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Essais sur le politique. XIXème-XXème siècles
Lefort Claude
POINTS
11,40 €
Épuisé
EAN :9782020500975
Dans ces Essais sur le politique, Claude Lefort creuse l'interrogation sur la genèse et l'évolution de la démocratie moderne. Livrée à elle-même, vouée à l'émancipation, cette dernière n'est jamais préservée du risque de briser les ressorts de la liberté. Après une évaluation du rôle de l'État-providence et des métaphores de la citoyenneté, il remonte la pente historique en vue d'appréhender les conséquences de la Révolution française. En témoignent les études consacrées à la Terreur et aux interprétations proposées par les historiens du XIXe et du XXe siècle (Quinet, Michelet, Furet). Comment la vertu démocratique peut-elle éviter d'être corrompue par l'esprit révolutionnaire, se demande Lefort, avant d'évoquer la permanence des liens entre politique et religion et de montrer finalement que la modernité politique est nécessairement paradoxale. " Tocqueville et Quinet ont trouvé les mêmes mots, ou presque, pour formuler un ultime jugement sur la Révolution. L'un disait qu'elle a inauguré "le culte de l'impossible" : il dénonçait ainsi l'évasion dans l'imaginaire ; l'autre qu'elle a fait naître "la foi en l'impossible" : il entendait que la négation du supposé réel est constitutive de l'histoire de la société moderne. Deux idées, décidément, qu'il faut tenir ensemble. "
Ce livre de Dante (précédemment paru dans la collection « Littérature & politique ») est une réflexion sur la forme du pouvoir et sur les rôles respectifs de la religion et de la raison dans l exercice du pouvoir: l homme doit combiner viecontemplative et vie active.Claude Lefort, en philosophe politique, éclaire le cheminement de la pensée de Dante et montre en quoi cette oeuvre novatrice a eu un retentissement considérable à travers les siècles, aussi bien pour les penseurs que pour les gouvernants, jusque dans le langage républicain.
A la Libération, en 1944, Claude Lefort a vingt ans. Jeune philosophe, élève de Merleau-Ponty, trotskiste (avant de se retourner contre cette appartenance et, bientôt, de faire porter ses critiques sur le marxisme même), il se jette d'emblée dans le débat politique - d'abord en écrivant dans Les Temps Modernes, puis en participant à la fondation de Socialisme ou Barbarie et, plus tard, de Libre. Soixante années durant, son attention aux événements - en particulier à ceux qui ébranleront les pays de l'Est - ne se relâchera jamais. En même temps (tout en enseignant successivement à la Sorbonne, à Caen, à l'EHESS) il contribue - dans son monumental livre sur Machiavel, mais aussi dans maintes autres études où il se confronte à de grandes pensées (de Marx à Tocqueville, Michelet, Quinet, Aron, Hannah Arendt ou Soljenitsyne) - à la restauration et au renouvellement de la philosophie politique. Le temps présent réunit des textes écrits pendant les soixante dernières années (et dont bon nombre étaient devenus inaccessibles). C'est ainsi tout le vingtième siècle qui se réouvre, avec ses emportements historiques - guerres et révolutions - sans précédent, ses " mutations " politiques inouïes. Au c?ur de ces tumultes, Claude Lefort a su élaborer une des analyses les plus lucides du totalitarisme ainsi qu'une théorie de la démocratie qui, dans sa rigueur et son sens de la complexité, nous est aujourd'hui plus que jamais indispensable. Claude Mouchard
Résumé : Claude Lefort aura été l'un des analystes majeurs, avec Hannah Arendt, des totalitarismes du XXe siècle, tout en élaborant une des pensées les plus lucides sur la démocratie. Cet ouvrage réunit des essais-préfaces portant sur des grands textes (du XIIIe au XXe siècle) de la pensée politique occidentale. Constamment attentif au présent (et volontiers sur le ton mordant d'un polémiste), inlassable observateur de la vie politique française et internationale, il présente et redécouvre de grands classiques ? Dante, Michelet, Quinet, Tocqueville ? , mais propose aussi ses découvertes d'écrits nouveaux (comme le témoignage de déporté de Georges Petit ou l'essai de Cécile Vaissié sur le sort de la littérature en URSS). Lire, pour Lefort, fut toujours mettre radicalement en jeu sa propre pensée. Aujourd'hui, lire Lefort lecteur, c'est accéder au coeur d'une interrogation philosophico-politique parmi les plus puissantes de la seconde moitié du XXe siècle.
Cette interprétation ne ressemble à aucune autre. Elle est interprétation de l'?uvre de Machiavel et interprétation des interprétations que celle-ci a suscitées au cours des siècles. Elle comporte une réflexion sur l'?uvre de pensée comme telle et l'interprétation comme telle; sur le temps qui à la fois sépare et lie l'écrivain et son lecteur; sur l'étrange jonction qui se fait dans l'expérience de la lecture entre le désir de comprendre et le désir d'écrire. Elle implique aussi, en liaison avec le commentaire du Prince et des Discours sur la Première Décade de Tite-Live, une exploration des conflits qui déchirèrent la République florentine et des idéologies dont Machiavel fait sa cible. En examinant la multiplicité des représentations de Machiavel et d'abord le mythe du machiavélisme, Claude Lefort ne cède pas au scepticisme; il sonde seulement l'imaginaire que recèle la pensée politique. Pas davantage ne cède-t-il à ces versions plus sophistiquées du scepticisme que sont le sociologisme et l'historicisme quand il replace l'?uvre de Machiavel dans les horizons d'une époque et d'une société. Mais il ne verse pas non plus au dogmatisme lorsqu'il propose une nouvelle lecture de Machiavel. Cette lecture exigeante, puisqu'elle accompagne pas à pas la pensée de Machiavel dans Le Prince et les Discours du début à la fin de chaque ouvrage, ne dissimule pas la présence de celui qui la fait, et elle entretient une constante interrogation. Ainsi le lecteur de Lefort se sent-il incité à partager cette interrogation et, à son tour, d'un seul mouvement, à revenir à Machiavel et à reformuler pour lui-même la question: qu'est-ce que penser politiquement et maintenant?
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.