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Les nonnes. Edition bilingue français-anglais
Lefort Gérard ; Huguier Françoise
FILIGRANES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350462844
En général la vision que l'on a de la Colombie est une vision de violence les enlèvements, la drogue, les Farc. Lors des premiers séjours à Bogota, j?ai su que ce ne serait pas dans cette direction que je dirigerai mon travail. En visitant les Eglises baroques et dans la rue, j?ai constaté que malgré le conclave de 1961, les religieuses étaient vêtues de la même façon qu?à l?époque de mon adolescence. Il y avait un parfum de l?imagerie de Sainte Thérèse de Lisieux, des images pieuses du missel de ma grand-mère que l?on donnait à la communion solennelle. Pour pouvoir rentrer dans les couvents, j?ai rencontré le père Jésuite Luis Guillermo Sarasa (directeur du département de théologie à la faculté Pontifica Universidad Javeriana) et l?évêque de Bogota; ce fut le sésame. Ils m?ont donnés l?annuaire des couvents et des congrégations de Bogota et de Cali, je fus frappée par leur nombre. Je connaissais les carmélites, les dominicaines, les franciscaines et les clarisses puisqu?elles sont toujours présentes en France mais grâce à cet annuaire j?ai découvert qu?il existait d?autres congrégations venues d?Espagne dont je n?avais jamais entendu parler. Mon projet était de faire systématiquement le portrait des novices et des s?urs qui ont fait leurs v?ux perpétuels. C?est une série de portraits faite dans les couvents de recluses et de non recluses mettant en scène la prière et la spiritualité.Françoise Huguier
Résumé : Les monstres sacrés, les stars, les noms " au-dessus du titre " sur l'affiche, les seconds rôles, les troisièmes couteaux... Autant d'espèces d'acteurs et d'actrices qui nous font rêver. Aux personnages qu'ils font vivre par procuration, ils offrent leur physique, leur comportement, leurs sentiments, leur voix, leur mentalité, jusqu'à leurs petites manies. Plusieurs générations d'entre eux figurent dans ce recueil avec leur portrait, leur histoire, leurs films. Parmi les disparus, il en est qui ont survécu à l'oubli. D'autres se sont évaporés malgré leurs mérites. Il était temps qu'ils resurgissent. Enfin, de nouveaux venus sont apparus, à la carrière en devenir. Il ne s'agit pas ici d'un dictionnaire mais plutôt d'une ode à trois voix évoquant en toute subjectivité des artistes choisis et estimés. Et leur existence, leur itinéraire couvrant l'histoire du cinéma français (et même francophone), de la naissance du film parlant à nos jours.
Ce livre, recueil de textes mis en scène, veut être le récit de ces quêtes menées avec passion et détermination pour tenter de sortir de l'abandon et de redonner du lustre à des femmes que le cinéma a peut-être oubliées mais que le public a gardées en mémoire. Je trouve, on l'a compris, bien plus d'attraits et de mérites à ces comédiennes pleines de vie, de chic et de drôlerie qui ont disparu qu'aux starlettes d'aujourd'hui répandues à foison et autant à tort qu'à travers dans les émissions et les magazines. (...) Et si c'était cela, les actrices immortelles, des créatures de celluloïd qui s'abriteraient derrière des voiles de nostalgie, d'écume, de champagne et de vison, héroïnes d'une voluptueuse foire aux chimères ?" H-J S. Arletty, Annabella, Danielle Darrieux, Edwige Feuillère, Gaby Morlay, Viviane Romance, Michèle Morgan, Alice Sapritch... Au milieu des années 1980, pour le journal Libération, l'écrivain et journaliste Henry-Jean Servat a rencontré, voire fréquenté, les plus grandes figures féminines du cinéma français. A une époque où elles ne travaillaient pratiquement plus et où personne ne cherchait à aller les voir. Il fut, alors, et il reste, aujourd'hui, un rare, sinon le seul, journaliste à avoir effectué une démarche tenant autant de la recherche du temps perdu que de l'archivage de légendes anciennes, du compte rendu cinéphilique ou de la quête de mémoire. Cherchant à éclairer le présent par le passé, pour mieux préparer un avenir allant dans le sens de l'Histoire, les textes de ces entretiens, qui ne sont pas numérisés, n'existent pas sur internet.
