouveau les amoureux du Pays basque et de son art de vivre.
Ainsi parla Napoléon Bonaparte, alors général en A chef de l'armée d'Orient, lorsque fut perdue la flotte française à Aboukir au lendemain du débarquement des Français en Egypte. L'expédition d'Orient fut avant tout une grande aventure humaine. Militairement, elle atteignit son sommet lors de la bataille des Pyramides, le 21 juillet 1798, et lors de la revanche d'Aboukir, le 25 juillet 1799. Le désastreux épisode de Syrie cassera le rêve oriental de Bonaparte. Mais, si cette campagne prétendait établir une nouvelle voie de communication de la France vers les Indes, le général en chef avait compris, dès avant le départ, qu'il pouvait également en faire une entreprise scientifique. Près de cent soixante-dix savants de toutes disciplines travaillèrent à l'étude de l'Egypte ancienne comme contemporaine. Cet ouvrage donne la parole aux témoins de cette aventure hors du commun.
Résumé : Cet ouvrage raconte les premières décennies du football, sport populaire et mondialisé, à travers les relations internationales, jusqu'en 1939. C'est le premier d'une série de cinq volumes qui formera une grande fresque géopolitique s'appuyant sur l'histoire du football dans toutes les parties du monde où ce jeu a enthousiasmé les foules. Par son universalité, ce sport d'équipe est le seul à avoir, depuis plus d'un siècle, généré autant de passions à autant de personnes. Déjà capable d'attirer jusqu'à 120 000 personnes pour un seul match dès les années 1910, il est très tôt victime de son succès. La mutation des années 1914-1918, qui fait de lui un sport aux valeurs guerrières, change définitivement la donne. Plus de football, désormais, sans nationalisme, comme le montre la finale des JO 1920 à Anvers. La montée des périls des années 1930 ne fait que confirmer ce phénomène. Rares sont les confrontations internationales exemptes de tensions ou de violence, sur ou hors du terrain. Le football, désormais, c'est la guerre, les morts en moins. Il devient de fait, lui aussi, la continuation de la politique... par d'autres moyens. Ce volume nous conduit d'Europe occidentale et centrale où le football a prospéré à ses débuts à l'Amérique latine où il a explosé. Après un détour par l'Afrique qui en a fait un instrument de construction des identités nationales, on verra comment les régimes fascistes européens, ainsi que celui de l'URSS, en ont fait des outils de manipulation des foules.
Huet Jean-Michel ; Petitjean Arlette ; Lecat Hugue
Résumé : Les crises sont de puissants catalyseurs de changement. Elles accélèrent les mutations en germe, propulsent de nouvelles pratiques et de nouveaux référentiels qui auraient mis des années à se concrétiser. Le domaine de la santé n'y échappe pas, surtout en période de crise sanitaire. Cet onzième ouvrage de Neoma Alumni, dédié au management de la santé, est un formidable kaléidoscope éclairant les enjeux et les défis qui attendent l'univers de la santé et ses principaux acteurs dans ce monde post-Covid. La première partie de l'ouvrage traite largement de l'innovation et du digital comme facteurs essentiels de transformation. Le déploiement des technologies numériques ou de communication, comme la télémédecine, ouvrent la voie à de nombreuses possibilités. Elles mettent en réseau les acteurs de santé autour du patient. Ces évolutions remettent en cause la place et l'organisation des acteurs institutionnels de santé. La seconde partie traite du monde de l'entreprise où la santé est devenue un enjeu incontournable, voire stratégique. C'est un nouveau paradigme auquel le chef d'entreprise ou le manager doivent s'adapter pour passer de la préservation de la santé des collaborateurs au développement du bien-être et de la qualité de vie au travail. Comment se préserver soi face au stress et à la pression de l'environnement ? A l'heure de la recherche de la performance et d'un certain individualisme, de la montée du télétravail mais aussi de la demande croissante de lien social, comment créer les conditions de travail pour rassembler les salariés autour du projet de l'entreprise ? Les sujets abordés dans cet ouvrage sont complexes et n'appellent nullement des réponses univoques mais soyez certains qu'à sa lecture vous ressortirez éclairés et plus aptes à vous forger des convictions grâce à la pertinence de ses auteurs.
Réédité une vingtaine de fois depuis sa première parution, cet ouvrage est la référence absolue pour l'histoire du catharisme : bien que très documenté et ne laissant rien dans l'ombre, il est aisément abordable par tous publics. Cette "conjugaison" rare explique évidemment que son succès perdure avec le temps.
Ce livre raconte par le menu la dernière croisade populaire de l'histoire de l'Occident médiéval. En 1320, les Pastoureaux, sorte de vagabonds et de miséreux, traversèrent la France en semant la terreur sur leur passage. Cette croisade, menée par des fanatiques et des illuminés, choisit pour cible les juifs d'Aquitaine, de la vallée de la Garonne et des Pyrénées aragonaises, détruisant entièrement au passage la communauté de Toulouse. Derrière ces événements dramatiques, l'auteur s'interroge sur le sentiment réel des populations du Midi à l'égard des Juifs. Quelle est l'origine de l'antijudaïsme en terre d'Occitanie, pourtant réputée pour sa tolérance, en particulier envers les vaudois et les cathares ? C'est au moment où se déroulent les grands procès d'Inquisition, où meurent sur le bûcher les Templiers, les derniers cathares et les Spirituels, que les juifs de Toulouse, de Verdun-sur-Garonne et d'ailleurs, sont massacrés en masse par une croisade populaire. En parcourant cette histoire méconnue, cet ouvrage tente en outre de répondre à bien des questionnements récurrents et douloureux, dont certains nous renvoient à une mémoire plus récente... et tout aussi sombre.
Le 21 janvier 1793, deux hommes aux destins exceptionnels se rencontrent : l'un va mourir, l'autre va l'exécuter ; l'un a réuni sur sa personne tous les honneurs et tous les respects, l'autre tous les dégoûts et tous les mépris. Cette rencontre, c'est celle de Louis XVI et de Charles-Henri Sanson. Lorsque Louis XVI fut exécuté, il y avait plus de 170 bourreaux à travers le royaume. Charles-Henri Sanson reste, dans la mémoire des Français, l'homme qui a exécuté le roi, ainsi que Marie-Antoinette. C'est un personnage de la période révolutionnaire, mais aussi et surtout un homme de l'Ancien Régime, auteur de plusieurs milliers exécutions. Charles-Henri Sanson exerça son métier durant trente-cinq ans sous l'Ancien Régime et cinq ans seulement - mais quelles années ! - sous la Révolution, et notamment la Terreur. Point de jonction entre un monde ancien et un nouveau qui se cherche, Charles-Henri Sanson servit deux justices aux valeurs, aux symboliques bien différentes.
Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien. Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui. Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.