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Face à Rimbaud
Lefrère Jean-Jacques
PHEBUS
40,05 €
Épuisé
EAN :9782752902177
Face à Rimbaud : c'est ainsi que cet album place le lecteur, sans phrase, sans précaution, directement, à travers l'ensemble des portraits retrouvés du poète, des plus célèbres comme le Coin de table de Fantin-Latour ou la photographie de Carjat, aux moins connus, telles ces caricatures fort peu flatteuses de Forain. L'un de ces portraits - qui montre Rimbaud au cours de sa dernière année - est inédit, d'autres n'avaient jamais été reproduits en volume.A travers cette série d'images - photographies, peintures, caricatures, dessins - retenues parce qu'elles étaient l'oeuvre d'un contemporain qui avait connu Rimbaud ou parce qu'elles avaient été publiées de son vivant, apparaît au fil des pages un personnage qui semble échapper à son mythe, presque le fuir.Ces portraits, qui jalonnent l'existence heurtée et difficile du jeune Carolopolitain venu se faire connaître à Paris et de l'homme des pays de la Mer rouge, sont présentés dans un ordre qui suit l'itinéraire de vie du poète : une biographie par l'image, en quelque sorte, qui retrace cette aventure humaine hors du commun.Une notice présente chaque portrait, à la fois dans son histoire propre et dans sa place au sein de la trajectoire biographique du poète.
Ce n?est certes pas la première biographie sur Rimbaud - et l?auteur espère bien que ce ne sera pas la dernière. Pourtant, par la minutie de l?investigation, la richesse des documents allégués, son souci extrême de vérification, le travail de Jean-Jacques Lefrère paraît condamner les biographes à venir à de bien maigres chicanes. Toutes les pistes n?ont peut-être pas été explorées, mais elles donnent l?impression d?avoir toutes été balisées. A un point tel, qu?on aurait pu redouter que l?auteur ne se perde dans mille détails indigestes. Or il n?en est rien ! Cette somme invraisemblable, si pointilleuse dans son expertise, se dévore comme un récit d?aventure. On ne peut qu?être frappé d?ailleurs par le sens du récit ainsi déployé. Le livre se lit dans un seul mouvement, vous tient en haleine page après page, tandis qu?émerge lentement la présence d?un Rimbaud miraculeusement familier. Mais d?une familiarité inattendue. C?est que, par le recoupement systématique des sources, l?auteur s?est employé à tordre le cou à nos vieux préjugés sur le poète. Et là n?est pas le moindre de ses apports. C?est par exemple le schème des trois années de génie et puis rien, qui vole en éclat pour laisser apparaître la cohérence sensible de tous les moments de la vie de Rimbaud. Ou encore cette césure par trop commode pour l?interprétation littéraire, entre les poèmes en vers et les poèmes en prose. Du coup, ce certain accord entre la vie et la forme poétique rimbaldiennes se clarifient, sans qu?il soit besoin de renoncer à leur inquiétante autorité. --Joël Jégouzo--
Rodolphe Darzens, né à Moscou en 1865 et mort à Paris en 1938, eut une existence pittoresque, picaresque même.Poète symboliste lié avec tout le milieu littéraire de son époque, il fut secrétaire d'André Antoine au Théâtre Libre, fondateur de revues à la vie brève, journaliste sportif, inventeur de la carotte ferrugineuse, lutteur masqué aux Folies-Bergère, revendeur de bicyclettes d'occasion, directeur de théâtre, coureur automobile, spadassin des lettres (on lui connaît une dizaine de duels), traducteur d'Ibsen et de Strinberg, moniteur de boxe du jeune Michel Simon, librettiste pour Cléo de Mérode, etc.S'il est tombé aujourd'hui dans un oubli que l'on est tenté de qualifier de parfait, il est l'une de ces figures secondaires, qui n'en sont pas moins, sous l'invocation de Larbaud, le tissu même de la littérature.L'oeuvre de Rodolphe Darzens est morte, mais ce poète symboliste aux dons limités a eu un jour un coup de foudre pour la poésie d'Arthur Rimbaud. Profondément impressionné par cette oeuvre, à une époque où Rimbaud était pratiquement inconnu, Darzens entreprit une enquête pour retrouver les poèmes éparpillés jadis par l'homme aux semelles de vent "avant son abandon de la littérature. Le premier, il mena des recherches pour reconstituer la vie de ce poète dont on ne savait pratiquement rien. L'étude qu'il rédigea sur Rimbaud, qu'il ne put publier par suite d'une opposition de la famille du poète, est restée inédite. Elle est reproduite intégralement dans le présent volume avec de nombreux documents, dont le fac-similé jusqu'alors inconnu de plusieurs lettres de Rimbaud.Jean-Jacques Lefrère a rédigé chez Fayard une biographie de l'auteur franco-uruguayen le moins" biographiable "qui soit, Isidore Ducasse, qui a signé ses Chants de Maldoror du pseudonyme de" comte de Lautréamont "."
On croit connaître Rimbaud, le génie échappé de Charleville-Mézières qui s'arrêta subitement d'écrire à vingt ans... Mais Rimbaud est aussi "l'homme aux semelles de vent" qui partit vivre à l'autre bout du monde, intransigeant avec les siens, dur mais fragile, sombre et mélancolique. Dans une subtile confrontation, ce recueil de citations nous révèle les deux vies du personnage, donnant toute sa dimension à l'un de nos plus grands poètes.
Résumé : Isidore Ducasse (Montevideo, 1846 - Paris, 1870), qui a signé ses Chants de Maldoror du pseudonyme de " comte de Lautréamont ", est longtemps resté un personnage singulier, presque énigmatique, qui aurait été jeté son livre à la face du siècle avant de disparaître. Faute de la connaître, on inventa longtemps sa biographie. Il faut dire que tous les ingrédients d'une légende ou d'un mythe étaient au rendez-vous : la naissance dans un pays lointain, l'enfance dans un Uruguay en proie à la guerre civile, l'adolescence dans des lycées-cachots de Bigorre et du Béarn, l'existence solitaire à Paris et la mort précoce à vingt-quatre ans, de cause inconnue, dans une capitale prise sous le siège de 1870. L'?uvre ? Déconcertante dans sa forme, déroutante par son lyrisme, puissante par sa sorte de modernité permanente. Encore aujourd'hui, Isidore Ducasse passe pour l'écrivain du dix-neuvième siècle sur lequel on a le moins de renseignements, et les points obscurs de sa biographie son propices à une atmosphère de rumeur et de mystère. Les Surréalistes craignaient - ou feignaient de craindre - que la connaissance biographique sur le poète nuise à la puissance d'impact de son ?uvre. C'était un raisonnement faux : ce que l'on a pu découvrir sur la vie de Ducasse enrichit au contraire l'?uvre, lui ajoutant chaque fois une nouvelle facette. Après le livre de François Caradec, paru en 1970, qui fut d'un apport considérable, le présent ouvrage, richement illustré, bénéficie des acquis les plus récents de la recherche biographique sur cet écrivain dont on commence à dire qu'il pourrait bien être le poète français du XXIe siècle, comme Rimbaud a été celui du XXe siècle.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.