Résumé : "Chaque année on peste d'aller au Festival, chaque année on est ravi d'y être. Jusqu'au jour où, c'est juré! même dans la peau d'un juré, on n'y mettra plus jamais les pieds. Jusqu'à la prochaine fois ? Entre Mission impossible et Marx Brothers, c'est le récit de ces vacances en Festival que je voulais entreprendre. Un carnet de bord parallèle, un journal intime marginal et souterrain. Au hasard des souvenirs, bons ou mauvais, des anecdotes, hilarantes ou à pleurer, mais sans aucune nostalgie. Ces souvenirs de Cannes sont comme tous les souvenirs : imprécis, altérés, brumeux, mythifiés, réinventés. Il y aura donc des trous, des approximations, des erreurs de dates et de personnes, des omissions volontaires et des oublis inconscients, des anecdotes rêveuses et des fabulations réalistes. A l'endroit et à l'envers, ce roman "vrai" de Cannes est un tricot de la mémoire : on tire un fil et c'est tout le pull qui vient." Gérard Lefort
Résumé : "Aux aguets perpétuels, je suis tout ce que je vois et pas seulement les autres lorsque l'oreille plaquée au tronc d'un arbre par grand vent, j'entends ses craquements, des gémissements, des douleurs, preuve qu'il souffre comme n'importe qui." Dans l'immense demeure pleine d'enfants et de domestiques, la mère jette l'argent par les fenêtres et le père ferme les yeux. Elle est fantasque, il est insomniaque. Rien n'échappe au narrateur, le benjamin de leurs fils, qui allie des capacités d'observation exceptionnelles à une imagination puissante. Armé de ces talents, il passe tout au crible de ses visions : scènes de la vie familiale, moments d'amitié, admirations cinématographiques, souvenirs d'une scolarité houleuse, rêves d'aventure et tendances anarchistes. Les tableaux vivants qui en résultent nous plongent tour à tour dans l'intime et le sauvage, dans l'histoire et les désordres de l'humanité, et contribuent à construire un roman d'apprentissage foisonnant. Les lecteurs de Gérard Lefort retrouveront avec bonheur son style si personnel, très littéraire, son humour et sa profondeur. Et son extraordinaire sens de l'image : tout est plus intense, comme au cinéma.
Cet ouvrage est le premier volume d'une monographie qui en contera deux.Il se fait l'écrin d'une rétrospective dédiée au travail de Gilbert Garcin. Cette édition rassemble une sélection de 65 photographies.A noter qu'un texte inédit de Marie Darrieussecq accompagnera ce livre.Les précédents ouvrages étant épuisés ce premier tome sortira en lien avec une grande exposition de Gilbert Garcin aux Rencontres de la photographie d'Arles pendant l'été 2013.
La série "La chute? met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Hip Hop de Capoeira et de danse contemporaine. Une « chute de l'ange » des années 2000, toute en tension et en énergie, entre ciel et terre.Juste après la crise des banlieues de 2005, entre pesanteur et gravité, j?ai réalisé des photographies en suspension dans une architecture générique et populaire. J?aime qu?à l?ère de Photoshop, la photographie puisse encore surprendre et témoigner d?instants ayant réellement existé, sans trucages, ni manipulations explique Denis Darzacq.Dans des cités d?un Paris populaire et urbain, il créée des images baroques de corps en apesanteur, en lévitation. Propulsion. Perte de gravité. Energie. Poussée. Bascule des perspectives. Et UNE question: que fait-on de cette énergie? Que fait-on de ces corps qui veulent entrer dans le ?je? et qui risquent de s?écraser au sol si on les ignore, si on les laisse tomber.Il y a dix ans, en pleine guerre du Golfe, l?artiste s?est rendu en Algérie pour faire un reportage sur des danseurs algériens, dont il a tiré une pléthore de photos et de vidéos. Séduit par ces visions de jeunes en suspension dans l?espace, le photographe décide par la suite de se rendre dans les cités et de demander à des danseurs et des sportifs de sauter devant des fonds choisis."
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.