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L'invention démocratique. Les limites de la domination totalitaire
Lefort Claude
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213593722
Avec L'Invention démocratique, Claude Lefort propose de comprendre le totalitarisme par contraste avec la démocratie. La révolution démocratique a rompu avec les représentations traditionnelles du politique qui identifiaient le pouvoir à un corps : celui du roi, dont la présence incarnait l'unité de l'État. L'État, c'était le roi. Or, en démocratie, le pouvoir n'est plus incarné. Il appartient à tous, donc il n'appartient à personne et il n'est personne. Il apparaît comme un lieu vide, puisque c'est le peuple lui-même qui est souverain et ses représentants ne sont que les détenteurs provisoires d'un pouvoir délégué. L'unité de l'État s'efface alors devant la division sociale. Tentant de nier la mutation démocratique, le totalitarisme veut renouer avec d'anciennes représentations, en effaçant toutes les divisions sociales au détriment des libertés individuelles. Le peuple y devient une foule indifférenciée, une masse anonyme, et un pouvoir autoritaire renaît sous la forme d'un État tutélaire et omniscient. Impossible, répond Claude Lefort, dans une langue limpide. Le totalitarisme ne peut désormais que mener à l'échec. Faisons le pari qu'il ne se trompe pas... --Paul Klein
Résumé : Claude Lefort aura été l'un des analystes majeurs, avec Hannah Arendt, des totalitarismes du XXe siècle, tout en élaborant une des pensées les plus lucides sur la démocratie. Cet ouvrage réunit des essais-préfaces portant sur des grands textes (du XIIIe au XXe siècle) de la pensée politique occidentale. Constamment attentif au présent (et volontiers sur le ton mordant d'un polémiste), inlassable observateur de la vie politique française et internationale, il présente et redécouvre de grands classiques ? Dante, Michelet, Quinet, Tocqueville ? , mais propose aussi ses découvertes d'écrits nouveaux (comme le témoignage de déporté de Georges Petit ou l'essai de Cécile Vaissié sur le sort de la littérature en URSS). Lire, pour Lefort, fut toujours mettre radicalement en jeu sa propre pensée. Aujourd'hui, lire Lefort lecteur, c'est accéder au coeur d'une interrogation philosophico-politique parmi les plus puissantes de la seconde moitié du XXe siècle.
Résumé : Dans ces Essais sur le politique, Claude Lefort creuse l'interrogation sur la genèse et l'évolution de la démocratie moderne. Livrée à elle-même, vouée à l'émancipation, cette dernière n'est jamais préservée du risque de briser les ressorts de la liberté. Après une évaluation du rôle de l'État-providence et des métaphores de la citoyenneté, il remonte la pente historique en vue d'appréhender les conséquences de la Révolution française. En témoignent les études consacrées à la Terreur et aux interprétations proposées par les historiens du XIXe et du XXe siècle (Quinet, Michelet, Furet). Comment la vertu démocratique peut-elle éviter d'être corrompue par l'esprit révolutionnaire, se demande Lefort, avant d'évoquer la permanence des liens entre politique et religion et de montrer finalement que la modernité politique est nécessairement paradoxale. " Tocqueville et Quinet ont trouvé les mêmes mots, ou presque, pour formuler un ultime jugement sur la Révolution. L'un disait qu'elle a inauguré "le culte de l'impossible" : il dénonçait ainsi l'évasion dans l'imaginaire ; l'autre qu'elle a fait naître "la foi en l'impossible" : il entendait que la négation du supposé réel est constitutive de l'histoire de la société moderne. Deux idées, décidément, qu'il faut tenir ensemble. "
A la Libération, en 1944, Claude Lefort a vingt ans. Jeune philosophe, élève de Merleau-Ponty, trotskiste (avant de se retourner contre cette appartenance et, bientôt, de faire porter ses critiques sur le marxisme même), il se jette d'emblée dans le débat politique - d'abord en écrivant dans Les Temps Modernes, puis en participant à la fondation de Socialisme ou Barbarie et, plus tard, de Libre. Soixante années durant, son attention aux événements - en particulier à ceux qui ébranleront les pays de l'Est - ne se relâchera jamais. En même temps (tout en enseignant successivement à la Sorbonne, à Caen, à l'EHESS) il contribue - dans son monumental livre sur Machiavel, mais aussi dans maintes autres études où il se confronte à de grandes pensées (de Marx à Tocqueville, Michelet, Quinet, Aron, Hannah Arendt ou Soljenitsyne) - à la restauration et au renouvellement de la philosophie politique. Le temps présent réunit des textes écrits pendant les soixante dernières années (et dont bon nombre étaient devenus inaccessibles). C'est ainsi tout le vingtième siècle qui se réouvre, avec ses emportements historiques - guerres et révolutions - sans précédent, ses " mutations " politiques inouïes. Au c?ur de ces tumultes, Claude Lefort a su élaborer une des analyses les plus lucides du totalitarisme ainsi qu'une théorie de la démocratie qui, dans sa rigueur et son sens de la complexité, nous est aujourd'hui plus que jamais indispensable. Claude Mouchard
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.